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C’est dire que, bien des fois, le diagnostic est impossible en l'absence de commémoratifs ou que-le praticien ne se trouvera éclairé que par l’évolution de la maladie, et même l’examen des lésions. C’est dire. également, que certains états morbides différents de ceux qui sont étudiés de façon si scientifique par nos auteurs modernes, nous échappent encore.
A différentes reprises, des circonstances heureuses nous ont permis de découvrir un de ces troubles qui . n’ont pas leur place dans la nosologie vétérinaire moderne. Par la suite, guidé par ces premières observations, nous avons reconnu qu'il s’agit là d’un processus bien caractérisé, moins rare que nous ne le pensions tout d’abord, et qui réclame des interventions assez précises pour qu'il y ait intérêt à poser un diagnostic dès le début. Et c’est pourquoi nous avons pensé, non seulement que nous avions là un sujet de thèse, mrais encore que ce travail pourrait avoir quelque utilité pour nos confrères praticiens.
Est-ce à dire que nous ayons fait une découverte ? Loin de nous pareille prétention. Le syndrome que nous étudions n’est pas d’une extrême rareté, et il est bien certain qu'il a été observé par nombre de praticiens s’occupant du cheval. De même il est plus que probable que quelques-uns ne se sont nullement mépris sur la nature des troubles constatés. En particulier, alors que nous étions étudiant, nous nous souvenons parfaitement avoir entendu de vieux praticiens, et mon père en particulier, parler de « para-
lysie d’écurie ». Cette expression, qui ne correspon-
dait à rien de l'enseignement de nos Maîtres, nous paraissait pour le moins étrange. Aujourd'hui, au contraire, elle nous fait penser que ceux qui l’employaient avaient « su voir », et elle nous oblige à regretter que ces observateurs consciencieux n'aient pas publié leurs constatations cliniques.
Quant à nous, nous avouons que le souvenir de cette expression « paralysie d'écurie » nous a guidé certainement dans l’établissement de notre premier diagnostic.
A différentes reprises, nous avons cherché quelques éclaircissements dans nos traités de médecine, mais en vain. Puis au moment d’entreprendre ce travail, nous avons poussé nos investigations du côté d’ouvrages plus anciens et des articles très variés qu'on trouve dans nos journaux professionnels.
Ces recherches, sans doute imparfaites, nous ont permis de relever une seule relation d’un cas qui nous paraît très voisin de ceux que nous étudions. Cette observation, due à Sullivan, est présentée comme un cas de paraplégie par obstruction fécale. Elle fut notée chez une jument qui recevait 4 livres d'avoine, 3 litres d'orge écrasée et 3 livres de son. Cette bête fut trouvée « paralysée » un matin et atteinte d’un léger lymipanisme. À l'exploration rectale, l’auteur découvrit une grande quantité de fèces desséchées. Le traitement mis en œuvre fut le suivant : breuvages à l'essence de térébenthine et à l'huile de lin, lavements, puis vidange du rectum. Ensuite il fallut recourir au salicylate d’ésérine (4 centigrammes), En une heure,