‹ Contribution à l'Étude des Psychoses Post-OpératoiresChapitre 10 sur 22 · ROSE · texte numérisé non relu

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donner lieu à des psychoses, on atout d’abord incriminé les anesthésiques et en particulier le chloroforme.

Mais ces agents agiraient alors d’une manière tout à fait différente des autres toxiques. Comme le fait remarquer M. le Professeur Joffroy, une intoxication aiguë et nou répétée, même par l'alcool ne saurait “engendrer de perturbation prolongée comme on en rencontre dans les observations rapportées à ce suj t. D'ailleurs le début de la psychose survient à une date assez variable par rapport à l'anesthésie et souvent quand l'agent anesthésique est complètement éliminé de l’organisme.

Ces psychoses post-anesthésiques ont donc une existence très douteuse. Existeraient-elles d'ailleurs, elles constitueraient un fait à côté des psychoses post-opératoires proprement dites et pourraient s’observer en dehors de toute opération.

S'il est perm's de douter des psychoses post-anesthésiques, l'existence d'un délire survenant sous l’influence d’antiseptiques et en particulier de l’iodoforme paraît au contraire des mieux établies.

M. le Professeur Berger a donné en 1883 une importante description des phénomènes d'intoxication causés par l'absorption de l’iodoforme au niveau des plaies.

Ces phénomènes peuvent être rangés sous trois chefs:

1° Inappétence et dégoût des aliments avec saveur d’iodoforme dans la bouche.

20 Petitesse extrême et fréquence du pouls indépendamment de toute élévation de température et sans mauvais aspect dé la plaie.

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