‹ Contribution À L'Étude Des Productions Dermoïdes Du Voile Du PalaisChapitre 14 sur 17 · LA TER · texte numérisé non relu

LA TER

ment méso-dermique recouvert d’une membrane cutanéomuqueuse d’origine ectodermique.

Bientôt ces bourgeons maxillaires supérieurs poussent de chaque côté un prolongement qui se porte horizontalement en dedans et qui forme la lame palatine. Ces lames palatines tendent progressivement à rejoindre la ligne médiane où elles finissent pars’unir.

On sait que l’absence de coalescence de ces lames constitue les divisions congénitales du voile et de la voûte.

D'autre part on comprend aussi que, dans leur mouvement de rapprochement, des particules de leur revêtement muqueux puissent être enclavées. Le développement ultérieur de ces parcelles constituera les kystes dermoïdes.

L'’enclavement peut d’ailleurs se produire en des points

différents : tout à fait en avant, tout à fait en arrière, ou même sur la future voûte osseuse. Si elle siège dans ce dernier point, la tumeur pourra très bien,comme le fait est fréquent pour les kystes dermoïdes de la queue du sourcil, contracter des adhérences avec le squelette et paraitre unie au périoste par des liens fibreux de résistance variable. D'autre part, lorsqu’elle siège à la jonction du voile et de la voûte, il peut advenir qu’elle irrite l'os dans une certaine mesure, déterminant ainsi une exostose localisée plus ou moins développée. Le fait est important à préciser puisque à l'examen clinique ce point osseux pourra en imposer pour la cause productrice de la tumeur alors qu'il n'en est que la conséquence; autrement dit on pourrait facilement croire à un abcës froid alors qu’il s’agit d’un kyste.

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