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OBSERVATIONS PERSONNELLES

OBSERVATION À. W. (Sidérose).

(Radiographie Ne 5)

Dans ce cas il s’agit d’un jeune soldat qui a été incorporé le 1 novembre 1915 : par suite d'examens antérieurs au cours desquels on aurait constaté une « maladie cardiaque », le jeune homme a été libéré de son service militaire.

Lors du dernier examen médical le malade faisait remarquer qu'il souffrait d'une intense dyspnée d'effort, mais comme on ne constatait rien d'anormal ni du côté cardiaque ni du côté pulmonaire, le jeune homme fut enrôlé quand même. Par les exigences du service militaire, la dyspnée allait en augmentant, et le jeune soldat se porta malade et fut transféré à la Clinique.

EXAMEN CLINIQUE

À l'examen clinique, on ne trouve absolument rien aux poumons. Le thorax est aplati, les limites pulmonaires sont abaissées, mais la mobilité diaphragmatique est bonne.

La percussion montre un certain degré d'emphysème ; à l'auscultation, aucun râle ; les bruits respiratoires sont affaiblis comme dans l'emphysème, ni expectoration ni toux.

Le cœur est normal, les bruits sont s. p.

La tension artérielle est normale.

Réaction à la tuberculine — négative. Injection sous-cutanée de tuberculine = sans réaction. Pas de température.

Examen du sang: Hémoglobine : 90%: globules rouges : 3.900.900 ; globules blancs : 5.300.

En résumé, tout est normal: il y a tout au plus, à part le

signe subjectif de dyspnée d'effort, une légère cyanose des lèvres à noter.

se Ÿ Des EXAMEN RADIOLOGIQUE.

L'examen radiologique, par contre, est une révélation. Les 2 champs pulmonaires sont complètement parsemés d'innombrables très petits foyers extrêmement denses ne laissant libres que les parties inféro-latérales des poumons.

La grande densité des foyers pulmonaires fait supposer qu'il s'agit d'inclusions métalliques dans le parenchyme pulmonaire et le diagnostic de Sidérose s'impose lorqu'on apprend encore que le malade a travaillé pendant 15 ans comme serrurier dans un atelier peu aéré et petit.

OBSERVATION BRAUER (Sidérose).

(Radiographie Nc 7)

Homme de 49 ans qui est tailleur de limes depuis 25 ans. Par suite de son métier il est exposé presque continuellement à la poussière de fer.

Le malade se plaint depuis de longues années de toux fréquente et d'expectoration. Il a fait de nombreuses bronchites.

Il y a 3 ans, il a été atteint pendant 6 semaines d'une bronchopneumonie ; depuis cette époque il ne s'est plus jamais remis : ses accès de toux deviennent plus fréquents, suivis de crachats muco-purulents abondants qui le réveillent quelquefois la nuit, mais sont surtout prononcés le matin.

EXAMEN CLINIQUE

À l'examen clinique nous nous trouvons en présence d'un homme solide d'un bon aspect général, thorax élargi, emphysémateux.

A l'auscultation on constate une inspiration vésiculaire et une expiration prolongée. Des râles sibilants dans les parties moyennes du poumon ainsi que de nombreux petits râles humides à bulles moyennes à la base droite.

Pas de bacilles de Koch.

Moreau-Pirquet et réaction sous-cutanée à la tuberculine négatifs. Bordet-Wassermann — négatif.

Ur

EXAMEN RADIOLOGIQUE.

Grosses taches particulièrement denses à contours irréguliers dans les parties centrales des deux poumons, assez symétriquement réparties ; des traînées denses, scléreuses, irradient des hiles vers les régions sous-claviculaires et moyennes des poumons. De nombreuses travées denses, particulièrement serrées, enchevêtrées s'étendent du hile droit vers le diaphragme droit ; ces travées forment une image réticulaire et contiennent dans leurs mailles de très petites zones d'éclaircissement en aspect de nids d'abeilles.

Le cœur est un peu agrandi vers la gauche.

L'aorte est normale.

DIAGNOSTIC RADIOLOGIQUE.

Les foyers particulièrement denses à contours irréguliers dans les parties centrales des poumons et dont la répartition est symétrique sont dus à la pneumoconiose dans le cas présent à de la sidérose, les contours nets et réguliers montrent nettement l'absence d'infiltration bacillaire Surajoutée ; les traînées scléreuses correspondent à de ia sclérose bronchique due probablement aussi à l'inhalation de poussières de fer ; l'aspect réticulaire et les nids

d'abeilles à la base droite sont dus à des bronchectasies cylindriques et ampullaires, reliquat de la bronchopneumonie.

CONCLUSIONS

Sidérose nodulaire des parties centrales des deux poumons. Sidérose au début des régions sous-claviculaires et moyennes des poumons. Bronchectasies à la base droite.

OBSERVATION BALLY (Silicose).

Il s'agit d'un homme de 55 ans qui travaille depuis 40 ans comme tailleur de pierres. Dès sa 20° année, donc 5 ans après le début de son travail il commence à avoir de l'expectoration le matin. À partir de sa 30° année, le malade se plaint de crises nocturnes de dyspnée, de points de côté et d'une augmentation de son expectoration.,

Comme son état empire, que sa respiration devient de plus en plus pénible et qu'il se sent asthénique, le malade se fait admettre.

EXAMEN CLINIQUE

À l'examen clinique, on est en présence d'un homme fortement amaigri, très dyspnéique et aux lèvres cyanosées.

La percussion donne un son hypersonore, légèrement tympanique au niveau des parties antéro-supérieures et latéro-inférieures des poumons.

À l'ausculation, on constate une respiration vésiculaire avec expiration prolongée ; dans les parties inférieures et centrales des poumons, on constate des râles sibilants et par-ci par-là quelques

râles humides à petites bulles.

EXAMEN RADIOLOGIQUE.

Diaphragme maximalement abaissé avec nombreux pointes d'adhérences. Les deux poumons sont extrêmement élargis et allongés d'aspect typiquement emphysémateux ; ils sont ponctués par de petites ombres micronodulaires, un peu plus grandes que miliaires de densité calcaire avec contours irréguliers nettement délimités. Dans les parties moyennes du poumon gauche et dans les parties centrales droites, ces taches sont plus serrées, en partie confluentes, aboutissant ainsi à une opacité maculaire.

DIAGNOSTIC RADIOLOGIQUE.

Les taches pulmonaires par leur densité, par leur localisation et par leur aspect micronodulaire reconnaissable malgré leur confluence partielle sont pathognomoniques d'une silicose.

CONCLUSIONS

Silicose en partie micronodulaire, en partie maculaire.

ORSERVATION DENGELSER (Silicose pure).

(Radiographie N° 3)

Il s'agit d'un homme de 60 ans qui travaille depuis sa 20° année dans une carrière de pierres. Il y a quinze ans environ, le malade commence à être gêné par une toux et une expectoration qui n'entravent pas son travail. Depuis quelques mois vient s'ajouter à ces vagues symptômes une dyspnée pour laquelle le malade vient à l'hôpital. On est en présence d'un homme assez amaigri, à thorax emphysémateux, rigide.

L'auscultation révèle de nombreux râles sibilants sur tous

les deux poumons.

Cœur et aorte : s. p.

Pas de Bacilles de Koch dans les crachats.

EXAMEN RADIOLOGIQUE.

Thorax rigide, emphysémateux avec calcification des cartilages costaux. Diaphragme abaissé et aplati.

Poumons élargis et allongés. Aux deux hiles sont apposées de grosses taches calcaires très nettement délimitées ; petites taches denses, disséminées dans les régions périhilaires et sous-clavicu- Jaires.

DIAGNOSTIC RADIOLOGIQUE.

Très forte adénopathie hilaire avec calcification. Silicose typique à foyers disséminés.

OBSERVATION EYERMANN (Silicose).

(Radiographie N° 1)

Homme de 56 ans qui travaille depuis une trentaine d'années comme tailleur de pierres. À part quelques petites bronchites cet homme n'a jamais souffert des poumons, il n'a jamais toussé, il ne crache pas, il se plaint tout au plus d'une légère dyspnée d'effort. il souffre par contre depuis deux ans de l'estomac. Comme ces douleurs gastriques augmentent, il se fait admettre à la Clinique chirurgicale où l'on pose le diagnostic de linite plastique. Son état s'aggravant, on le transfère à la Clinique médicale.

EXAMEN CLINIQUE

À l'examen clinique, le malade se présente en très mauvais état général, il a le teint terreux.

À l'auscultation, le poumon montre surtout de l'emphysème et une expiration prolongé. Pas de râles. Ni toux, ni expectoration.

Pas de bacilles de Koch.

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