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Pour les faibles concentrations, l'accord n’est qu’apparent (voir fig. 2). D'autre part, quand on fait beaucoup de mesures dans les conditions où le viscosimètre de VLÈS peut donner toute sa précision, on n’a pas au début une courbe à allure régulière. Cela tient, ainsi que nous le préciserons dans un travail ultérieur, aux échanges entre les hématies et leur excipient qui dev:ennent importants vis-à-vis des variations de viscosité.
Ajoutons que notre formule empirique introduit, au point de vue
physique, une hypothèse toute simple. L'expression —L - 1—= a NP peut No être considérée comme l'intégrale de l'équation différentielle suivante:
da d N n — —=b—— avec 4 — —-1 da N no
Donc la variation de viscosité relative rapportée à la viscosité relative serait proportionnelle à la variation de nombre rapportée au nombre. Des mesures ultérieures expliciteront les coefficients a et b, en introduisant des données relatives aux d'mensions des particules, (données que nous nous proposons d'établir directement sur du matériel frais).
IL. Relation entre l’opacité et le nombre d’hématies en suspension.
a) Étude bibliographique des recherches effectuées sur l'absorption de la lumière par les milieux troubles : Formules théoriques et empiriques.
De nombreuses recherches ont été effectuées sur l'absorption de la lumière par les milieux troubles. Les unes (celles de LORD RAYLEIGH, BOUTARIC, VLÈS, TEORELL) ont porté sur l’absorption, par un milieu trouble défini, de radiations de longueur d’onde variable (TEORELL), les autres (celles de VLÉS, CHÈNEVEAU et AUDUBERT, JACOBS) sur l’absorption d’une radiation de longueur d’onde donnée en fonction de la concentration du milieu trouble considéré.
Les milieux troubles soumis à expérience ont été très variables: granules de mstic sélectionnés, de diamètres échelonnés entre 0,1 et 10y (Chèneveau et Audubert), suspens'ons biologiques de provenance très diverses: bactéries, spores, hématies etc. et de diamètre variant entre 2 et 890 ue (VLÈS), hématies (JACOBS), gélatine, hydrate de fer colloïdal (TEORELL), etc.
Les mesures ont été faites, soit par voie spectrophotométrique, soit par voie opacimétrique (voir le mémoire de Vlès), soit par détermination de l’épaisseur limite de milieu à travers laquelle on voit un filamant incandescent. Cette dernière méthode n’a pas la valeur des, précédentes.
Des lois, théoriques et expérimentales ont été données et on peut les résumer ainsi, d’après VIès:
J. Variation de l’opacité avec la concentration. a ) grosses particules :
ANT TB À) Lois hyperboliques î
Ce D
reliant, pour une longueur d'onde donnée, l’opacité au nombre ou au volume des particules, VLÈS, rendant compte des phénomènes sur une très large échelle (entre 2 n et 890 u) (1921).
to Jacobs (1930) aboutit à une loi de forme analogue.
B) Lois exponentielles.
É- -(Rny) (VLÈS): même échelle de diamètre Jo : que précédemment (1).
po [—=e MP (CHÈNEVEAU et AUDUBERT) :
lo Formule dans laquelle M représente
la masse totale des éléments B et des constantes; utilisée par ses auteurs pour des milieux troubles homogènes (suspensions de mastic déjà citées de diamètre variant entre O,1 et 11 u) et aussi pour des milieux troubles hétérogènes: précipités, émul- Sions de mastic, gomme-goutte, huile etc. —
8) Petites particules.
Ces lois sont établies pour des suspensions à particules relativement grosses. Ajoutons que, pour des colloïdes finement dispersés, TEORELL a trouvé que les lois de BEER et de LAMBERT s’appliquaient. Cela revient à égaler à 1 les exposants des formules précédentes, (d’accord avec les résultats donnés antérieurement par GARNETT pour les colloïdes métalliques).
Dans son mémoire de 1921 VLÈS donne le tableau suivant (p. 260) qui montre que les valeurs le l’exposant diminuent avec la grosseur des particules en suspensions.
(1) VLÈS établit mathématiquement que, si une fonction hyperbolique rend compte d’un phénomène entre deux limites, on peut calculer les coefficients d’une exponentielle de forme cAxB que rendra aussi compte du phénomène,
T Ordre de | PNR ‘
grandeur || — <*? = Phénomène Part cule qu Here 0 | | ae de gran<eur
en 2 dem —
A Bleu du ciel (théorie de
molécules ) Lord Rayleigh) 0,001
gazeuses )
granules 0,001 à ) colloïdaux | 0,3 )
( ( | Solutions colloïdales . 2
Colloïdes métalliques (Garnett)
Diffusion atmosphérique (grosions 2) (Boutaric) gouttelettes\
Précipités (Boutaric,
Compan, etc.
Emulsions bactériennes . bactéries
] Emulsions sanguines . . hématies Poudre de lycopode . . spores 70:58 ! Œeuis de merlan . .. œuis —+0 (grasds À) , 4 (Schéma des grosses billes)
de substance), ce qui paraît justifié pour les suspensions à grosses parti-
cules, on voit qu’on ne peut pas former de sys‘ème d'équations par combinaison avec les formules clasiques de viscosité. Dans les deux cas, en effet, ce qui est la variable indépendante est V=Ny, donc on ne peut tirer N et v de la résolution d’un système d’équations.
Si l’on fait entrer dans l'expression de = le produit Nv = V (quantité
BOUTARIC, dans le cas des colloïdes du sérum sanguin, pose que la densité optique est proportionnelle au nombre d'éléments et au carré du volume élémentaire; alors, pour ces suspensions à particules très petites ou peut résoudre un système à deux inconnues, en recoupant par une détermination de viscosité. L'auteur, en appliquant cette méthode de calcul à l’étude des mesures de LECOMTE pu NouY sur le sérum chauffé, montre que le nombre de particules ne varie pas pendant l’ échaufiement, mais que les particules gonflent par fixation d’eau.
c) VLÈS propose enfin une troisième loi qui fait entrer en ligne de
compte l’absorption propre du milieu DREAM etecelle dei substance dispersée.
PROS peer
W—(W0—w;) € A, q étant la quantité de substance dispersée, w, la transmission de l’excipient, wcelle de la substance constituant les particules, et & celle de la susepnsion.
IT. Variation de l’opacité avec la longueur d’onde.
Loi du type ——eÎ (=) tormute de LORD RAYLEIGH généralisée par