‹ Contribution à l'Etude des Propriétés Physiques des Suspensions d'hématiesChapitre 11 sur 14 · AN Ô · texte numérisé non relu

AN Ô

re]

0,014 0,0064 en

fig. 7 Essai de formule empirique Si on pose, pour chacune des droites

l'équation SD Ho E A%

on trouve aux faibles concentration pour N < 1,3 À w A et, pour N > 1,3 Aw

— = 0,72 w—0,005 A % se

avec wo —

Or Vlès a montré (voir mémoire déjà cité p. 262), que =

est la valeur dont se rapproche la transmission limite du système où le véhicule a disparu devant l'accumulation des particules, 4, représente donc une fonction directe de la transmission de la substance pure de la particule. On voit tout de suite que l’on aurait des valeurs très différentes pour la transmission de cette substance dans le cas des suspensions concentrées et dans celui des suspensions diluées.

ET

Sur la longueur d'onde choisie } 620 on peut considérer que

On B —0,0069 en suspension concentrée n=0,08 ?” diluée Ces deux valeurs du rapport w, — —? sont du même ordre de

grandeur que celle donnée par VLÈS w, —0,025 (p. 263 du mémoire déjà cité). On peut se demander quelle serait, dans le cas de nos suspensions d’hématies, la part de transmission due à l’hémoglobine. D’après nos déterminations, une hématie de Bœuf contient 11,4 10—12 gr O2Hb, dans le cas de notre suspension la plus concentrée (N = 10 x 109 par cc) nous aurions une quantité de O2Hb de 114 x 10-3- En calculant la transmission de cette masse d’O2Hb sous une épaisseur de 0,018 avec la loi de BEER-LAMBERT (K=—28 sur) 620 d’après VLÈS (1) on obtient

— —0,877. On voit que, sur cette longueur d’onde: } 620, l’absorption

due à l’hémoglobine, même dans le cas de notre suspension la plus

concentrée demeure faible à côté de celle de la suspension elle-même. Valeurs de la transmission :

L à 0001 pour la suspension, (]

Le

==0,877 pour l’oxyhémoglobine seule.

Donc, que l’on s’adresse à l'étude de {a viscosité ou à celle de l’opacité en fonction du nombre d’éléments en suspension, on ne peut, au moyen d’une seule des formules empiriques essayées, rendre compte de l’ensemble de nos résultats expérimentaux. D'ailleurs les limites d’application ne sont pas les mêmes pour les diverses formules utilisées.

Nous nous sommes demandé s’il n’y avait pas un changement du volume particulaire avec la concentration.

Si l’on part des lois empiriques établies pour les suspensions concentrées, qu’on les extrapole aux faibles concentrations, et qu’on calcule la variation du volume élémentaire admisible pour que la loi continue à s’appliquer, on peut se demander si l’ordre de grandeur de cette variation est le même pour la viscosité et pour l’opacité.

(1) Vlès. — Arch. Phys. biol. I pp. 1-19, 1921. Notes sur les constantes optiques des hémoglobines.

ire

En comparant les droites logarithmiques des fig. 2 et 6 relatives à la viscosité et à l’opacité, on voit tout de suite que, pour que la droite logarithmique des viscosités aux fortes concentrations rende aussi compte des valeurs obtenues aux faibles concentrations, il faudrait admettre des nombres d’hématies plus grands que les nombres réels, donc supposer que les hématies ont gonflé, même en solution isotonique.

Si l’on prend comme unité le volume d’une hématie pour une concentration supérieure à N —2,88,

pour N=0,50, on aurait un gonflement de 1,14.

pour N=0,150:°" ”” - ” 4 00;

Au contraire, pour rendre compte, dans le cas des mesures d’opapacité, des résultats obtenus à faible concentration par extrapoliation de la droite logarithmique des fortes concentrations, il faudrait admettre un nombre plus petit que le nombre réel, donc supposer que les hématies ont diminué de volume.

Pour N=0,50 on aurait un gonflement de —0,63

PounN=0: 150." 77" et 0,52

La contradiction à laquelle nous arrivons montre l’insuffisance de notre hypothèse, relative à l’augmentation du volume en suspension peu concentrée, pour rendre compte de l’ensemble des écarts obtenus par l’application des lois empiriques. :

III. Relation entre l’opacité d’une suspension d’hématies et l’épaisseur de substance traversée par la lumière.

a) Intérêt du problème.

Il y a donc lieu de voir de près les conditions physiques des mesures effectuées. |

Réservant pour le moment le problème de la viscosité des suspensions d’hématies à très faible concentration, nous allons donner ici les résultats de notre étude relative à l’opacité de ces suspensions.

Pour affaiblir l’absorption de la lumière par un milieu trouble donné, deux possibilités s’offrent à nous: ou diminuer la concentration, ou diminuer l'épaisseur (parallèlement à ce qu’on à l’habitude de faire pour les solutions dans les cas d'application des lois de BEER et de LAMBERT). On voit tout de suite l’intérêt du problème: si nous craignons un changement du volume particulaire en fonction de la concentration en hématies, un tel phénomène n'’interviendra pas lorsque nous agirons sur l’épaisseur de la suspension au lieu d’agir sur sa concentration. |

b) Technique.

Nous avons fait, sur du matériel frais, (suspensions d’hématies de six espèces animales: (Bœuf, Porc, Chien, Lapin, Mouton, Poule) des mesures d’opacité en fonction de la concentration et de l’épaisseur. Les déterminations, faites à l’aide du spectrophotomètre Glan on: porté comme précédemment sur } 620.

Expérimentation: Nous avons expérimenté comme suit:

a) Cuve.

Avec une cuve de 1 cm d'épaisseur, où on introduirait des blocs en verre, il est théoriquement possible de réaliser une épaisseur donnée. Mais une difficulté pratique se présente: quand on met dans la cuve des blocs de verre assez épais, des phénomènes de capillarité se produisent, des ménisques se forment et leur hauteur peut ne

Sd

pas être la même de chaque côté du bloc. Il en résulte des imprécisions sur la surface du niveau NN’ où doit être faite la délimitation des deux faisceaux lumineux à étudier. Aussi fallait-il tourner la difficulté: sur le conseil de M. VLÈS, nous avons construit une cuve dont la partie inférieure est en verre; sur cette base de verre on pose les blocs qui doivent servir à réduire l’épaisseur, puis on remplit la cuve avec la suspension à étudier. Le niveau NN’ est net par conséquent.

Dans ces conditions, la lecture que nous faisons au goniomètre nous

] x Lo] . ,° 21 2 donne un angle 4; correspondant à” en appelant I, l'intensité du rayon qui n’a traversé que le verre.

Pour avoir Ê il faudra donc prendre le complément de l’angle ,

8) Corrections.

Nous avons dû introduire deux sortes de corrections:

1) L'une d’elles tenant à la cuve et aux lames employées;

2) L'autre tenant à l’absorption par le liquide interparticulaire.

1) Nous avons déterminé le «zéro» en remplissant la cuve d’eau afin d'éliminer du caicul l’absorption de la cuve (verre, baume de Canada ayant collé la cuve). La valeur de l’absorption ainsi trouvée sera retranchée de toutes les valeurs de colg déterminées pour les suspensions.

Puis, en introduisant chacune des lames de verre dans la cuve, nous avons mesuré le «zéro» correspondant. Les modifications du zéro par les lames de verre ont été très faibles.

Pour vérifier notre appareillage et ses corrections, nous avons appliqué la loi de LAMBERT, à une solution qui suit cette loi: Nous avons pris l’oxyhémoglobine sur } 578. Et, pour être dans les conditions de nos expériences au point de vue longueur d’onde, nous avons fait une autre série de mesures avec le vert lumière: le sommet de la bande d'absorption de ce colorant est sur } 640 et la fin de bande dépasse, pour des concentrations convenablés, À 620. Les résultats se sont montrés satisfaisants.

2) Pour évaluer la correction à introduire du fait de l'absorption du liquide interparticulaire, nous avons centrifugé les suspensions employées et mesuré spectrophotométriquement l'absorption du liquide de centrifugation.

Cette absorption varie avec la concentration en hématies des suspensions utilisées,

SJ

Elle est à peu près insensible sous 1 cm d'épaisseur pour les suspensions faiblement concentrées (environ jusqu’à N=—5) et fraiches. Pour des concentrations supérieures à celle-ci, elle devient importante.

Nous avons cherché la loi d'absorption de ce liquide interparticulaire (loi d'absorption en fonction, de l'épaisseur) et trouvé que l’on pouvait en première approximation appliquer la loi de LAMBERT. :

Donnons un exemple. Sang de mouton, même concentration que le sang total; mais suspension faite avec du sérum physiologique; liquide de centrifugation nettement rouge.

Epaisseur Colg Lo sur À 620

1 cm 0,34 N 0,73 0,26 0,34 0,14 0,20 0,08 | T Gi = colg Fi.

sr" } D UE TN oo De eee

fig. 8

Colg —=f (1) (Excipent)

Par conséquent, on est en droit d’opérer ainsi: Recueillir les excipients des suspensions fortement concentrées,

prendre colg — sous 1 cm et calculer, à partir de cette mesure et en ap- A pliquant la loi de LAMBERT, la correction à effectuer pour chaque épaisseur.

c) Résultats obtenus.

Nous donnons,dans les tableaux suivants,les valeurs de colgr =f (1)

pour des suspensions diversement concentrées, obtenues à partir de sang

de diverses espèces animales.

CRÉES à Ce

Suspensions d'hématies de Chien.

Epaisseur EE N== nombre en em [0,034 0,152/0,218/0,412| 8,24 d’hématies par | m. m. CX10-6 1,00 | 1,32] 2,12, 2,25] 2,66 En

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