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Nous avons commencé par condenser une série de vapeurs. Nous avons analysé les condensats, puis nous avons attribué à chaque vapeur, comme composition moyenne, celle du condensat; la température de la vapeur, au moment de la condensation, était la température de rosée. Nos résultats, reportés sur un graphique en coordonnées triangulaires, nous ont permis de construire la nappe de rosée de nos mélanges; nous avions déjà construit la nappe d’ébullition: nous n’avons plus eu, ensuite, qu’à comparer les deux.
Pratiquement, la détermination de la nappe de rosée est assez délicate. En effet, nous obtenons les vapeurs par distillation partielle de mélanges liquides. Donc. la composition du liquide change au cours de la distillation et, par suite, la composition de la vapeur change aussi sans cesse (avant même toute condensation).
Donc, les résultats que nous obtiendrons ne peuvent être d’une extrême précision et nous devons nous contenter d’une moyenne. Nous pouvons, cependant, diminuer cette imprécision en éliminant, autant que possible, un certain nombre de causes susceptibles de modifier la composition de la vapeur. Il faut:
1° A chaque détermination, ne distiller qu’une très faible portion du liquide, pour que sa composition se modifie le moins possible au cours de cette opération.
2° Eviter un refroidissement, même partiel, de la vapeur, qui pourrait en changer la composition avant qu’elle soit isolée.
3° Eviter l’entraînement de gouttes de liquide par la
vapeur.
Remarque. — Dans le cas des mélanges hétérogènes, bien que nous ayons deux phases liquides de compositions différentes, nous n’avons, en fait, qu’une composition de
vapeur à déterminer. Si nous appliquons, en effet la règle des phases, nous avons:
V=C+2—gpou: V—3+2—3—2
A pression et température constantes, la composition des vapeurs est constante.
Nous avons encore considéré deux cas, suivant que nous étudions des liquides homogènes ou non, et nous avons employé un matériel différent,