‹ Contribution A L'étude Des Produits De Reduc-Tion De Quelques Acides Dérivés Du CampireChapitre 40 sur 45 · CH?0H CH | AOHACEE CH · texte numérisé non relu

CH?0H CH | AOHACEE CH

pour lequel on devrait avoir :

Co/o : 74,4 Hto/loi#er0:5

8! L. PALFRAY

Ces divers nombres sont incompatibles avec les données de l'analyse. |

Le seul corps, au contraire, qui y correspond, est le glycol:

CH — CH? — CH20H cs CHOH de composition :

(CN MENTE HONOR ME PEUT On pourrait à la rigueur songer à un glycol biprimaire : CH? — CH? — CH20H cm Ne 4 CH?20H qui résulterait de l’ouverture du noyau, mais on devrait avoir dans ce cas :

Co/0 : 72,00 Ho/o : 12,00 nombres qui divergent déjà notablement de ceux de l’expérience.

Il faut donc admettre que, sous l’action d’un alcoolate très concentré, à la température de 140, il y a eu élimination de la chaîne méthanoïque, cette chaîne qui résiste absolument à l’action d’un excès de soude alcoolique à 100°, aussi bien qu’à celle de CIH à 1500.

Si étrange que puisse paraître cette conclusion, nous verrons plus loin qu’elle est cependant confirmée par l’obten-

tion du même glycol dans la réduction de l’éther mixte diéthylique.

Propriétés du camphol-éthanol.

CH — CH? — CH?20H ca |

CHOH

Ce glycol est très soluble dans l'alcool et l’éther, très peu soluble dans la ligroïne.

Constantes :

Ei4 = 1950-1980

Es — 1770-1800

E: Ps 15905 Pouvoir rotatoire dans l'alcool absolu :

pour € = 5,012, tube de 1 dm.

a = + 100’ [af = + 19057"

Phényluréthane du camphol-éthanol

CH — CH? — CH. O. CO. NH — C6HS C3H14 CH. 0. CO. NH — C6HS

2 g. de glycol ont été traités par un excès (3 g. 5) d’isocyanate de phényle. Le mélange, abandonné à une douce chaleur pendant 6 heures, puis au contact, pendant plusieurs jours, à la température ordinaire, est devenu tout à fait compact. Traité alors par le benzène humide, pour le débarrasser de l’isocyanate en excès, puis dissous dans l'alcool absolu, le produit de la réaction se présente sous la forme d'une masse très visqueuse, fortement colorée, malgré un traitement prolongé au noir animal, sans tendance à la cristallisation.

Cependant, cette masse pâteuse, mise sur plaque poreuse, et abandonnée dans le vide, se boursoufle en une mince pellicule qui se solidifie et se brise ensuite sous forme de paillettes soyeuses, presque incolores. L'analyse montre que c'est bien la phényluréthane cherchée.

Analyse :

a) Dosage de C et H :

SUDStA: 0 D: 1777 CO? : og. 4663 H20 : o g. 1199 Trouvé : Golon#51,06 H\oo: "07,49

Calculé pour C26HS20*N? : . 71,56 7:34

86 L. PALFRAY

b) Dosage de N (Kjeldahl) :

Subst. : 0 g. 2032 Liq. CIHN/10: 8,79 cm° Trouvé : Nolo: 6,03 . Calculé pour C?H32O*N: : 6,42

S 3. — Résidu acide de la réduction.

Ce résidu, isolé comme nous l'avons dit, a été soumis à

l’analyse. Subst. : o g. 1774 CO? : 0g.4063 H°0 : og. 1309 Trouvé : Co/o: 62,46 H'o/o: 27 8;19 Calculé pour Ct*H?20 : 62,22 8,14

ce qui correspond à l’acide-alcool-éther :

CO?CH3 c/

co | Sens —coën CHOH

ou camphol-méthoxy-1-éthanoïque-r que faisaient prévoir les résultats de la saponification.

Pouvoir rotatoire dans l'alcool absolu :

pour ce = 2,701, tube de 1 dm.

œ = ++ 1020/ d’où [ef = + 49022!

Etant donné la composition de ce produit, qui en fait un acide-alcool y, on devait se demander s'il ne se lactoniserait pas spontanément. Aussi au bout d’un certain temps, l’avonsnous de nouveau traité par COSNa?; il n’a plus été soluble que partiellement. La portion devenue insoluble a été isolée par l’éther.

Nous pensions donc être en présence de la lactone-éther :

Cl CHE Co ere pour laquelle le calcul indique :

C o/o : 66,66 oué 7,93 Or l’analyse nous a donné :

Subst. : og. 1616 CO? : og. 4rgo H20 : o g. 1316 Trouvé : G:0/0 : 7o,71 H 0/0 : 9,04

Ce n'est donc pas la lactone.

La formule brute qui s’accorderait le mieux avec ces nombres est :

C1*H2103 (CG 0/0 : 70,88 H 0/0 : 8,82) ce qui fait penser à l’oxyde glycolique :

Ct#H203 (Go/o : 70,58 H 0/0 : 9,24)

Mais nous croyons devoir écarter cette hypothèse, car un tel composé posséderait un noyau furfuranique :

Page 1