‹ Contribution à l'étude des problèmes techniques posés par l'exérèse large des tumeurs du squelette thoraciqueChapitre 17 sur 26 · ET DE LA PARTIE BASSE DU THORAX · texte numérisé non relu

ET DE LA PARTIE BASSE DU THORAX

Ces tumeurs peuvent entraîner des difficultés spéciales par l’atteinte possible du diaphragme et des organes abdominaux. :

C’est dire qu'ici prennent toute leur importance, au point de vue du diagnostic : la radiographie .et la thoracoscopie et, au point de vue du traitement, la phrénicectomie préalable.

OBSERVATION (résumée)

- KELLOG, SPEED. Tumeurs de la paroi thoracique. (An. of. Surg., octobre 36.)

Cas n° 1. Femme de 35 ans, présentant une tumeur de la taille d’un grappe-fruit, étendue de la 6° à la 10° côte au niveau de la partie droite et antérieure du thorax.

L'examen clinique et radiologique avait montré la propagation au diaphragme.

Grande incision transversale. Dissection de la peau..

Ablation de la tumeur, de la paroï abdominale jusqu’à la ligne axillaire postérieure et en avant au droit du côté droit.

Les 2 cavités pleurales et péritonéales sont ouvertes.

Résection du diaphragme dans ses insertions latérales, et antérieures sur au moins 10 pouces.

Ablation du foie adhérent à la tumeur au bistouri électrique. Hémostase par des points de catgut.

Suture du bord du diaphragme au reste du facia-transversalis à la gaîne du droit, au tissu cellulaire souscutané'de la peau de la paroi thoracique, afin de fermer la cavité pleurale,

EME Fermeture de la peau sur la cavité abdominale absolument sans muscle ni péritoine. Un drain, une mèche sur la tranche hépatique.

Diagnostic histologique : fibro-sarcome.

La malade est revue 7 ans après à l’occasion d’une

‘ hystérectomie. Pas de séquelle autre que la hernie abdo-

minale, le diaphragme est normal à l’examen radiologique.

La malade a eu 4 enfants et se porte admirablement.

Cette observation est évidemment tout à fait exceptionnelle, Maïs bien souvent, au cours d’une intervention moins importante, la propagation au diaphragme sera observée. Elle doit entraîner l’ablation de la portion atteinte, suivie de la phrénorraphie. Elle est parfaitement classique depuis.les observations de Lersmick, HUMBERT (1884), Micxuricz (1891), qui représentent les premiers cas à notre connaissance.

TUMEURS COSTALES ADHERENTES AU POUMON

Les tumeurs costales peuvent adhérer au poumon, entraînant des difficultés d’autant plus sérieuses qu’elles surviennent le plus souvent chez un malade

chez lequel la thoracoscopie n’ayant pas été prati-

quée, ni même l’examen radioscopique après pneumothorax préalable, elles apparaissent absolument im-

prévues. Elles peuvent entraîner l’opérateur à prati-:

quer une cunéo-résection (NIESSENS) ou une lobectomie. à | e

Nous signalerons l’observation de HAUTEFORT : exé-

rèse d’un sarcome de la paroi thoracique adhérent au

vas

poumon chez un jeune enfant ; pour l’ablation de cette tumeur, une lobectomie fut nécessaire, elle fut pratiquée sur le lobe moyen.

Hautefort obtint une magnifique guérison opératoire.

OBSERVATION (résumée)

Nissens. (Deust. Zeit, für Chir., sept 35.)

Résection étendue du poumon au cours de l’exérèse d’un sarcome de la paroi thoracique.

Un homme de 35 ans présente une tumeur du volume du poing au niveau de la ligne axillaire antérieure de la paroi antérieure à droite. Cette tumeur est à la radiographie et -à l'examen clinique reconnue comme un sarcome: Elle est indépendante de la peau, mais plonge dans l’hémi-thorax.

Anesthésie générale avec hyperpression, phrénicectomie. |

Large thoracectomie (sein, les deux pectoraux, les 2°, 3°, 4° et 5° côtes sectionnées de chaque côté de la tumeur). La plèvre est ouverte, la tumeur fait corps avec le poumon, Large résection en tissu sain. Ligature du pédicure -pulmonaire et d’une grosse bronche.

- Les suites opératoires furent sans incident malgré l'ouverture et la suture d’une grosse bronche.

NissENs rappelle à ce sujet l'importance de la suture exacte et étanche de la plèvre viscérale autour de la plaie pulmonaire à la plèvre pariétale au pourtour de la plaie thoracique, de manière à éviter l’infection de la cavité pleurale, au cas où surviendrait une fistule bronchique.

RÉ Le TUMEURS ADHERENTES AU PERICARDE

L'adhérence au péricarde n’est pas exceptionnelle au cours de l’exérèse des tumeurs antérieures. II sera indiqué de reséquer le péricarde envahi.

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