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De 1860 à 1830, les observations commencent à apparaître plus nombreuses et la discussion s'établit.
En 1861, Griesinger publie l'observation d’une hystérique tombée dans une mélancolie profonde à la suite d’une blessure accidentelle de œil.
En 1863, Sichel décrit un délire particulier observé sept ou huit fois à la suite des opérations de cataracte.
Lanne, Magne, publient, la même année, des observations analogues.
Courty, en 1865, publie l'observation d'une manie aiguë développée à la suite d’une ovariotomie.
Billroth, en 1868, signale deux cas de délire maniaque survenus après des opérations de rhinoplastie.
En 1875, Davidson publie un cas de manie consécutive à une amputation de cuisse.
La même année, Barwell communique à la Société Chnique de Londres un nouveau cas de manie aiguë consécutif à une ovariotomie. Lawson Tait, Edith, rapportent, à ce propos, un cas de manie et un cas de mélancolie aiguë à la suite de la même opération.
En 1877, paraît la thèse de KFestal sur le délire nerveux traumatique. ;
En 1878, Schmid-Rimpler publie un travail sur une forme particulière de délire post-opératoire survenu après des opérations de cataracte.
En même temps que l’on apporte des observations, on discute la nature du délire post-opératoire. Festal identifie le délire traumatique et le délire alcoolique. Verneuil et Billroth défendent d’abord cette opiuion, puis distinguent deux variétés de délire traumatique ou
post-opératoire : l’une avec dépression, l’autre avec excitation, cette dernière seule étant sous la dépendance de l’alcoolisme.
Nous approchons enfin de la grande période chirurgicale. Grâce aux perfectionnements de l’antisepsie, puis à la connaissance de l’asepsie, lé domaine de la chirurgie va s'étendre considérablement, les indications opératoires vont se multiplier. Les études sür les psychoses post-opératoires vont devenir de blus en plus nombreuses et importantes.
En 1880, Herm Lossen et Fuernster d'Heidelberg citent un Cas de manie survenu à la Suite d'une hystérectomie, et Fuernster rapporte un certain nombre de cas de folie consécutive à des opérations sur lés yeux ayant abouti à la cécité.
Schnabel, en 1883, publie douze cas de troubles mentaux consécutifs à des opérations de cataracte. Il les attribue à des troubles circulatoires Survenant dans des cerveaux atrophiés par la sénilité.
En 1885, Barwell publie deux nouveaux cas dé folie consécutifs : l’un à une ovariotomie, l’autre à une hystérectomie. Torton, Keth, Dent, signalent des faits analogues à la Société de pathologie de Londres. Mérédith, Bristove, rapportent des cas semblables.
La même année, Landesberg, Kretschmer, rapporportent des cas de délire consécutifs 4 l'opération de fa cataracte chez le vieillard.
En 1886, Savage rapporte cinq cas de folie consécutive à des opérations gynécologiques. Il les attribue à l'influence des anesthésiques.