‹ Contribution à l'étude des pseudo-paraplégies chez le chevalChapitre 3 sur 20 · À MES MAITRES · texte numérisé non relu

À MES MAITRES

DÉCUBITUS MYASTHÉNIQUE INTRODUCTION

L'étude que nous présentons à l'appréciation de nos Maîtres est ‘un simple travail d'observation, le seul qui soit vraiment permis au Vétérinaire qui se trouve loin des laboratoires et n’a pas la bonne fortune d'exploiter une clinique de luxe.

Le sujet que nous avons choisi paraît ignoré de nos auteurs classiques. Il se rapporte à l’un des syndromes les plus embarrassants de notre médecine, celui qui se manifeste à première vue par un décubitus forcé et prolongé et qui, dans le passé, était invariablement appelé paralysie ou paraplégie.

Evidemment, les générations qui nous ont précédé ont essayé de démêler cet écheveau, et nous devons reconnaître, qu’à l'heure actuelle, la plupart des états pathologiques qui se traduisent par l’impossibilité du relever sont connus quant à leurs causes et à leurs lésions. Les maladies dont les altérations anatomiques

sont très visibles ont été les premières étudiées : frac-

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tures des vertèbres, des membres postérieurs, arthrites bilatérales, tumeurs rachidiennes, etc. Puis, les progrès de l’histologie ont permis de découvrir des affections nerveuses qui, antérieurement, étaient supposées n’appartenir qu'à l'espèce humaine : myélite, encéphalite, etc. Par ailleurs, un autre état morbide, aboutissant également, dans nombre de cas, au décubitus forcé, a été étudié’ de façon très complète; nous voulons parler de l’hémoglobinurie paroxystique qui, jusqu'à la fin du siècle dernier, a été considérée comme une paraplégie et que Trasbot décrivait encore comme une congestion de la moelle.

Ces différents processus sont nettement individualisés et, dans bien des circonstances, grâce aux commémoratifs d’une part, à l’évolution d'autre part, on peut assez souvent poser un diagnostic relativement précis. En pareil cas, l'examen clinique a également une grande importance, et certains symptômes comme la couleur de l'urine dans l’hémoglobinurie, la crépitation dans les fractures, la sensibilité dans les arthrites, suffisent presque toujours pour fixer le praticien. Pourtant ces maladies ou accidents ne représentent qu'une partie des affections qui s’accompagnent de décubitus forcé. Dans les autres cas, on songe à un trouble nerveux, on explore la sensibilité, on interroge les réflexes. Mais là, il faut bien reconnaître que les indications recueillies sur nos sujets sont souvent négatives et, en tout cas, n’ont pas la netteté et l'éloquence de ceux fournis par le genre humain.

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