‹ Contribution à l'étude des propriétés des mélanges liquides hydroalcooliquesChapitre 22 sur 64 · AGE · texte numérisé non relu

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sité de l’eau à 4°, prise comme unité. La correction n’est pas négligeable non plus. Pour un liquide, nous avons trouvé, par exemple, à 15°, la densité — 0,84512.

10 et la densité rapportée à l’eau à 4 ° — 0.84440.

La correction est encore de l’ordre de 1/10".

Quelle est, en effet, la limite de précision de nos mesures ? Le volume de notre picnomètre étant de 35 cm5 environ, et nos pesées étant effectuées à 0 gr, OOUI près, la précision de nos pesées est de 1/ 10°, donc, la limite de précision de nos mesures ne dépenü pas de la halance, mais elle dépend de l'appréciation, de l’affleurement au trait de repère et de température surtout.

Dans la branche du picnomètre, nous pouvons tout au

plus commettre une erreur de i mm de part et d'autre du repère: soit une erreur de l’ordre de 1/10° environ. La précision de la température est beaucoup plus importante. Le picnomètre est muni d’un thermomètre au 1/10 de degré. :

Prenons le cas extrême de l’alcool éthylique, dont le coetficient de dilatation cubique est 110/10. Nous voyons qu’une variation de 0°1 dans la température nous occasionnera une erreur de l’ordre 110/10°, donc supérieure à la limite des erreurs précédentes. Dans le cas de l’eau, le coefficient de dilatation cubique est de 1 X 1/10*. Donc, une erreur de 0°1 dans la mesure de la température entrainera une erreur de l’ordre de 1/19° dans la mesure.

En conclusion, nous pouvons donner avec certitude les quatre premières décimales de nos densités et la cmnquième n’est qu’approchée. |

LL. — MESURE DES INDICES DES SOLUTIONS Nous nous sommes servis, pour nos mesures, du réfractomètre de Féry, à lecture directe. |

Nous nentreprendrons point ‘étude du réfractomètre de Féry, qui est assez connu, ni de son prin:ipe, ni de son

en AT

fonctionnement. Nous remarquerons seulement quelle est la limite de précision de cet instrument. Les déplacements s’observent à l’aide d’une échelle graduée de 1,33 à 1,59, chaque division étant elle-même partagée en quatre subdivisions, lesquelles correspondent donc à 0.0025 de l'unité. Un vernier permet d’évaiuer 1/25 des subdivisions. On peut donc évaluer une variation d'indice de l’ordre

dn

La précaution essentielle à prendre avec «et appareil est d'opérer à température constante : en effet, si l’on élève la température d’un liquide, ou d’une solution. son indice

ù 5 DAC Ne AUS CTI À de réfraction diminue. La variation —= nest pas une fonc-

tion linéaire, mais une courbe parabolique. M. Chêne-

rs x ? AUDE dn veau (1) a dressé le tableau des variations a pour l’eau

LE d et l’alcool éthylique. Dans le cas de j'eau, . = 0,003, et dans le cas de Falcoo! Le — 0,004. Donc, pour 1° de dif-

férence de température, la variation de l'indice rentre dans la limite de nos erreurs d'expériences.

Nous avons donc iouicuis opéré à la même température, à 0°2 près. Lorsque la ‘emipératare de la enve n’atteignait pas 20°, une petite ‘ampe à aicool et un thermosiphon permettaient d'élever la température du bain. Pour les déterminations que nous avons faites en été, au contraire, nous avons ajouté au baïn des pa:celles de glace, jusqu’à obtention d’une température constante, et répété plusieurs fois les expériences.

Tous nos indices, enfin, ont été donnés par rapport à la raie D du sodium. |

Nous donnerons plus loin, en un tableau unique, les

(1) CHÊNEVEAU. Sur les propriétés optiques des solutions. Thèse, Paris, 1907,

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