‹ Contribution à l'étude des projectiles migrateurs dans les voies vasculairesChapitre 6 sur 6 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

1° Les projectiles migrateurs des voies vasculaires sont rares. Ils constituent le plus souvent des surprises opératoires, ou bien, sont diagnostiqués sous l'écran radioscopique qui montre leurs déplacements, sans qu'aucun symptôme particulier n’attire immédiatement l’attention sur le système vasculaire. Parfois, des accidents dûs à l’oblitération vasculaire par le projectile, ou à la thrombose que sa présence détermine, peuvent faire penser à un corps étranger des voies circulatoires; l'intervention alors formellement indiquée complètera le diagnostic.

D’autres fois, des troubles nerveux fonctionnels; paralysie du membre avec anesthésie, apparaissent de suite après l’obstruction vasculaire indépendamment de toute thrombose et semblent dûs à une brusque ischémie nerveuse (Desplats et Buquet).

2° L’effraction du muscle cardiaque ou de la paroi

vasculaire, dans les cas qui nous occupent, se fait le FORTHOMME 4

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plus souvent sans hémorragie notable. Il s'agit de ces cas curieux décrits sous le nom de « Plaies sèches des vaisseaux » (Fiolle).

3 La migration du projectile dans le système circulatoire est sous l'influence de la poussée systolique. Son arrêt est déterminé par la diminution progressive du calibre artériel, et quelquefois par la saillie intra-artérielle d'un éperon de bifurcation qui accroche le pro-

jectile au passage, et le retient momentanément ou définitivement.

4 Le contrôle intermittent de l'écran, au cours de l'intervention facilite beaucoup l'extraction de ces corps étrangers.

9° Au point de vue opératoire :

a) L’artériotomie suivie de suture artérielle, après extraction, paraît être l'intervention idéale, surtout s’il s’agit d’un gros tronc vasculaire, mais la suture n’est pas toujours praticable et peut échouer.

b) Le plus souvent, double ligature artérielle en amont et en aval du corps étranger, suivie de son extraction, reste l'opération pratique. Les statistiques de ligature des gros troncs artériels montrent qu’elle n'entraîne que rarement la gangrène.

Dans certains cas, il est tout indiqué de profiter de la mobilité du corps étranger et dela disposition anatomique de la région pour le faire progresser dans une grosse collatérale et l’extraire dans cette nouvelle situa-

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tion sans risquer de compromettre la circulation du membre.

©) Pour les corps étrangers intra-veineux, la phlébotomie suivie de suture veineuse, cède le pas à la double ligature, plus simple Fi rapide, et sans conséquences fâcheuses.

u : le Président,

BROCA Vu : le Doyen, ROGER Vu et permis d'imprimer :

/ Le Vice-Recteur de l’Académie de Paris,

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