CONCLUSIONS
1° Les complications infectieuses survenant au
cours du traitement par les radiations chez les ma-
lades atteintes de cancer de l’utérus sont fréquentes, sans toutefois atteindre le pourcentage de 20 0/0, chiffre qui nous paraît notablement exagéré.
2° Parmi les complications, les unes, de courte durée, sont dues le plus généralement aux traumatismes locaux et sont surtout remarquées au cours du traitement par la curiethérapie.
3° Les autres, de plus longue durée, sont dues :
a) Soit à l’exacerbation de la virulence des germes hébergeant dans les cavités utéro-vaginales et déterminant soit des pyométries, salpingites, pelvipéritonites, etc. Nous pensons que toute la flore microbienne est susceptible de devenir virulente au cours des radiations, et non une seule espèce de germes.
b) Soit, chez des femmes qui présentent une flore microbienne banale, à des altérations de l’état général favorisant ainsi une septicémie (colibacillémie) avec localisation urinaire secondaire (pyélonéphrite).
4° Les pyélonéphrites peuvent être déterminées par une infection ascendante, mais nous croyons que, le
LG
plus souvent, elles sont consécutives à une infection descendante, suivant le mode habituel de propagation des infections urinaires.
5° La preuve de cette théorie hématogène que nous défendons se trouve réalisée dans un séro-diagnostie positif du colibacille.
6° Quant à l’influence des R X sur la Actérnination de ces infections, nous pensons que les radiations créent, par un mécanisme encore un peu obscur, une moindre résistance de l’organisme chez des malades déjà profondément anémiées, et favorisent ainsi l’essaimage sanguin des germes, qui trouvent dans ce milieu des conditions aptes à leur pullulation.
Vu : Le Doyen :
G. Roussy.
Vu : Le Président :