‹ Contribution à l'Étude des Pyélonéphrites au Cours du Traitement des Cancers de l'Utérus par les RadiationsChapitre 9 sur 18 · DRE · texte numérisé non relu

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ture monte à 40° et se maintient très élevée. Le traitement est alors suspendu.

L'examen local montre que la suppuration est plutôt tarie, aucune collection purulente ne s’est formée.

L’appareil pulmonaire est normal.

La malade accuse de violentes douleurs à la miction, les urines sont rares et très troubles. L'examen cytologique montre : la présence de très nombreux leucocytes polynucléaires, la présence d’hématies, la présence de cellules épithéliales.

L'examen bactériologique des urines montre : la présence de nombreux bacilles mobiles Gram négatif présentant les caractères morphologiques du colibacille, la présence de diplocoques Gram positif présentant les caractères morphologiques de l’entérocoque. L’examen des cultures donne les résultats suivants : colibacille, entérocoque.

Les urines restent purulentes durant toute la période fébrile. Des hémocultures répétées restent toujours négatives.

Dans les urines, l’albumine augmente (2 grammes).

L’urée sanguine est à 0 gr. 75.

La malade décède en juin.

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3° Mme Piedv.

Présente un amaigrissement très marqué depuis quelques mois.

À eu quatre enfants, deux sont mort-nés. Une fausse-couche.

Pas d’antécédents personnels.

L’examen local révèle une large ulcération au niveau du col, un utérus encore assez mobile.

L'examen histologique montre qu’il s’agit d’un épithélioma épidermique intermédiaire à tendance baso-cellulaire.

L'examen des urines est négatif.

La réaction de Wassermann est négative.

La flore vaginale est composée de bacilles diphtérimorphes, de staphylocoques, d’entérocoques et de colibacilles.

Le 19 février, on fait l’application classique de radium : sonde intra-utérine 2 X 10, colpostat 2 X 10. Durée du traitement : 8 jours. Dose : 58 mcd.

La température monte de quelques dixièmes le jour même de l'application. Deux jours après, elle dépasse 38°, et, après quelques oscillations, elle remonte à 39°, puis elle se maïntient au-dessus de 38°. Le 18 mars, le traitement thérapeutique, dont nous donnons le détail sur la feuille de température, est institué.

L’examen local montre que la suppuration, d’ail-

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leurs peu abondante antérieurement, est presque disparue.

L'examen bactérologique donne sensiblement les mêmes résultats que précédemment, bien que cette fois l’on n’isole pas d’entérocoque.

La malade, accusant des douleurs à la miction avec raréfaction des urines, un examen des urines, après sondage, est pratiqué. Elles contiennent : de nombreux polynucléaires, de nombreux bacilles mobiles Gram négatif présentant les caractères morphologiques du colibacille. De nombreux diplocoques Gram positif présentant l’aspect morphologique de l’entérocoque.

Les cultures permettent d'identifier ces germes au colibacille et à l’entérocoque.

Les urines restent purulentes, avec, toutefois, une sensible diminution du pus et des germes, le 30 avril, pour redevenir très purulentes quelques jours après.

Au moment du départ de la malade, les urines sont toujours très purulentes, la suppuration est absolument tarie au niveau du col.

Observation N° 3. — Mine Piedv.…

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4° Mme Thom. Th., 40 ans.

À fait depuis un an de fortes hémorragies qui lont, dit-elle, beaucoup affaiblie.

Antécédents personnels négatifs.

Quatre enfants, accouchements normaux, état général bon.

Examen des urines négatif. À

L’examen local, à son entrée, révèle un énorme col ulcéré, végétant. Les paramètres sont partiellement envahis.

L'examen histologique de la biopsie prélevée au niveau du col montre qu’il s’agit d’un épithélioma intermédiaire à tendance baso-cellulaire. 9

Le 10 juillet, après dilatation aux bougies d’Hégar, application classique du radium : 4 X 10, durée du traitemnet, 8 jours, dose, 58 mcd. -

Six jours après l’application du radium, la température monte légèrement, et, le jour où l’on enlève le radium, la malade fait un grand frisson, avec 39° de température. Elle accuse à ce moment des douleurs aux mictions. 2

Il y a une diminution nette des urines. L’examen des urines montre : une grande quantité de leucocytes polynucléaires, une grande abondance de bacilles Gram négatif présentant les caractères morpholo-

: giques du colibacille.

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Les cultures permettent d’identifier ce germe au colibacille. e

Albumine : + +. |

La température cédant un peu, on commence les séances de radiothérapie, dont le détail est donné sur la feuille de température; durant le traitement, la courbe se maintient entre 37° et 38°; six à sept jours après la dernière séance, un nouveau frisson survient, la température monte à 39°-40° et se maintient élevée avec de grandes oscillations pendant une vingtaine de jours, après quoi elle redescend lentement. .

Pendant cette période, l’examen du col ne révèle pas de suppuration, aucune collection purulente n’est décelée, le séro-diagnostic T. A. B. est négatif. Une hémoculture est négative. Seules les urines contiennent toujours une grande quantité de globules de pus et de colibacilles.

Le 27 octobre, la température étant redevenue sensiblement normale, la malade retourne chez elle.

Ses urines contiennent toujours du pus.

Nous lui envoyons, quelques jours après, un autovaccin.

En fin d’octobre, la malade nous écrit que sa température est redevenue sensiblement normale et que son état général s’est amélioré. |

Des urines envoyées à cette période ne contiennent plus que quelques éléments cellulaires, quelques germes. Ce prélèvement, non aseptiquement fait, n’a évidemment qu’une valeur très relative, mais il indique cependant la presque totale disparition des polynucléaires. |

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5° Mme Thom. Guyom., 47 ans.

Présente des hémorragies abondantes depuis plus d’un an, amaigrissement marqué, état général mauvais. L’examen local montre une vaste ulcération au niveau du col formant un gros bourrelet induré qui occupe tout le fond du vagin; celui-ci est envahi, les deux paramètres sont largement infiltrés. La biopsie, prélevée au niveau de linduration, montre qu’il s’agit d’un épithélioma intermédiaire à tendance spino-cellulaire. L’examen des urines révèle : la présence de quelques cellules épithéliales, l’absence de germes microbiens, la présence de traces indosables d’albumine. L’examen du pus prélevé dans le vagin montre : la présence de très nombreux bacilles diphtérimorphes, de très nombreux staphylocoques et d’entérocoques. :

Le 19 juillet est commencé le traitement radiothérapique dont le détail est donné sur la feuille de température. Six jours après le début du traitement, c’est-à-dire après la sixième séance de radiothérapie, la malade fait un frisson et la température s’élève à 38°5, où elle se maintient quelques jours. Les urines examinées à cette période contiennent une grande quantité de leucocytes polynucléaires, de nombreux bacilles mobiles Gram négatif présentant les caractères morphologiques du colibacille. Les cultures permettent d'identifier ce germe au colibacille. L’'exa-

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men local ne décèle aucune collection purulente; lexamen du pus vaginal donne les mêmes résultats que précédemment.

Après une légère sédation de température, on met le radium dans la cavité utérine, le 19 août; sonde : 2 X 10; colpostat : 2 X 10; durée du traitement : . 8 jours; dose : 58 mcd.

| Les jours qui suivent cette application, la malade fait une nouvelle poussée thermique, puis la température baisse progressivement.

Au moment de son départ, les urines de cette malade sont toujours purulentes; elles contiennent exclusivement du colibacille, les germes sont agglutinés en gros amas.

Observation N° 5. — Mme Thom. Guyom.

6° Dela., 53 ans.

Depuis trois ans, règles irrégulières, quelques métrorragies, puis leucorrhées. Les pertes leucorrhéiques deviennent de plus en plus abondantes et fétides- À eu un enfant, accouchement normal, a fait après

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l'accouchement une fièvre assez longue, pas d’autres maladies antérieures.

Actuellement, état général médiocre, amaigrissement marqué. Examen local : destruction du col avec infiltration large des paramètres. L’examen histologique montre qu’il s’agit d’un épithélioma épidermique intermédiaire à tendance baso-cellulaire. L’examen des urines est négatif.

L'examen du pus vaginal montre : la présence de bacilles diphtérimorphes, de staphylocoques, d’entérocoques et de streptocoques.

Le 26 février, après dilatation aux bougies d’Hégar, on fait l’application classique de radium : sonde : 2 X 10; colpostat : 2 X 10; durée du traitement : 8 jours; dose : 58 mcd.

Deux jours après, la température monte à 38°.et se maintient au-dessus de 38° pendant une quinzaine de jours, puis présente une tendance à baisser. C’est à ce moment qu’est appliqué le traitement radiothé-

rapique dont le détail est donné sur la feuille de tem-

pérature. La température remonte alors légèrement, se maintient entre 37° et 38° pendant tout le traitement. |

L’examen local de la malade permet de constater

que, dans les jours qui suivent l’enlèvement du

radium, il y a diminution de la suppurätion.

L'examen bactériologique est te même que precédemment. Le 3 mars, l’examen des urines montre

rare

: A l’apparition de leucocytes polynucléaires nombreux et de bacilles Gram négatif présentant les caractères morphologiques du colibacille et de cocci Gram.

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Observation N° 6. — Mme Dela.

7° Mme Sam., 36 ans.

Présente depuis six mois d’abondantes pertes jaunâtres, puis roussâtres, a beaucoup maïgri et souffre des reins et de douleurs à la miction. Celles-ci sont fréquentes et peu abondantes. À fait antérieurement cinq fausses-couches.. Un accouchement normal.

L'examen, à son entrée au Centre anticancéreux, montre une vaste ulcération du col avec infiltration des parois, les paramètres sont envahis.

L'examen histologique de la biopsie prélevée au niveau du col montre l’image d’un épithélioma malpighien intermédiaire.

L'examen des urines montre la présence de cellules épithéliales, l’absence de germes.

Un traitement radiothérapique est institué et bien supporté au début. Après la sixième séance, la malade accuse des douleurs à la miction extrêmement vives,

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les urines sont troubles, elles contiennent de nombreux leucocytes polynucléaires, de nombreux bacilles Gram négatif présentant les caractères morphologiques du colibacille. Les cultures permettent d’identifier ce germe au colibacille.

Pendant le séjour au Centre anticancéreux, cette malades fait plusieurs poussées de température, ses urines restent toujours purulentes.

Au moment de son départ, l’état de son col est satisfaisant. Les urines sont toujours purulentes, la. température est redevenue sensiblement normale.

Observation N° 7. — Mme Sam.

OBSERVATION N° 8 8° Mme L. 1 Entrée au Centre anticancéreux avec le diagnos-

tic de tumeur suspecte de l’utérus, a présenté des métrorragies importantes qui durent depuis cinq mois. Son état général est médiocre, elle accuse une extrême fatigue. Pas d’antécédents personnels.

Portion vaginale du col non ulcérée, mais utérus volumineux. |

L'examen histologique montre qu’il s’agit d’un épithélioma cylindrique du corps.

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Le 29 mai, après dilatation aux bougies d’Hégar, on introduit dans la cavité utérine une sonde contenant quatre tubes de 10. Durée du traitement : 8 jours; dose : 58 mod.

Le soir de l'application du radium, la température s'élève de quelques dixièmes pour redescendre d’ailleurs et rester sensiblement normale les quatre jours suivants. Le cinquième jour, la température monte pour atteindre au bout de quelques jours 39°, pendant sept jours.

La température se maintient élevée : 39°, 3905 le soir, 37 le matin.

L'examen approfondi de la malade ne révèle rien. Seuls des phénomènes de cystite très douloureux attirent l’attention. L’examen des urines donne les résultats suivants : au point de vue cytologique, présence de très nombreux globules de pus, leucocytes polynucléaires. Présence de quelques cellules épithéliales; au point de vue bactérologique, examen direct : présence de nombreux bacilles mobiles Gram négatif présentant les caractères morphologiques du colibacille. Les cultures ont identifié le colibacille.

L'examen des urines, pratiqué régulièrement, montre que les urines restent purulentes.

La malade rentre chez elle; elle nous écrit avoir fait de la température pendant une quinzaine de jours, durant lesquels les urines ont été troubles.

Des urines de cette période envoyées par elle au laboratoire sont toujours purulentes.

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Cette malade revient au Centre anticancéreux le

5 août, sans température, avec un état général meil-

leur. Les urines contiennent encore : quelques leucocytes, quelques cellules Ce AUS oRDse cilles. FT

- Elle est opérée selon la technique pour de cancer du corps : radium d’abord, hystérectomie un mois et demi plus tard (technique employée au Centre). Suites opératoires normales, pas de température, pas de poussée de colibacillose. Dans la suite, nous avons su que cette femme a refait, dans le courant de l’année, une autre poussée fébrile L accompagnée d’urines troubles.

Depuis le début 1936, nous n’avons plus eu de ses nouvelles,

En résumé, il s’agit d’une femme qui, après son application de radium, a fait une réaction thermique élevée de longue durée. Réaction thermique accompagnée de cystite, présence de pus et de colibacilles dans les urines. L’examen local avait montré une flore banale, pas de streptocoque.

Observation N° 8. — Mme L.

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