IV. Méthode des oscillations des gouttes, de Lehnard
V. Nous n’insisterons pas sur tous ces procédés. Nous parlerons seulement des méthodes pondérales.
(1) Lexar, Wied, Ann, t. 30. Z. 203, année 1887.
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VI. Méthodes pondérales. — Les procédés les plus simples et les plus précis de détermination de la tension superficielle d’un liquide font appel aux mesures pondérales.
Toutes ces méthodes sont fondées sur la loi de Tate: si une goutte tombe librement, par un orifice capillaire, de rayon r, le poids de cette goutte est donné par la
formule:
Partant de là, M. Duclaux (1) a mis au point la méthode qui porte son nom, ou méthode de compte-gouttes. Une pipette, de volume connu, est remplie du liquide à étudier. Le poids du liquide, divisé par le nombre des gouttes, donne le poids d’une goutte. Traube a repris ensuite l'étude de cette méthode (2). Ces deux auteurs ne semblent pas tenir assez compte de l’influence de la température, et de l’évaporation des liquides au cours des opérations. MM. Livingstone et Morgan, plus récemment (3), puis MM. Leduc et Sacerdote (4) remplacent la numération des gouttes par la pesée directe d’une goutte, mais l’opération est plus délicate. La méthode du compte-gouttes, enfin, a été mise au point de façon définitive à la suite de belles études de MM. Guye et Perrot (5). Ces auteurs ont démontré que la difficulté d’application de la loi de Tate tient à l'impossibilité où l’on se trouve de déterminer r, car le rayon de sectionnement de la goutte ne coïncide pas avec le rayon de l’orifice de la pipette, mais sensiblement avec son diamètre extérieur. Pour obtenir des résultats constants, il faut que la section de la pipette soit parfaitement nette, bien rodée à l’émeri, et l'extrémité du tube bien sèche, avant de commencer, afin que le liquide ne remonte
() Ducraux. Ann. de Phys. et Chim., 4 série, t. 21, 1870, p. 378.
(2) TRAUBE, Journ. Î. Praktische Chemic. Bd. 34, p. 292-515.
(3) LiviNGsTONE et MonGan. Mémoires de 1908 à 1917. J. of. Améric. Society. À
(4) Lepuc et SaceRbore. C. R., t. 135, p. 95, 1902 et 134, p. 589, 1902.
(6) Guye et PErroT. Journ. de Chim. Phys., t. 15, année 1917, p. 174.