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nutes : après refroidissement, nous avons constaté que la nacelle contenait, non pas l’oxyde Mo0, violacé à reflets cuivrés, mais une poudre noire à reflets brillants présentant les propriétés du molybdène métallique. |
Ainsi, la réduction de l’oxyde bleu en oxyde Mo0, est suivie presque immédiatement de la réduction en métal si on ne prend pas soin de maintenir la température aux environs de 735°-750°, et cela pendant un temps relativement court.
Etude sur la production des carbures de molybdène M et de tungstène.
La littérature nous apprend que le molybdène et aussi le tungstène peuvent se carburer sous l’action du méthane à des températures voisines de 800° (Hizperr et ORNsTEN [48)). Ainsi, il serait possible que la poudre noire obtenue au cours de l'essai précédent contienne ou du molybdène,,ou du carbure de molybdène, off encore un mélange des deux. Aucune réaction analytique ne nous permet de différencier ces deux COTpS, ên présence de carbone amorphe, dans la poudre ohtenue, ce qui complique singulièrement le problème.
Sion pouvait séparer ce carbone amorphe, il serait alors
possible de voir si le molybdène a fixé du carbone sous
forme d’un carbure. il suffirait de traiter la substance débarrassée du carbone amorphe par l'acide nitrique en présence d'un courant d'oxygène [49] : au cas où cette substance con-
tiendrait un carbure, le carbone combiné serait oxydé en
anhydride carbonique facile à déceler et à doser au besoin.
Si on se reporte aux travaux de Morssax sur le carbure de molybdène [49], on constate que ce savant obtient au four électrique un mélange de carbure et de graphite (action d'un excès de carbone sur de l’anhydride molybdique). Pour faire l'analyse du carbure, il traite le tout par l'acide nitri-
(1) Signalons l'importance industrielle du carbure de molybdène dont la très grande dureté le fait utiliser pour la fabrication des outils à coupe rapide,
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que comme il est indiqué ci-dessus; dans ces conditions, le graphite resté inaltéré et le carbone du carbure se transforme en anhydride carbonique; celui-ci est dosé par absorption dans un tube à potasse; du poids d’anhydride carbonique formé, on tire le poids de carbone combiné au/molybdène, celui-ci étant dosé dans la solution nitrique par la méthode habituelle (précipitation sous forme de molybdate mercureux par le nitrate mercureux et transformation en bioxyde de: molybdène).
Il n’est pas possible d'appliquer cette méthode au cas qui nous intéresse; en effet, le carbone amorphe, à l'inverse du graphite, est oxydé par l'acide nitrique.
Si. maintenant on étudie les travaux de Hirperr et OrxsrEen [48], on s’apercoit que ces deux auteurs ont tourné la difficulté en s’arrangeant pour supprimer la production de carbone amorphe libre.
Le méthane se décompose vers 8&00° en carbone et hydrogène :