‹ Contribution à l'étude des pseudo-paraplégies chez le chevalChapitre 15 sur 20 · OBSERVATION I · texte numérisé non relu

OBSERVATION I

Décubitus myasthénique. Guérison.

Cheval breton, sous poil noir, âgé de 11 ans. Cet animal fut trouvé, le matin, couché dans son écurie, dans l'impossibilité de se relever.

Nous l’avons visité une heure après environ.

Le sujet, lors de notre arrivée, est en décubitus latéral droit. Nous le trouvons en très bon état d’entrétien. La conjonctive est presque normale, le pouls et la respiration à peine accélérés.

On essaie de faire relever le sujet. Celui-ci se met lui-même en décubitus sterno-abdominal, étend les membres antérieurs, se soulève sur le devant, mais l’arrière-main ne peut quitter le sol.

L’exploration rectale nous montre le rectum bourré d’excréments; ceux-ci sont évacués à la main.

L'animal a été relevé sans tarder au moyen d’un palan. Des frictions de vinaigre chaud furent faites sur les deux membres droits. Une heure après le cheval se tenait sans difficulté en station quadrupédale et aurait pu se passer de l’appareil de soutien. Malgré cela, celui-ci fut maintenu vingt-quatre heures. Pendant ce temps, une grande quantité d’excréments fut évacuée, grâce aux lavements.

DR ee

Deux jours après l’accident, l’animal était revenu à l’état normal et mis au pré.

Huit jours après, le propriétaire le vendait à la boucherie pour un autre motif.

OBSERVATION II Décubitus myasthénique. Guérison.

Le sujet est un cheval hongre, âgé de 15 ans, en très bon état d’entretien, et sans antécédents pathologiques.

Il est trouvé, un matin, à l’écurie, dans l’impossibilité de se relever, et nous l’avons visité peu de temps après.

La muqueuse oculaire, le pouls, la respiration ne s’éloignent pas sensiblement de la normale.

Température rectale 37°9. Un véritable cylindre de crottins comprimés a été évacué par l’animal. Malgré cela, le rectum est encore bourré d’excréments.

Malgré des appels répétés, le cheval se refuse à faire le moindre mouvement pour se remettre debout.

On décide alors de le soulever avec un palan. Cette opération fut assez laborieuse, car le malade désirait visiblement reprendre Ia position couchée. Il fut cependant remis sur pied. Ensuite une injection sous-cutanée de caféine a été pratiquée, de même qu’une forte friction sinapisée sur les deux membres gauches qui étaient en contact avec le sol. |

Très rapidement, le bipède latéral gauche reprenait sa fonction, et dès le lendemain l’animal pouvait être mis au pré.

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