CONCLUSIONS
— La polynévrite apparaissant au cours de la gestation est une forme rare de polynévrite qui mérite d’être individualisée.
— Les lésions anatomiques portent avant tout sur les nerfs périphériques atteints de névrite parenchymateuse, associée parfois à des altérations des cellules radiculaires antérieures de la moelle. Parmi les lésions viscérales concomitantes, ce sont les lésions rénales qui sont le plus souvent observées.
— La pathogénie de cette polynévrite est mal connue. Communément, on la considère comme dépendant d’un état pathologique gravidique.
Le rôle du terrain névropathique des infections et intoxications antérieures reste hypothétique.
— La polynévrite, plus fréquente chez les primipares que chez les multipares, est, dans la majorité des cas, précédée ou accompagnée de vomissements graves.
— Elle se présente cliniquement comme une polynévrite sensilivo-motrice généralisée prédominant aux membres inférieurs où fréquemment elle entraîne une attitude en flexion.
Parfois, elle s’étend aux nerfs vague et phrénique et intéresse une ou plusieurs paires craniennes.
— Elle est souvent accompagnée de troubles psychiques offrant le tableau de la psychose polynévritique ou syndrome de KORSAKOFF.
— L'évolution de polynévrite se fait, dans les quatre cinquièmes des cas, après l’accouchement, vers la guérison qui est lente et parfois incomplète.
— Le pronostic dépend non seulement de la localisation de ia polynévrite, grave en cas d’atteinte du vague et du phrénique, mais aussi des manifestations pathologiques, déterminées par l’état de gestation, qui l’accompagnent.
— L'étude comparée des cas où on a laissé la gestation suivre son cours et de ceux où elle a été interrompue, montre que linterruption de la gestation influe peu sur l’évolution de la polynévrite, mais qu’elle a, en revanche, souvent une action favorable sur les symptômes associés (vomissements, ictère, par exemple).
— Le traitement médical, l’électrothérapie devront toujours être mis en œuvre. L’interruption de la gestation sera indiquée, en principe, en cas d’atteinte du vague et du phrénique; elle pourra l'être également en raison de la gravité des accidents de la gestation coexistant avec la polynévrite.
Vu : Vu :
Le Président de Thèse, Le Doyen, COUVELAIRE. BALTHAZARD.
Vu et permis d'imprimer :
Le Recteur de l'Académie de Paris, CHARLETY.
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