B. TECHNIQUE DE RECHERCHE DU POUVOIR ALEXIQUE
La recherche de lalexine a été effectuée par la réaction classique, avec une échelle de tubes contenant chacun dans trois centimètres cubes de liquide total, des quantités constantes d’'Hématies de mouton lavées (1/2 cc. d’hématies au 1/25 environ). Un contrôle de la concentration des globules de mouton est fait par voie spectro-photométrique, sur un témoin où la même quantité d’hématies est laquée dans le même volume d’eau distillée et permet de vérifier que la concentration en hémoglobine est constante, ou de la ramener approximativement à la même valeur (1,7 à 1,8 gr. Hb 0? par litre).
À ces hématies de mouton sont ajoutés du sérum sensibilisateur anti-mouton (0 ce. 3 à 10 Z), et des quantités progressives du sérum alexique à étudier. Après une demi-heure à 37°, on centrifuge et détermine le pour cent d’hémolyse par voie spectrophotométrique (colog 1/lo sur la bande $ de l’oxyhémoglobine, À 542 u) le % d’hémolyse est le rapport du colog d’une dilution donnée à celui du maximum d’hémo-
mn roue
lyse obtenu dans la même série, et d’un témoin spectral où la même quantité d’hématies est laquée dans un même volume d’eau distillée.
Le pouvoir alexique PA est l'inverse de la concentration du sérum alexique, qui dans ces conditions produit 95 Z d’hémolyse (le chiffre est en cas de besoin rectifié par interpolation sur la courbe. |
Lorsqu'on ne dispose pas d’un spectro-photomètre, on peut avoir recours à un colorimètre pour établir la courbe d’hémolyse. Nous nous sommes servis d’un colorimètre à plongeurs.
L'appareil est composé essentiellement de deux tubes t' et t’, à fonds plats, dans lesquels sont placés les deux solutions à comparer, et qu’on éclaire par dessous au moyen d’une glace M ou d’une plaque de porcelaine. Ces tubes peuvent indépendamment monter ou descendre verticalement par l'effet d’une crémaillère. Dans ces mouvements, des plongeurs en verre P pénètrent plus ou moins dans le liquide et font varier l’épaisseur effective de solution traversée par les rayons lumineux.
A la sortie des plongeurs, les deux faisceaux de lumière sont juxtaposés par des réflections successives, dans le champ d’une lunette L. On voit à l’oculaire ce champ divisé en deux parties, dont il s’agit d’égaliser les éclats en faisant varier les épaisseurs de solutions traversées.