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b) Des phénomènes de cystite, avec urines purulentes renfermant soit du colibacille à l’état de pureté, soit du colibacille associé à de l’entérocoque.
Les courbes de température, dans ces cas d’infection urinaire, affectent deux types qu’on retrouve toujours : c’est, soit une courbe à grandes oscillations, continuellement élevée, soit des poussées successives séparées, les unes des autres, par une période apyrétique plus ou moins longue.
Il est venu naturellement à la pensée des observateurs d’expliquer les pyélonéphrites par propagation locale. C’est, d’après FROMME, à WIiNTER que revient le mérite d’avoir attiré l’attention des cliniciens sur la relation qui peut exister entre l’évolution du cancer du col utérin et certaines altérations de la muqueuse vésicale. En examinant au cystoscope les vessies de cancéreux, ce chirurgien a constaté les particularités suivantes : saïllie anormale du triangle de LiEUTAUD, déplacement des orifices urétéraux, présence de plis, de bourrelets œdémateux parfois criblés de travées bulleuses, stase excessive dans les arborisations vasculaires, sugillations sanguines, etc.
L'opinion d’AMaN JEAN n'est-elle pas tout aussi concordante? « Les réactions au niveau de la vessie sont, dit-il, très intenses surtout sur les cancers de la catégorie III et IV que nous étudions. Dans le cas de cancer il se fait autour du col utérin tout un travail de congestion vasculaire et lymphatique, de perméation ou de propagation néoplasique qui constitue
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dans cette atmosphère celluleuse une véritable « zone de bagarre ». Dans cette zone, sur environ 7 cms, l’uretère va être repoussé, attiré, coincé, entraînant dans ses mouvements son insertion méatique.
L’infection est au niveau de l’ulcération du museau de tanche sous forme de métrite, de salpingite, mais la cystite inflammatoire accompagne presque toujours une métrite. F
Cette cystite est rarement traitée. Si l’on ajoute à ce fait d'expérience la notion d’un üretère comprimé, avec dilatation d’un des tractus urinaires, on conçoit que, sous l'influence de la poussée congestive des 48 premières heures, une pyélonéphrite se déclenche avec fièvre, oligurie, voire même anurie et, dans ce Cas, possibilité d’une mort rapide. »
Cette théorie reconnaît comme étiologie l’exaltation du colibacille, de l’entérocoque qui, pullulant au niveau du col, envahissent la vessie, déterminent d’abord une cystite et, dans la suite, des accidents de pyélite et de pyélonéphrite.
Nous pensons bien que ce saprophyte de l’intestin, se trouvant également dans la portion vaginale de l'uretère et dans les organes génitaux de la femme, puisse non seulement devenir pathogène, mais acquérir un pouvoir de diffusion lorsqu'il se trouve des conditions aussi aptes à la pullulation.
L’inoculation par voie ascendante est un fait indéniable. Les expériences d’ALBARRAN et d’'HALLÉ ont
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montré la possibilité de diffusion des germes de Purètre vers le bassinet.
A cette théorie, on peut objecter que l'hyperpression vésicale déterminant un reflux dans les uretères ou bien la présence de mouvements antipéristaltiques dans ces conduits sont peut-être moins fréquents qu’on ne le croit.
Cette voie ascendante, en effet, nécessiterait une béance particulière du sphincter uretéral et ce reflux dont la preuve est encore à faire et, en conséquence, cette progression cystite, uretérite, pyélonéphrite est peu vraisemblable.
De plus, nous ferons remarquer que le colibacille se trouve assez rarement au niveau du col, puisque nous lavons, chez 12 malades, isolé deux fois seulement du pus prélevé au niveau des ulcérations.
Pourquoi, par comparaison, tant de malades dont la bouche est dans un état lamentable avec chicots et gencives pyorrhéiques ne font-ils pas plus souvent d'infection de leurs glandes salivaires? Ce fait démontre que la voie rétrograde est bien rare.
Pourquoi les microbes n’emprunteraient-ils pas de la même façon les voies lymphatiques? Grâce aux anastomoses lymphatiques agents de relations entre le système lymphatique génital, urinaire et intestinal une infection colibacillaire à point de départ vaginal pourrait très bien se transmettre aux uretères et aux
reins.
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CARL FRANCKE prétend même que la voie lymphatique joue un rôle capital, plus important même que les autres voies.
S’il est imprudent tout de même d’échafauder une théorie reposant uniquement sur des hypothèses pour en combattre une autre, par contre celle que nous présentons porte sur des faits reconnus depuis longtemps et vérifiés par le laboratoire.
Nous voulons parler de la théorie descendante ou
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hématogène où les microbes passant dans le sang | (septicémie) traversent le rein et déterminent des lésions plus ou moins accentuées de lappareil urinaire (pyélite, pyélonéphrite). Cette infection, retrou- 7 vée chez nos cancéreuses, peut être due à une primo 7 infection colibacillaire, soit au réveil d’une ancienne | colibacillose, éventualité qui s’est retrouvée dans notre observation N° 6. Ce réveil se produit peut-être beaucoup plus souvent qu’on ne le pense car beaucoup de pyélonéphrites colibacillaires de la grossesse passent inaperçues des femmes chez lesquelles elles évoluent. Il arrive, en effet, que les décharges microbiennes à travers le rein sont souvent très passagères: les microbes essaimés dans la circulation ont été éliminés rapidement par le rein et, semble-t-il, sans laisser de traces. (N'y aurait-il pas là une autre explication à ces poussées fébriles qui ne durent que peu de temps et dont nous parlions au début de ce travail?) « Mais si les voies excrétrices du rein infecté par voie sanguine sont incapables d'éliminer parfai-
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tement ces microbes infectants, il se produit une stagnation de ces agents dans les cavités excrétrices et ces Cavités s’infectent, s’enflamment et la pyélonéphrite est constituée. » (CHEvASSU et BAYLE.)
On considère que la stase intestinale (MARION) favorisant l’essaimage sanguin du colibacille et un obstacle urétéral troublant l’excrétion des bacilles qui traversent le rein sont les deux grands facteurs dont la réunion provoque la plupart des pyélonéphrites à colibacilles.
Or, comme explication aux réactions fébriles fuca-
ces d'HOED parle d’une légère constipation accompa-
gnant le traitement par le radium. Pourquoi ne pas admettre chez une constipée chronique habituelle une stase intestinale plus grande encore par suite des radiations. L’on a même décrit certaines sténoses consécutives à l’application des radiations.
Quant à l'obstacle urétéral, nous pouvons évidemment envisager les déviations urétérales dont nous parlions tout à l’heure à propos de l’origine ascendante des pyélonéphrites. Mais il ne faut pas oublier non plus que la stase urinaire peut être compliquée par diverses causes de rétention préexistantes d’ordre anatomique ou physiologique : dilatations congénitales, reins mobiles avec coudure, sténose, tous les troubles de fonctionnement pyélique.
N'oublions pas non plus l’hyperfonctionnement des reins dû à l'élimination des leucocytes autolysés et l’alcalinité de l’urine qui, dans 88 0/0 des cas, se