III. —— ETUDE DES RÉSULTATS EXPÉRIMENTAUX
a) Si nous comparons nos résultats à ceux donnés par les autres auteurs, nous voyons que M. Barbaudy (1) donne
pour densité de l'alcool éthylique d . — 0,7850 et Windisch (2) donnait d-# — 0,79425. Le chiffre que nous
20 es :
avons obtenu, pour dr — 0,/9188. Notre chiffre est un peu supérieur à celui de ces auteurs, ee est bien au-
dessous du chiffre donné par Perrakis : d = = , Soit : 0,7996.. Notre résultat est compris entre ces deux extrêmes, donc parfaitement acceptable.
Pour ce qui est des indices de réfracticn, si nous considérons, dans les tableaux suivants, les indices des mélanges eau/alcool éthylique, nous voyons que nous avons
adopté pour l'indice de l’eau NE — 1,3330 ; chiffre donné par Landolt (3)] pour nous servir à régler notre appareil. Notre courbe des variation de n pour les mélanges eau/ alcool éthylique, présente un maximum égal à 1,3648 pour une concentration de 80 %. Ce maximum est un peu plus
élevé que celui obtenu par M. Barbaudy, n Le — 1,3629,
pour la même concentration, mais il est plus faible que celui indiqué par Wagner (à 17°) [4] et qui est de 1,3360.
: : < an - Si l’on tient compte de la correction gæ > 2 voit que noire maximum concorde avec les chiffres de Wagner. Comme
(1) Bargaupy. Thèse, Paris, 1995.
@) Winnisc. Mit. d. Reichanst. F. M. und Gew. 5, R. 1921. (8) Lanpozr. Tables, p. 990, 1923.
(4) Tables de Landolt, 1923.
ET : 20 indice de l’alcool absolu, nous avons trouvé n —= — 1.3614, :
D chiffre qui concorde suffisamment avec celui que l’on peut extrapoler des tables de Landolt (n + — 1,35974), pour
que nous puissions le conserver.
b) Une fois en possession de ces résultats expérimentaux, nous avons construit, sur des graphiques en coordonnées rectangulaires, les courbes de densité à 0° et à
20° de nos mélanges, en fonction des concentrations, puis,
avec ces chiffres, nous avons dressé les courbes d’isoindices et d’isodensité. Nous avons calculé ensuite les valeurs des réfringences spécifiques de nos mélanges et nous avons construit les courbes correspondantes. En possession de ces différentes courbes, nous avons transporté les résultats sur une série de graphiques en coordonnées trilinéaires. Nous donnons les projections des courbes de niveau tracées sur les surfaces de densités (à 0° et 20° C) d'indices, et de réfringences de nos trois séries de mélanges.
Ce que nous disons pour les densités prises à 0° se vérifie aussi pour les densités prises à 20°: il n’y a qu’un
décalage des lignes, mais lallure est la même. Nous cons-
tatons que les lignes de densité sont sensiblement parallèles au côté des alcools et s'appuient, d’une part sur le côté eau/alcool éthylique, et de l’autre sur le côté eau/alcool propylique, ou bien sur la ligne de trouble, limite
du champ hétérogène, la densité décroissant régulière-
Le
ment, du sommet eau aux sommets alcools.
Le long du côté des triangles qui correspond aux mélan-
ges eau/alcool éthylique, les lignes d’iso-densités se res-
serrent entre 40 et 60 % environ, par suite des phénomènes de contraction des mélanges correspondants.
Le long du côté eau/alcool propylique normal, entre 30 et 60 %, les lignes s’écartent notablement, phénomène &