‹ Contribution A L'étude Des Produits De Reduc-Tion De Quelques Acides Dérivés Du CampireChapitre 28 sur 45 · À partir de l’'homocamphroate d'éthyle et phényle · texte numérisé non relu

À partir de l’'homocamphroate d'éthyle et phényle

Un premier essai de réduction, comme ci-dessus, a été terminé au bain-marie. Après traitement ordinaire, on à obtenu finalement une portion sodique et une portion éthérée.

La portion sodique, acidulée par SOfH? au 1/5, laisse surnager une huile fortement colorée et à odeur de phénol. Cette huile, épuisée à l’éther, est reprise par COSNa?. Par décantation on isole une portion éthérée qui contient le phénol, et une portion aqueuse d’où on reprécipite un corps que l’on identifie avec l’acide alcool comme ci-dessus.

La solution éthérée qui contient le produit neutre de la réduction est séchée, puis soumise à la distillation, après que l’éther a été chassé. On observe un palier très net à 176-1370 sous 13 mm. et on recueille un liquide très visqueux, légèrement coloré et ayant encore l'odeur de phénol. Grâce au froid extérieur, le liquide s’épaissit bientôt et se solidifie par agitation. Mis sur plaque poreuse et repris par l'éther, il fournit des cristaux fondant à 6005-6105. Une nouvelle cristallisation dans l’éther, donne finalement des cristaux dont le point de fusion se fixe à 630-63°5. C'est le glycol attendu. À partir de 20 g. d’homocamphorate mixte

h4 L. PALFRAŸ

on a obtenu 6 g. de glycol brut, souillé de traces de phénol, ce qui équivaut à environ 50 o/o de la théorie.

On voit ainsi : 1° que dans des conditions identiques, la réduction de l’éther 8-phénylique se fait mieux que celle de l’éther B-éthylique; 2° que la saponification surtout, si pénible avec l’éther éthylique, a été rapide et complète avec l’éther phénylique.

Un second essai de réduction a été fait dans les mêmes conditions, mais terminé au bain d'huile, à 15o°. Tout le reste du traitement a été conduit comme ci-dessus, sauf que la solution éthérée du glycol a été lavée avec de la soude à 20 0/0 pour la débarrasser des traces de phénol. Dans ces conditions le glycol s’est solidifié immédiatement par simple agitation à la baguette de verre.

A partir de 20 g. d’homocamphorate mixte, on a obtenu 7g. de glycol, correspondant à 12 g. d’éther mixte, soit 6o o/o de la théorie. Par ailleurs on a isolé 5 g. d’acidealcool correspondant à 8g. d’éther mixte, soit 4o o/o de la théorie.

En résumé, par une élévation convenable de la température, on peut d'emblée obtenir le glycol homocamphorique par réduction de l'éther diéthylique, et en même temps l'acide alcool correspondant, par saponification de l’«-alcool B-éther. Mais la présence d’un radical phényle en 8 facilite nettement la réduction et surtout la saponification des éthers homocamphoriques.

ART. 2. — DÉRIVÉS DU GLYCoL Phényluréthane CH° - CH?.0.C0.NH —CSHS CHE N

CH?.0.CO.NH—CSHS.

2 g. de glycol sont abandonnés à une douce chaleur avec lg. d'isocyanate de phényle. Au bout de quelques jours, le

AT h } } j REDUCTION DES ACIDES DÉRIVÉS DU CAMPHRE 45

mélange devient visqueux, puis solide. La masse, reprise par le benzène humide, laisse séparer, par filtration, une très petite quantité de cristaux fondant à 2300 et qui sont de la diphénylurée. Après évaporation du benzène, le résidu, très visqueux, est dissous dans l'alcool à 95°. Lentement, la solution laisse déposer, en belles houppes nacrées et soyeuses, des cristaux blancs très nets, fondant à 115°-11505.

Analyse :

a) Dosage de C et H.

Subst. : og. 1764; CO? :0g.4869 H?0 :0g. 1276 Trouvé : C o/o : 70,59 H0/0 67:55 Calculé pour C?25H320O4N? : 70,79 7,04

b) Dosage de N (Kjeldahl).

SUDS EI 0 2007 ISO 2EN/roMr2 75cm Trouvé : N 0/0 : 6,84 Calculé : 6,60

Pouvoir rotatoire : dans l’alcool absolu, pour € — 5,716, tube de 1 dm.

LL 10/8) d’où [a Pres 1020).

Dérivé acétylé :

Page 1