‹ Contribution à l'étude des propriétés réductrices du méthaneChapitre 37 sur 53 · OO Les vapeurs sont moins colorées. Il y à · texte numérisé non relu

OO Les vapeurs sont moins colorées. Il y à

un dépôt de goudron noir au début du

tube A. Arrêt du four.

Après refroidissement, on observe un dépôt de goudron et de carbone dans le tube de quartz. Quant à la nacelle, elle est recouverte de carbone et contient une poudre noire sur laquelle l’eau et l’acide chlorhydrique concentré bouillants sont sans action. .

Conclusion. — Le méthane ne réduit pratiquement pas le sesquioxyde de chrome. Au contact de ce dernier, il se décompose aux températures élevées en donnant de l’acétylène (en quantité nettement inférieure à ! p. 1.000), du carbone et des goudrons (assez peu).

MOLYBDENE

.Anhydride molybdique Mo0;.

L'hydrogène réduit l’anhydride molybdique Mo0, en oxyde Mo0, vers 470°; avant la formation de cet oxyde, il v a passage par des produits de réduction intermédiaires décelés par leur couleur. A température supérieure à 470°, on obtient le molybdène sans qu’on puisse caractériser sûrement d’autres oxydes intermédiaires [4#4, 451.

Avec le méthane, nous aurons encore réduction de l'anhydride molybdique. |

Bi

PREMIÈRE SÉRIE D'EXPÉRIENCES

x 3 £ : 2 ÿ - On opère sur 1 8. 50 d’anhydride molybdique pur. Le cou rant gazeux à une vitesse de 7 litres par heure

Temps Température Résistance OBSERVATIONS

0” 20° ; A Mise en marche du four.

112 660 30 De l'eau apparaît dans le tube A.

te 6450 » Depuis 6 minutes, il s’est formé une fai-

Ô ” ble quantité d'anhydride carbonique. * 23/ 6400 25— La nn te d’eau à cessé.

LAPS LR LEE » Koh gaz dégagés ne contiennent plus

A Dany Hide carbonique. i 28. “6900 ‘00 Arrêt du four. On sort le tube de quartz

du four pour hâter son refroidissement.

Lorsque celui-ci est terminé, on constate que la nacelle contient de l’oxyde bleu de molybdène, reconnaissable uniquemient à sa couleur. ,

: La littérature n'indique aucune réaction caractéristique de l’ oxyde bleu de miolybdène; sa composition varie suivant son mode d'obtention et on n’a pas isolé avec certitude l’oxyde anhydre MoiQ TAG OMR RSR \ À Fi }

DEUXIÈME SÉRIE D'EXPÉRIENCES

Nous. ons préalablement Fanhydride molybdique en oxyde bleu comme précédemment, puis nous élèverons la température au-dessus de 690°. ;

Temps Tenipéraibure Résistance OBSERVATIONS Lot A À ' 20° : il Mise en marche du four.

107 6700 30 L'eau apparaît, en faible, quantité d'ailleurs, dans le Lube A.

137 6850 DEA 4 La production d’anhydride carbonique est ‘ faible. Les gaz dégagés ont une odeur.

| forte. :

30/ 6450 1 L'anhydride earbonique à disparu. La 4 transformation en oxyde bleu étant pra- A , tiquement (erminée, on élève de nou:

" veau la température du four.

DANS LTD 0 21 De l'eau apparaît dans le tube A. Il à : ‘Aussi PACA d'anhydride roi ll que.

337 7600 » à 38" #9 7500 » Les gaz dégagés contiennent toujours de

l’anhydride carbonique.

Er 060

Temps Température Résistance OBSERVATIONS 467 7500 » Un très laible dépôt bleu apparait au dé-

but du tube A. $ 52/ 7450 OÙ à L'eau a disparu; il n'y a plus que les

traces d’anhydride carbonique. La réduction est donc pratiquement termi-.

née. Arrêt du four.

Après refroidissement, on constate que la nacelle, recouverte d'un faible dépôt de carbone, contient une poudre violacée à reflets cuivrés. , |

L'eau bouillante, l’acide chlorhydrique dilué ou concentré bouillant, sont sans action sur cette poudre. Avec l'acide sulfurique concentré bouillant, l’attaque est excessivement faible : la liqueur surnageant se colore très faiblement en bleu: il est vraisemblable que cette coloration est due à la présence d’une faible quantité de molybdène métallique provenant d'une réduction plus poussée, débutant déjà vers 760! comme nous le verrons plus loin.

Seul l’acide nitrique concentré bouillant dissout cette poudre : on obtient une solution jaune et un dégagement de vapeurs nitreuses; la solution se trouble ensuite et abandonne un dépôt blanc jaunâtre d'acide molybdique. APS

La couleur de la poudre obtenue et ces diverses-réactions nous indiquent qu’elle est constituée par de l'oxyde de molybdène Mo0.. |

TROISIÈME SÉRIE D'EXPÉRIENCES

Nous tontinuons l'expérience précédente et faisons agir le méthane sur l’oxyde de molybdène M60, obtenu.

Nous remettons donc la nacelle et son contenu dans le tube de quartz, .celui-ci dans le four, et nous chauffons après avoir réglé le débit gazeux à sa valeur habituelle de 7'litres par heure. | part

ts NN ea Temps Température Résistance OBSBRVATIONS s

(Dé 20° ( Mise en marche du four.

13” 8350 16 Des traces d'eau apparaissent dans le tube A. Les gaz dégagés contiennent une quantité assez importante d'anhydride carbonique.

14 8750 20 Ces gaz brûlent avec une flamme en par-

| tie bleue (présence d'oxyde de carbone).

54 S500 » La production d’anhydride carbonique a

4 cessé.

26’ 8500 (o\e) L'intérieur du tube A est recouvert d’un

faible dépôt, bleu. Arrêt du fonr.

Après refroidissement, on enlève la nacelle; elle est recouverte d’une faible couche de carbone et contient une poudre noire à reflets brillants.

Cette poudre, inattaquée par l’eau bouillante et l'acide chlorhydrique bouillant, se dissout en partie dans. l’acide sulfurique concentré et chaud en donnant une solution bleue, puis verte et un dégagement d’anhydride sulfureux. Cette réaction caractérise le molybdène métallique [#7].

Cette poudre provoque un louche blanc dans une solution

de chlorure mniercurique à l’ébullition : c’est encore une réaction du molybdène métallique.

Enfin l'acide nitrique concentré attaque la poudre à froid avec dégagement de vapeurs nitreuses : on obtient une solution jaune verdâtre et un dépôt de carbone. La solution se trouble rapidement, devient elaire à l’ébullition et reprécipite en blanc à froid (formation d’acide molybdique).

I résulte de ces diverses réactions que la nacelle contient du molybdène métallique mélangé à du carbone, Mais il est possible qu'elle contienne aussi du carbure de molybdène. Avant de discuter cette question, nous indiquerons, pour en finir avec cette troisième série d'expériences, que la réduction du bioxyde de molybhdène Mo0, peut débuter aux alentours de 760°, si le contact entre l’oxyde et le méthane est en particulier maintenu assez longtemps.

En effet, au cours de la réduction de l’oxyde bleu de molybdène obtenu dans les conditions habituelles (voir p. 95), nous avons maintenu la température de 760° pendant 50 mi-

Aer. OT pere

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