C. PNEUMOCONIOSES CAUSÉES PAR DES POUSSIÈRES D'ORIGINE ANIMALE
Pneumoconioses à poussières de laine, de crin, de soie, de nacre, de cuir, de cheveux, de poils ou de plumes.
Mais PRATIQUEMENT ce ne sont que les poussières de silice, de fer, de charbon et d’ardoise qui sont particulièrement prédisposantes à la formation de pneumoconioses telles que nous les avons définies, c'est-à-dire aboutissant à la sclérose.
Nous avons déjà dit que la silice a un pouvoir sclérogène presque exclusif.
En ce qui concerne l'inhalation de poussière de carbone, celle-ci a comme suite la fixation de charbon dans le parenchyme pulmonaire, et surtout dans les vaisseaux lymphatiques. Mais cette poussière de charbon ne doit pas, d'après les expériences, notamment celles faites en Angleterre, produire de réaction scléreuse. Il faudrait pour cela qu'il y eût association de particules de silice, ce qui est le cas habituel dans les mines de charbon où les roches sont plus où moins siliceuses. Par contre, dans les mines de graphite, qui est un carbone pur, on n'a jamais observé de pneumoconioses.
Il conviendrait donc d'appeler la pneumoconiose des ouvriers des mines de charbon non pas anthracose, mais anthraco-silicose, d'autant plus que ce nom « d'anthracose professionnelle » prête trop souvent à confusion avec l'anthracose des citadins, cette anthracose tellement inévitable et d'ailleurs ayant si peu de conséquences, qu'on pourrait la nommer « physiologique ». Dans la suite de ce travail, nous ne nous occuperons donc que des | pneumoconioses vraies — maladies sclérosantes des poumons, dues à l’inhalation et à la fixation de poussières, c'est-à-dire des affections suivantes :
1° Silicose 2° Sidérose
3° Anthraco-silicose