LE COURANT ELECTRIQUE
Le courant électrique doit être du courant continu. Pour une cataphorèse comprenant 7 tubes en série, il faut aux bornes une différence de potentiel de 220 volts.
L’intensité favorable est trois milli-ampères pendant une heure et demie. Une intensité plus élevée chauffe les tubes et dénature les solutions. Plus faible le transport des protéines se fait mal.
A Paris, où le courant électrique est distribué à peu près
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partout sous la forme de courant alternatif, nous nous sommes d’abord adressés à une génératrice qui fournissait le courant continu nécessaire aux appareils du laboratoire (étuve et centrifugeuses, etc..). En intercalant sur ce courant un tableau avec lampes, nous avions réussi à obtenir un courant de 3 milli-ampères; mais pour cette faible intensité, nous n'avions plus un courant continu; mais étions en présence d’un courant ondulé, qui ne se prêtait nullement à une cataphorèse régulière.
Après bien des recherches, nous avons enfin adopté l’installation suivante : Nous nous sommes fait livrer une série de petits accumulateurs groupés par 20 éléments, analogues à ceux employés dans les grands réseaux de chemin de fer pour le fonctionnement du « despatching ». Ce dispositif relativement peu coûteux (surtout si on le compare aux dépenses occasionnées pour des installations similaires), nous a toujours donné un courant régulier de 3 milli-ampères, avec une différence aux bornes de chaque tube à cataphorèse variant entre 20 et 25 volts. Cette installation a également l’avantage de n’être pas fragile, de ne demander aucun entretien particulier; ces petits accumulateurs tiennent la charge plusieurs mois et ne se détériorent pas au repos même prolongé. Enfin l'encombrement est minime. Voici les chiffres relatifs à notre installation :
Longueur : 70 cm.
Largeur : 32 cm.
Hauteur : 20 cm.