‹ Contribution à l'étude des points iso-électriques des protides du sérum: Techniques de rechercheChapitre 16 sur 45 · C. —— CONSTRUCTION DE L'ELEMENT AU CALOMEL · texte numérisé non relu

C. —— CONSTRUCTION DE L'ELEMENT AU CALOMEL

Toutes les substances, servant à la construction de l’élément au calomel doivent être chimiquement pures.

Les vases auront été lavés au mélange sulfo-chromique, à l’eau distillée, séchés dans l’étuve à l’abri des poussières ; les différents orifices auront été enduits de vaseline blanche neuire:

On introduit alors :

1° Le fil de platine scellé dans une baguette de verre dont la partie supérieure élargie et rodée servira de bouchon. Cette partie rodée aura été préalablement graissée avec de la vaseline neutre, quelques gouttes de mercure auront été introduites à l’intérieur de la baguette de verre pour la lester et pour établir le contact avec le fil de cuivre menant au potentiomètre

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Ce fil de platine surtout s’il est neuf aura séjourné pendant plusieurs heures dans l’acide sulfurique concentré.

MicHAËLIS conseille d’amalgamer au préalable ce contact.

« Lorsque l’on se sert d’un fil de platine nu, alors même qu'il est recouvert complètement par le mercure, il peut arriver en effet qu'une couche capillaire de liquide vienne établir le contact entre le fil et la solution qui surmonte le mercure. Ce fait peut avoir pour conséquence une erreur atteignant plusieurs millivolts. On réalise l’amalgamation de la façon suivante. On nettoie le platine dans de l’acide sulfurique concentré, on le lave et on le place comme cathode dans une solution de nitrate mercureux à 1 % additionnée de quelques gouttes de NO°H : comme anode, on prend une petite électrode de platine. On fait passer le courant d’un accumulateur (2 volts) pendant un temps très bref environ 1 minute ».

Ce temps suffit pour qu’un peu de mercure adhère au fil. Si le courant passait plus longtemps ou était plus intense, le fil de platine deviendrait très fragile et le mercure n’adhérerait pas mais se réunirait à sa surface en gouttes brillantes.

Cette amalgamation ne paraît d’ailleurs pas nécessaire.

2° On verse le mercure au fond du vase électrode en quantité suffisante pour qu’il recouvre entièrement le fil de platine. Il doit même le dépasser de quelques millimètres.

3° On prépare la pâte au calomel. Dans un mortier en porcelaine on met du calomel en poudre (une bonne cuillerée à soupe environ pour une pile).

Comme nous avons à préparer 3 éléments au calomel, un pour la pile à hydrogène et deux pour la pile à antimoïine montée en différentiel, nous mettrons donc trois bonnes cuillerées à soupe. Pendant plusieurs minutes ce calomel sera trituré dasn une solution de K CI saturé. On décantera après quelques minutes de repos. Cette opération très importante sera faite trois fois. Il importe en effet que le calomel soit bien humecte et forme pâte

On ajoutera d’abord une goutte de mercure que l’on triturera jusqu’à ce qu’il disparaisse dans la pâte grise puis on ajoutera ensuite goutte à goutte, tout en le triturant énergiquement, une

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quantité de mercure égale environ au tiers de la quantité de pâte au calomel.

4° Cette pâte sera répartie au moyen d’un entonnoir à large orifice dans chacune des piles. On aura soin de remplir les piles progressivement par petites portions en suivant le même ordre et autani que possible en répartissant la même quantité de la pâte mercure-calomel dans chaque pile. Il ne faut pas oublier que l’on cherche à obtenir des piles de même valeur. Si l’on remplissait entièrement une pile avant de passer à la suivante on risquerait et de ne pas mettre la même quantité de produit dans chaque pile, et surtout de voir se sédimenter la pâte pendant cette opération un peu longue, si bien que les proportions du mélange calomel-mercure ne serait plus les mêmes dans la première pile que dans les suivantes.

On arrêtera la répartition de la pâte quand elle atteindra à peu près un centimètre de haut dans chaque pile.

5° Une couche de 1 cm. de cristaux de K CI sera ensuite répartie suivant les mêmes principes.

6° On portera alors à ébullition une solution sursaturée de cristaux de K CI et sans attendre le refroidissement, on en versera quelques centimètres dans chaque pile. Cette solution en se refroidissant brusquement à l’intérieur de la pile forme une croûte solide de cristaux qui contribue à maintenir en place les différentes couches superposées.

7° La solution de K CI saturé sera ajoutée en quantité suffisante pour compléter la pile.

8° Les bouchons rodés seront mis en place après avoir été vaselinés. La flamme d’un bec bunsen sera alors promenée quelques secondes autour des orifices pour que la vaseline en fondant se répartisse mieux et empêche la solution de K CI de remonter par capillarité le long des bouchons. Quand cela se produit, il se forme autour des bouchons un dépôt de K CI déplaisant à voir et surloul pouvant tomber dans une solution à mesurer.

L'élément au calomel définitivement terminé, on évitera de le remuer inconsidérément. Il sera d’ailleurs laissé au repos pendant 48 heures, avant tout usage. Après ce temps, il sera

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bon de vérifier l’identité complète des éléments au calomel. Les opérations à faire dans ce but sont exposées à la suite des techniques relatives à la pile à antimoine.

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