IMAGE CLINIQUE
L'image clinique ne montre en général que des symptômes très peu caractéristiques.
Les malades se présentent avec des signes de bronchite chronique à expectoration muco-purulente et d'emphysème, souvent avec une dyspnée plus ou moins accentuée, quelquefois avec des accès d'asthme.
Les signes de percussion ne sont en général que ceux de l'emphysème, c'est-à-dire d'hyper-sonorité.
Certains auteurs ont décrit un symptôme se traduisant par une matité parasternale qu'ils considèrent comme pathognomonioses des pneumoconioses, mais comme les foyers de pneumoconiose sont régulièrement entourés de tissus emphysémateux, ce sont ces derniers symptômes qui sont prédominants.
L'auscultation donne des signes d'emphysème et de bronchite chronique, c'est-à-dire que l'expiration est prolongée, l'inspiration est affaiblie et quelquefois broncho-vésiculaire. On entend des râles, surtout secs, rarement humides, dus à la bronchite chronique concomitante.
L'examen des crachats peut quelquefois, quoique très rarement, nous aider à dépister une pneumoconiose.
C'est ainsi que la réaction au ferrocyanure de potasse (Berliner-Blau-Reaktion) peut révéler des traces de fer dans l'expectoration et préciser le diagnostic de la sidérose ; d'autre part la présence de Si O? dans les crachats parle en faveur d'une silicose.
On a souvent conseillé l'emploi du sidéroscope pour diagnostiquer la présence d'inclusions de fer dans le poumon, mais il semble que cet essai est sans valeur, car il est indiscutable que le fer subit une transformation chimique qui lui enlève son pouvoir magnétique.
PT
C'est devant ce résultat négatif de toutes les méthodes d'investigation clinique que l'examen radiologique prend une importance capitale, parce qu'il permet seul de dépister la pneumoco-
niose par des signes pathognomoniques que nous allons décrire plus tard.
Il nous permet de voir presque comme sur une pièce anatomique les modifications caractéristiques des pneumoconioses, c'està-dire des ombres radiologiques nettement définissables, d'une densité et de contours particuliers, qui les font différencier d'ombres causées par d'autres maladies.
Il permet, en outre, très souvent de voir si des lésions tuber-
culeuses se sont greffées secondairement sur les lésions de pneumoconioses.