Pratique des ‘accouchements par Mme Lacaareure, Tome HIT
IX° mémoire, Paris, 1825.
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constituer par elle-même une présentation particulière et qui, au contraire, accompagne ordinairement la présentation d’une région plus étendue. »
A cette définition, le professeur Pinard a substitué : « la chute intempestive d’une petite partie fœtale qui, n’appartenant pas à la présentation, précède ou accompagne celle-ci, lorsqu'elle tend à s'engager ou s'engage dans la filière pelvi-génitale. »
Cette dernière définition correspond seule à la réalité ; elle permet en effet d'écarter du nombre des procidences les cas dans lesquels le bras pend dans le vagin, dans la présentation de l’épaule et ceux dans lesquels un membre inférieur défléchi sort par la vulve dans la présentation du siège. Cette déflexion des membres n'imprime pas au travail une marche particulière; elle n’influence pasle pronostic pour la mère ni pour l'enfant ; elle ne nécessite pas une thérapeutique particulière : par tout cela, elle diffère complètement des procidences proprement dites.
Il est classique aujourd’hui de distinguer la procidence proprement dite et le procubitus. Dans la proecidence, la partie fœtale précède la présentation ; dans le procubitus, elle accompagne et ne la dépasse pas. Il y a là une distinction importante au point de vue clinique.
L'étude des procidences n’est vraiment intéressante que dans les cas où l’enfant a plus de six mois de vie
intra-utérine. De mème; la procidence du cordon qui
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s'observe souvent dans l'expulsion des produits de conception morts et macérés présente bien peu d’importance.
Notre étude porte exclusivement sur les accouchements prématurés ou à terme d'enfants vivants au début du travail.
Ajoutons que nous ne retiendrons dans notre travail que les cas de procidence dans lesquels l’enfant s’est
présenté par l’extrémité céphalique fléchie ou défléchie
On peut se faire une idée exacte de la fréquence des procidences dans une grande maternité de Paris en réunissant les documents qui ont été recueillis à ce sujet dans le service du professeur Pinard.
Pendant les années 1885, 1886, 1887, 6185 accouchements se font dans ce service et MM. Varnier, Crespin et Lepage, quis’y succèdent commeinternes y observent:
38 procidences, soit 1 pour 160 accouchements (1).
Du 6 juillet 1889 (date de la fondation de la clinique Baudelocque) au 10 mai 1893, 5.509 accouchements au nombre desquels Gibory (2) relève 74 cas de procidence, soit 1 pour 75 accouchements.
Du 10 mai 1893 au 1°” janvier 1900, 14.843 accouche-
1! Les procidences par H. Vanier, in Revue pralique d'obstétrique et d'hygiène de l'enfance, novembre 1890.
2, Contribution à l’étude de la procidence et du procubitus du cordon
ombilical par Gisonx. Th. de Paris. 1893.
ments, au nombre desquels Perrossier (1) compte 93 cas de procidence, soit À pour 159 accouchements.
En consultant les observations des 8.839 accouchements qui ont été faits dans le service du 1“ janvier 1900 au 1* janvier 190%, nous avons nous-même trouvé 94 cas de procidence, soit 1 pour 94 accouchements.
En réunissant ces statistiques, nous trouvons que pour un total de 35.376 accouchements faits dans le service du professeur Pinard, il y a eu 299 cas de procidence, soil 1 pour 118 accouchements.
Il était intéressant de rechercher quelle est la fré.
quence des procidences suivant la présentation. Voici
les résultats auxquels nous sommes arrivé :
Du 1* janvier 1900 au 1* janvier 1904, il y a eu à la clinique Baudelocque : 7.810 cas de présentation de l'extrémité céphalique avec 64 procidences soit 1 pour 422"
297 cas de présentation du siège avec 16 procidences soit 1 pour 18,5.
38 cas de présentation de l’épaule avec 12 procidences soit 1 pour 3,1.
Ces chiffres nous permettent de tirer une conclusion qui aune importance générale en pratique:
Les procidences s’observent beaucoup plus rarement dans les cas de présentation céphalique que dans les
autres présentations.
1. La procidence et le procubitus du cordon ombilical à la Clinique Baudelocque du 10 mai 1893 au 1° janvier 1900, par Perrossier. Th. de
Paris, 1900.
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Il y a là une raison à ajouter à bien d’autres pour désirer que l'enfant se présente par l'extrémité céphalique et pour faire considérer par l’accoucheur qu'il ést de son devoir de räméner la tête au-dessus du détroit supérieur quañd il l’en trouve éloignée pendant
la grossesse.
Sur 6% cas de procidencé que nous avons relevés : 63 fois l'extrémité céphalique s'est présentée fléchie ; L'fois, il y avait présentation de la face. Ce dernier chiffre est trop peu important pour que nous puissions en tirer une conclusion à propos de la fréquence des procidences suivant que la tête est fléchie ou défléchie.
55 fois, il y avait procidence proprement dite; 9 fois procubitus. Le procubitus est plus rarement constaté que la procidence proprement dite. Xl est bien difficile d'établir une proportion exacte entre le nombre des procidences et celui des procubitus. Ceux-ci passent trop souvent inaperçus soit par suite de leur réduction spontanée, soit par suite de l'inattention de l’accou-
cheur ou de la sage-femme.
Il y a eu procidence :
duicordon ombilicalsseul :.: ""..,. :. : 839 fois. du.cordon ‘et d’une main ,. . .". .:. 4 — du cordon, d’une main et d’un pied . . ‘5 — des membres thoraciques seuls . . . . 15 —
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