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de manganèse Mn9; il est mélangé à du carbone.
QUATRIÈME SÉRIE D'EXPÉRIENCES
On fait agir le méthane, à la vitesse de 7 litres par heure, sur 2 grammes de bioxyde de manganèse pulvérisé. À chaque stade de la réduction, on attend que celle-ci soit terminée avant d'élever la température. Nous ne décrirons l'expérience qu'à partir du moment où la température atteint 850° et où le méthane agit alors sur une subsfance identique à celle obtenue au cours de la troisième série d'expériences.
1h42 8500 g Il apparaît des traces très faibles d'acétylène. É
4h44 8900 » Des vapeurs blanches envahissent lap-
pareil. La proportion d'acétylène augmente : le précipité d'acétylure cui-
vreux apparaît en 6 secondes. : :
1h47 960° » Les vapeurs jaunissent.
L h 49 990° 1 Du goudron jaune, fluide, se dépose an
début du tube A. Le précipité d'acélylure cuivreux apparaît en 7 secondes.
{h 50 1.0350 » Les vapeurs brunissent. Des cristaux | blames se forment dans le tube A.
[n°527 1.0750 { 7 Le précipité d’acétylure cuivreux apparaît
en ? secondes. Les gaz dégagés brû-
lent: avec une flamme à peine fuligi-
É neuse. Le goudron déposé au début du
5 tube A est devenu brun.
2h101%%:,4:1200 OC Les vapeurs sont devenues srises. L'in k térieur du tube A ëést recouvert lle
goudron moir. Les gaz brüleut raintenant avec une flamme très fuiiginense.
Arrêt du four.
Entre 850° et 1.120°, on n'a pas observé la formation de vapeur d'eau, bien que, comme nous le verrons, il y ait eu une nouvelle réduction; mais le goudron fluide déposé à 990° dans le tube À contenait peut-être de l’eau.
L'intérieur du tube de quartz est recouvert d’un dépôt de goudron ét de carbone. La nacelle, recouverte d’une très faible couche de carbone, contient une poudre grise, prise en masse.
L'eau bouillante est pratiquement sans action sur cette poudre. L'acide chlorhydrique au 1/2* à chaud, la décom-. pose légèrement avec faible dégagement gazeux. Traitée par
l'acide sulfurique au 1/10, elle laisse dégager à froid, et mieux à chaud, une petite quantité d’un gaz à odeur alliacée désagréable. Ce gaz brûle avec une flamime jaune en donnant de l’anhydride carbonique; il contient donc un ou plusieurs hydrocarbures; si on le traite par l’eau de brome, on obtient une absorption très faible, ne dépassant pas 5 p. 100; d’autre part, il ne précipite pas avec le chlorure cuivreux ammoniacal; 1] en résulte que ce gaz contient des hydrocarbures saturés, peu d'hydrocarbures non saturés et pas d'acétylène. Après l’attaque de la poudre par l'acide sulfurique dilué, il reste un abondant résidu de carbone. Quant à la solution, elle contient l’ion manganeux décelable par la réaction de Vohlard.
Ainsi, l’oxyde manganeux MnO obtenu à 825°-850° s’est transformé sous l’action du méthane en un carbure de manganèse décomposable par l’eau acidulée par l'acide sulfurique, avec production d'hydrocarbures. La réduction de l’oxyde manganeux a lieu à une température supérieure à 850°.
Un autre essai, où nous avions fait passer le méthane pendant deux heures sur de l’oxyde de manganèse à 1.010°-1045°, nous à conduit aux mêmes résultats : le rendement en carbure n'a pas été amélioré; il semble que le carbone déposé sur l’oxyde, et provenant de la décomposition d’une partie du méthane, empêche l’action de ce dernier.
On retrouve ainsi, en partie, les résultats des expériences de F. Rrscrer et F. Baxcerr [7]. Ces auteurs faisaient passer le méthane sur l’oxyde pulvérisé (Mn0, ou Mn,0,), chauffé ‘à 800°-1.000°, avec ou sans mélange d’autres oxydes métal- Jiques. Les carbures formés étaient décomposables par l’eau ou l'acide chlorhydrique avec production d'hydrocarbures. Ces auteurs indiquent aussi que l’addition d’oxydes métalliques variés à l’oxyde de manganèse affecte fortement les propriétés du carbure obtenu; mais cette question est en dehors de notre étude. Avec l’oxyde de manganèse seul, ils = obtenaient un carbure capable de céder 90 p. 100 de son carbone sous forme d'hydrocarbures.
Pour en terminer avec les résultats de la dernière expérience décrite, notons la production d’acétylène à partir de 850°, la proportion de ce gaz dépassant 1 p. 1.000 à 1.075; quant aux goudrons, ils n'apparaissent en quantité importante qu'au-dessus de 1.075°.
Un dernier essai, où l’on faisait croître la nee aussi rapidement que possible (de 20° à 1.075° en 32 minutes), ne nous a rien montré d’intéressant, si ce n’est que la réduction était très incomplète, la nacelle contenant à la fin de l’opération du bioxyde de manganèse recouvert d’une mince cou-
che de carbure de manganèse.
Conclusion. — Le méthane réduit le bioxyde de manganèse d’abord en oxyde salin Mn,0, à 390° (différence avec l'hydrogène qui amène en premier lieu le bioxyde au stade sesquioxyde Mn,0;), puis, à 610°, en un oxyde contenant une combinaison de sesquioxÿde Mn,0, et de protoxyde Mn0, mais où le sesquioxyde est en proportion plus faible que dans l’oxyde salin (autre différence avec l’hydrogène, qui ne laisse pas entrevoir d'oxyde intermédiaire de ce type). Ensuite, à R25°, la réduction aboutit au protoxyde Mn0. Ces diverses réactions s’accompagnent de la production de vapeur d’eau et d’anhydride carbonique.
Enfin, à une température supérieure à 830°, le protoxyde MnO est réduit à son tour, mais le carbone du méthane réagit aussitôt sur le manganèse formé pour donner un carbure décomposable par l’eau acidulée en hydrocarbures gazeux, saturés pour la plupart. à
Dès R50°, il y a production accessoire de carbone et d’acétylène, et vers 990° apparaissent des goudrons.