‹ Contribution à l'Étude des PneumoconiosesChapitre 23 sur 27 · DIAGNOSTIC ANATOMIQUE · texte numérisé non relu

DIAGNOSTIC ANATOMIQUE

Anthraco-silicose des poumons, des ganglions bronchiques, trachéaux et médiastinaux.

OBSERVATION DIEBOLD (Silicose. Pleurésie tuberculeuse). (Radiographie N° 2)

Homme de 57 ans qui travaille depuis 30 ans dans une carrière de pierres.

Il vient au service parce qu'il est très gêné par une dyspnée intense et un état d'asthénie augmentante. [Il a beaucoup maigri.

EXAMEN CLINIQUE

Le malade se présente en mauvais état général ; peau et muqueuses fortement colorées. Amaigrissement prononcé.

Poumons : sonorité normale, pas de souffles.

Cœur et Aorte : s. p.

Tension artérielle : 110/70.

Température oscillante entre 38° et 39°.

Pas de bacilles de Koch. Réactions à la Tuberculine négatives.

EXAMEN RADIOLOGIQUE.

À l'examen radiologique fait de 14. X. 27, on voit les 2/3 du poumon droit et la moitié supérieure du poumon gauche parsemés de petites taches de la densité de foyers calcaires de la grosseur d'un plomb de chasse. Ces taches sont espacées et leurs contours sont parfaitement nets. Le diagnostic de silicose s'impose.

Le malade quitte la Clinique pour revenir quelques mois plus tard se sentant de plus en plus mal, asthénique et dyspnéique. Î fait brusquement une pleurésie avec fièvre jusqu'à 40°. L'examen radiologique du 10, X. 28 donne le résultat suivant :

Les 2/3 supérieurs du poumon droit sont parsemés de petits

foyers d'aspect calcaire avec contours nets comme à l'examen précédent et sans signes d'affection bacillaire surajoutée.

ER ue

À gauche: grand épanchement pleural remontant jusqu'au premier espace intercostal et déplaçant le cœur vers la droite. Petites taches de silicose au-dessus de l'épanchement dans les parties supérieures du poumon gauche. Ces taches sont entourées d'une légère zone floue nuageuse, signe de la surinfection bacillaire.

CONCLUSIONS

Silicose avec tuberculose surajoutée et pleurésie.

OBSERVATION SCHAEFFER (Anthracose-Tuberculose). (Radiographie N° 8)

Homme de 56 ans qui a travaillé pendant 30 ans dans les mines de charbon.

Il a commencé à tousser depuis deux ans. Cette toux était accompagnée d'une expectoration légère au début, augmentant les derniers temps pour devenir muco-purulente. Depuis six mois il a maigri et se plaint d'une forte dyspnée qui le rend inapte au travail. Il a fait pour cette raison une demande de rente d'invalidité.

EXAMEN CLINIQUE

Le malade se présente en mauvais état général, très amaigri. Thorax très emphysémateux, complètement rigide. La percussion donne un son hypersonore avec tympanisme aux deux bases.

À l'auscultation, l'inspiration est três atténuée, broncho-vésiculaire. L'expiration est prolongée et soufflante ; quelques petits râles humides au niveau des lobes supérieurs.

Température entre 38° et 39,

Examen bactériologique des crachats : B. K. +

EXAMEN RADIOLOGIQUE.

Diaphragme abaissé et aplati presque immobile ; thorax élargi. emphysémateux.

Les 2/3 supérieurs des poumons sont obscurcis par de petites taches nodulaires très denses. Ces taches sont de grandeur variable, par endroits assez nettement délimitées, par endroits à contours estompés et entourées d'une zone floue.

Cœur et Aorte : S. P,

PAU, a

DIAGNOSTIC RADIOLOGIQUE.

La répartition des taches denses à contours irréguliers dans les 2/3 supérieurs des 2 poumons correspond à l'union d'une pneumoconiose.

L'aspect flou et estompé des contours est caractéristique pour une infiltration congestive bacillaire entourant les nodules de pneumoconiose.

CONCLUSIONS

Pneumoconiose (anthraco-silicose) avec tuberculose surajoutée.

OBSERVATION BECKER, Joseph (Anthraco-silicose-tuberculose).

Homme de 57 ans qui a travaillé pendant 18 ans dans les mines de Petite-Rosselle. Il a commencé à tousser, il y a trois ans en expectorant des crachats muqueux ; depuis un an et demi les crachats sont devenus muco-purulents.

Le malade na pas maigri, mais se plaint actuellement de dyspnée qui l'empêche de travailler. À l'examen clinique on trouve un état général moyen. Le thorax est rigide, emphysémateux ; à la percussion on a de l'hypersonorité ; à l'auscultation, l'inspiration est diminuée, l'expiration prolongée est vésiculo-bronchique. Quelques râles sibilants.

Page 1