‹ Contribution à l'étude des propriétés réductrices du méthaneChapitre 30 sur 53 · LE · texte numérisé non relu

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Si maintenant nous faisons avec l’oxyde stanneux une expérience analogue à celle décrite p. 65, nous constatons une marche à peu près identique avec néanmoins quelques petites différences. Tout d’abord, nous obtenons en opérant avec l’oxyde stanneux davantage d'acétylène (près de 1 p. 1.000 à 1.000°) et de goudrons. Mais surtout la réduction aboutit à la formation de globules d’étain pouvant atteindre 3 millimètres de diamètre, alors qu'ils étaient microscopiques dans l’autre cas. y

Un essai où l’on faisait croître la température aussi rapidement que possible jusqu'à 1.095° nous a montré la réduction de l’oxyde stanneux en une seule masse compacte d’étain entourée d’un peu de carbone en poudre:

Avant de conélure, il nous faut indiquer la provenance de l’eau et de l’anhydride carbonique formés au cours de l’expérience décrite plus-haut, entre 145° et 460° (entre la 4° et la 17 minute). On-pourrait croire qu'il s’agit là d’un début de réduction. Il n’en est rien. En effet, le contenu de la naceïle, observé après un essai à température inférieure à 460°, s'est révélé à peu près semblable à l’oxyde stanneux initial : même couleur, même réaction avec l’acide chlorhydrique dilué dans lequel ils se dissolvent sans dégagement gazeux (s'il y avait eu réduction, il y aurait eu formation d’étain donnant de l'hydrogène avec l'acide chlorhydrique). L'eau observée provient de ce que l’oxyde stanneux utilisé n’est pas rigoureusement anhydre (un peu de cet oxyde, chauffé dans une capsule recouverte d’un verre de montre, laisse dégager de la vapeur d'eau qui se condense sur le verre de montre). Quant à l’anhydride carbonique, il s’en trouve des traces dans l’oxyde stanneux préparé par déshydratation de l’hydroxyde dans, un courant d’anhydride carbonique, et il se dégage sous l’action de la chaleur.

Conclusion. — Comme l'hydrogène, le méthane réduit les oxydes d’étain mais à une température plus élevée @à partir de 780°). En gros, l’action est la même sur l’oxyde stannique

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ou sur l’oxyde stanneux et aboutit à la production d'étain métallique, mais celui-ci apparaît sous une forme plus divisée lorsqu'on part de l’oxyde stannique. La réduction de ce dernier passe-par le stade instable oxyde stanneux Sn0.

Les réactions secondaires dues au méthane sont la production de carbone dès 780°, d’acétylène (assez peu et à partir de 795°) et de goudrons. :

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