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pas sur la paroi externe. Il est indispensable enfin que la goutte se forme à température constante, et au contact d’une atmosphère saturée de vapeurs du liquide étudié. Une correction du nombre des gouttes, à l’aide des tables spéciales de Duclaux, est également nécessaire.
Nous ne pouvons songer à résumer les nombreux travaux qui ont paru sur la question des tensions superficielles, et nous dirons seulement que divers opérateurs ont étudié les variations des tensions des mélanges partiellement miscibles, comme M. Antonov (1), mais de mélanges binaires seulement; d’autres, comme M. Whatmough, ont étudié des mélanges ternaires, mais entièrement miscibles (2).
Pour nous, nous avons, comme précédemment, comparé les mélanges d’eau et d'alcool éthylique, avec le propanol, l’isobutanol et l’isopentanol, au double point de vue pratique et théorique, comme nous le verrons.
Nous avons employé la méthode du compte-gouttes. Nous avons pris comme compte-gouttes une pipette de Duclaux. C’est une pipette de 5 cmc., un peu plus large et plus courte que les pipettes ordinaires, qui est termi- - née par un tube capillaire épais. La pipette est fixée, au moyen d’un tube à vide, à un robinet à trois voies, qui communique lui-même avec un flacon régulateur de pression de 1 litre, contenant de l’acide sulfurique pour dessécher l'air. Quand on veut remplir la pipette, on fait un léger vide dans le grand flacon, on ouvre le robinet et on laisse monter le liquide jusqu’au dessus du trait de repère, puis on referme le robinet. On essuie la pointe de la pipette, et on la suspend dans un thermostat de verre, dans la paroi duquel circule un courant d’eau. Dans le fond de la chambre du thermostat, on place un petit verre conte-
(1) Anroxov. Journ. de Chim. Phys., 7-5, 1907, p. 254. (2) WarmoucH. Zeits f. Phys. Chem., t. 39, 1901, p. 193,
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nant du liquide à étudier, afin de saturer l'atmosphère de ses vapeurs, pour éviter les erreurs dues à l’'évaporation des gouttes.
Lorsque l'équilibre de température est établi, après une heure ou deux, par le robinet, on laisse entrer l’air extérieur. L'écoulement commence. On compte les gouttes à partir de l’instant où le ménisque affleure au trait de repère. L’écoulement terminé, on compte pour une demigoutte le liquide qui peut rester, par capillarité, au bout de la pipette.
Comme nous ne connaissons pas le diamètre de sectionnement de la goutte, nous tournons la difficulté en étalonnant la pipette par rapport à un liquide type, de tension connue, l’eau par exemple. Soit NH‘o le nombre de gouttes données avec l’eau, soit Nx le nombre de gouttes avec le liquide étudié; Ax'o et Ax les tensions et d la densité du liquide, nous aurons, d’après la loi de Tate:
Ax Næx'o É En . X d, en dynes cm.
Ax’o Nx
Nous avons opéré à la température de 15° centigrade, pour laquelle la tension superficielle de l’eau est de 78 en dynes cm,
La densité de nos mélanges était déterminée, avec une précision suffisante, par la balance hydrostatique, qui nous fournit la troisième décimale,