LATTES
trouve chez les cancéreux et constitue, de ce fait, un milieu favorable au développement du colibacille.
Toutes ces causes semblent cependant dominées par le mauvais état général de ces malades. La moindre résistance de l’organisme de ces cancéreuses cachectiques favorise certainement la colibacillémie. Qu'il s’agisse d’une première atteinte ou d’un réveil d’une ancienne affection, nous pensons que, chez ces malades le traitement radiothérapique ou radiumthérapique crée les conditions favorisant la colibacillémie.
N’y aurait-il pas un fléchissement momentané de l’immunité acquise par la muqueuse intestinale contre ces saprophytes normaux ?
Nous savons, de plus, que la leucopénie, état consécutif aux radiations, a une importance considérable sur le fonctionnement général. « L'expérience nous
a montré, dit RÉCASENS( avec quelle facilité s’effondre un organisme affaibli quand à son état cachectique vient s’ajouter la leucopénie résultant de l'action des radiations actives. »
Aïnsi donc l’état fébrile survenant chez les cancéreuses du col au cours des radiations tient souvent à une exaltation de la virulence de la flore utérovaginale, mais tient parfois à une pyélonéphrite colibacillaire. D’où l’inefficacité devant laquelle on se heurte très souvent de toute thérapeutique locale qu’elle soit chimique ou biologique, contre cette température persistante qui entrave l'effet, voire même la pratique des radiations.