‹ Contribution à l'étude des pseudo-paraplégies chez le chevalChapitre 8 sur 20 · ANATOMIE PATHOLOGIQUE · texte numérisé non relu

ANATOMIE PATHOLOGIQUE

Nous avons fait quelques autopsies et les constatations que nous avons pu noter sont variables suivant que le décubitus a été de courte durée ou au contraire relativement prolongé.

Chez les animaux abattus de façon précoce, les lésions sont très peu marquées. Rien ne peut être constaté à l’œil nu sur la moelle et ses enveloppes. La seule chose qui apparaît nettement, c’est la distension du rectum par des excréments tassés mais nullement desséchés. Il n’y a ni congestion de l’organe, n1 inflammation bien apparente de sa muqueuse.

Lorsqu'il s’agit d’un animal ayant succombé au bout de plusieurs jours, on trouve des altérations un peu différentes. Le système nerveux est toujours exempt de lésions macroscopiques et le rectum est encore plein de matières si un traitement évacuant n’a pas été employé. Dans ce cas, la muqueuse rectale peut paraître légèrement enflammée.

D’autre part, si le malade est resté couché sur le même côté, des lésions de décubitus sont évidentes; ecchymoses, zones de congestion de certains terri-

Vide

toires musculaires et zones d’anémie de territoires voisins.

Enfin les viscères sont altérés; le foie est décoloré, couleur feuille morte, le cœur est comme cuit, le rein plus ou moins congestionné. Il s’agit là, de toute évi-

dence, de lésions en rapport avec l’auto-intoxication.

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