‹ Contribution à l'étude des pseudo-paraplégies chez le chevalChapitre 14 sur 20 · LOU · texte numérisé non relu

LOU

reparaître dès que l'animal est mis en mouvement à une allure rapide. (Cadéac.)

Les accidents de contention, dont nous avons parlé précédemment et qu’on attribue à la compression du nerf radial, peuvent avoir une origine myopathique. Dans ce cas, Frôhner, se basant sur le résultat de nombreuses autopsies où le nerf radial a été trouvé intact, mais où existaient des lésions de myosite parenchymateuse, soutient que les muscles sont primitivement altérés et sont la cause de la paralysie, comme dans l’hémoglobinurie paroxystique. La boîiterie intermittente d’origine vasculaire existe également dans l’espèce humaine et se manifeste de même façon que chez le cheval. Quant à la cause de l’affection, certaines théories émises en médecine humaine diffèrent de celles qui ont cours en vétérinaire. « Il semble douteux que la boîterie soit produite uniquement par les perturbations permanentes d'ordre mécanique, que l’artérite entraîne dans l'irrigation périphérique, et la suspension de la marche paraît occasionnée ou précipitée par l'intervention d'un autre facteur. La pâleur, le refroidissement, l’atténuation ou la disparition des pulsations et des oscillations constituent, en quelque sorte, un syndrome de syncope locale qui, associé à la douleur, est interprété par divers auteurs comme un angiospasme, » (André Thomas.)

Chez nos malades, il n'y a certainement pas thrombose des vaisseaux nourriciers des muscles de la

croupe, de la cuisse, de la jambe, puisque Ia « para-

Jysie » a disparu chez certains au bout d’une demiheure ou d’une heure, et ne s'est pas manifestée d’autres fois. Il est possible, au contraire, qu'il y ait un spasme vasculaire, ou une « myopathie » par compression, comme le suppose Frühner dans l'affection appelée couramment paralysie du radial.

Et il est évident que ces troubles vasculaires pourraient être associés à des phénomènes relevant

de la compression nerveuse étudiée auparavant.

Pour en terminer avec cette étude, nous devons signaler qu’il existe, chez l'homme, une maladie appelée myasthénie. (Cette affection se traduit par de la paralysie de la langue, du voile du palais, du pharynx, du larynx, présentant des rémissions. Si la symptomatologie est assez bien connue, il n’en est pas de même de son substratum anatomique et de sa physio-pathologie. A l'heure actuelle, certains auteurs pnsent que des troubles végétatifs sont à la base de la myasthénie et que, dans la réalisation de ces troubles véglétatifs, intervient une perturbation du fonctionnement des glandes endocrines (Marinesco, Kacenelson, Waldorp, etc.). Il ne semble donc pas qu'un lien quelconque puisse exister avec la pseudoparaplégie que nous étudions et que nous avons qua-

lifiée de myasthénique.

Observations Personnelles

Page 1