‹ Contribution à l'étude des propriétés des mélanges liquides hydroalcooliquesChapitre 42 sur 64 · H? = < 73 0 10 LORD AP NE 02 0 0 707 80 90 C°H/0H · texte numérisé non relu

H? = < 73 0 10 LORD AP NE 02 0 0 707 80 90 C°H/0H

CS H?7OH % en poids El Fic. 28

Tensions superficielles des mélanges d’eau et d’alcool éthylique avec l’alcool isopropylique

côté eau/alcool éthylique, puis sont sensiblement paralparallèles au côté des alcools, puis tournent et se rapprochent du sommet H‘0. Il y a miscibilité totale, cependant,

LME

sur ce côté eau/alcool propylique, nous observons, entre 30 et 70 %, une perturbation des lignes: si les deux liquides restaient fluides à basse température, certainement nous aurions observé une séparation en deux couches nettes.

2 HS CHAOS

HO 10* 20 30 4D :5Q 60 70 80 9J0ic Hoi 73 LC“H? OH ‘ en poids 29,5

Fia. 29

Tension superficielle des mélanges d’eau, alcool éthylique, alcool isobutylique

Pour les mélanges avec l'alcool isobutylique ou l’alcool isoamylique, les lignes d’isodensité présentent la même allure au début, puis elles tournent de plus en plus vite, et sont en quelque sorte refoulées par la zone de trouble vers le sommet HO, |

De cet examen, nous pouvons conclure que, quel que soit | l’alcool, ou le mélange d’alcool considérés, l’addition pro-

ET ON gressive d’eau à ce mélange change peu sa tension, tandis que l’addition d’une trace de liquide alcoolique dans une

solution aqueuse riche en eau, entraîne des variations considérables de cette tension. En conséquence, au point

C°HSOH

10 20 30 40 50 60 70 80 90 LC°H"OH t CS H"OH % en poids Fia. 30 Tensions superficielles des mélanges d’eau, d’alcool éthylique

et d'alcool isoamylique

de vue pratique, si l’on veut effectuer des mesures de tensions sur des mélanges riches en alcools, l'influence de l'humidité de l’air est négligeable, et l’on peut presque opérer à l’air libre; si l’on opère sur des mélanges riches en eau (cas du titrage des vins, par exemple, il est indispensable de maintenir le compte-gouttes dans une enceinte bien close.

D D'autre part, MM. Livingstone et Morgan (1) ont pensé avoir démontré que les tensions superficielles suivaient la loi des mélanges, c’est-à-dire que l’on pouvait écrire la formule:

Aa x Ca + 4b & Ch + 4c rc dans laquelle A est la tension totale, aa __ ,, et etc. les

tensions des constituants du mélange, et C, et C,... les

concentrations % de ces constituants. Cette relations peut être vraie dans les cas étudiés par les auteurs cités, nous n’en disconvenons pas, mais elle n’a pas la généralité qu’ils lui ont attribuée. Le simple examen de nos graphiques nous montre, en effet, que, pas plus pour les mélanges miscibles que pour ceux non miscibles, elle ne s'applique.

D. — Modification de notre Abaque

Dans le chapitre précédent, nous avons construit l’abaque permettant l'analyse rapide des mélanges hydroalcooliques. L'étude des variations, de leurs densités et de leurs indices en fonction de leur composition, nous a permis de tracer les réseaux superposés des courbes d’isodensités et d'isoréfractions, dont les intersections nous déterminaient la composition des mélanges inconnus. Mais nous avions remarqué que ce procédé ne peut donner des résultats précis pour les mélanges trop riches en eau.

Au cours du deuxième chapitre, nous avons été guidés dans notre étude par des considérations théoriques, mais aussi par le désir de trouver une autre propriété susceptible de nous permettre l'analyse de ces mélanges riches en eau.

L'étude des pouvoirs inducteurs, si elle est intéressante théoriquement, ne nous a pas donné de résultats prati-

() Livinastont et Mona. Journ. of Am. Chem. Soc., 39, 1917, p. 261, |

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Fi. 31

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ques. D'une part, en effet, cette mesure est délicate et nécessite une installation difficile à réaliser dans tous les laboratoires, d'autre part, précisément pour les mélanges riches en eau, les causes d'erreurs sont trop grandes, par suite de la difficulté d'obtention de liquides aqueux peu conducteurs.

Au contraire, la mesure des tensions superficielles, si elle exige les précautions que nous avons indiquées, nécessite seulement une installation facile à rencontrer dans : tous les laboratoires. En même temps, nous constatons que, dans le cas des mélanges aqueux, les variations de la tension avec les pourcentages sont très grands, et que les courbes d’isotensions coupent les courbes d’isodensités, ou d’isoindices, en faisant avec elles des angles suffisants pour permettre les mesures.

Quelle est la précision de nos mesures graphiques? Sur noire triangle de 50 cm. de côté, pour les mélanges renfermant de 60 à 100 % d’eau, l’écartement des lignes, par unité de tension, est de 6,5 à 0,1 mm. Donc, une variation de 1 dans la tension correspond à une variation de concentration de 0,1 à 0,02 %, et une variation de 1 dans la tension correspond à une variation de concentration en eau, par exemple, de l’ordre de 0,1 à 0,02 %, c’est une précision plus que suffisante.

Pour les mélanges renfermant moins de 60 % d’eau, nous n’avons plus autant de précision et nous ne pouvons employer cette méthode.

Nous voyons donc que nos deux abaques se complètent mutuellement.

En présence d’un mélange de composition inconnue, il faudra d’abord déterminer sa densité, puis, si cette densité indique une richesse en eau qui semble supérieure à 60 %, on déterminera sa tension superficielle.

Si le mélange semble renfermer moins de 60 % d’eau, on prendra sa réfraction.

Avec les deux constantes ainsi déterminées, en nous reportant à l’un ou l’autre des abaques, nous pourrons connaître exactement la composition centésimale du

mélange.

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