‹ Contribution à l'Étude des Pyélonéphrites au Cours du Traitement des Cancers de l'Utérus par les RadiationsChapitre 8 sur 18 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

1° Mme Berth. 50 ans.

Malade présentant depuis six mois des métrorragies abondantes avec hydrorrhées d’odeur fétide. Elle a eu six enfants : accouchement normal. Aucun antécédent personnel.

L’examen révèle la présence d’une énorme tumeur en champignon ourlant le col. Les paramètres sont largement infiltrés.

L’examen histologique révèle qu’il s’agit d’un épithélioma intermédiaire à tendance baso-cellulaire.

L’examen des urines est négatif.

Un traitement radiothérapique, dont nous donnons le détail sur la feuille de température, est commencé le 10 juillet.

Dix jours après le début du traitement, après la cinquième séance, la température monte brusquement et reste très élevée : 39°, 39°5 le soir, avec grandes oscillations. |

Cette température se maintient, le traitement est

suspendu le 9 août.

A) due

La courbe de température reste élevée durant le mois de septembre avec, toutefois, quelques PE rémissions momentanées.

En septembre, se manifeste une légère tendance au fléchissement thermique, particulièrement au moment où sont pratiquées les injections intravésicales de nitrate d'argent.

La malade rentre alors chez elle en octobre.

Au début de cette infection, la tumeur ne présente pas d'infection particulière (l’examen bactériologique ne révèle pas de streptocoque dans le pus vaginal, pas d’anaérobie). Aucune collection purulente n’est décelée. Seuls, des phénomènes de cystite avec fermentation notable des urines sont à noter. Le trajet urétéral présente plusieurs points douloureux. L’examen des urines prélevées aseptiquement dans la vessie montre :

La présence d’une grande quantité de leucocytes polynucléaires.

La présence de nombreux bacilles mobiles Gram négatif, présentant les caractères morphologiques du colibacille. Les cultures permettent d'identifier ce germe au colibacille.

Albumine : quantité instable.

Les urines examinées régulièrement restent toujours purulentes; elles contiennent toujours du colibacille.

ga

Devant la persistance de la température, un sérodiagnostic T. A. B. fait au dixième jour donne un résultat négatif. Une hémoculture reste négative.

Par contre, un séro-diagnostic fait avec le colibacille isolé des urines donne le résultat suivant :

Dilution au 1/10: + Dilution au 1/50° : + Dilution au 1/100° : + Dilution au 1/150° : —

En septembre, un traitement par le nitrate d’argent en injections intra-vésicales. La température accuse une légère diminution, mais persiste encore. L'état général de la malade est mauvais. C’est à ce

moment qu’elle retourne chez elle.

BETSNENS CICMAEIET FÉRE FER

Observation N° 1. — Mme Bertkh,.

ne re OBSERVATION N° 2

2° Mme Bou…., 31 ans.

Mariée depuis un an et demi: un enfant, accouchement normal.

Depuis son accouchement, a des pertes leucorrhéiques, de plus en plus fétides et abondantes, les règles sont très irrégulières, la malade ne signale pas de métrorragies. Pendant cette période, il se produit un amaigrissement rapide et très marqué qui décide la malade à se faire examiner. Aucun antécédent personnel, état général très précaire. L’examen local montre, à son entrée au Centre anticancéreux, la desr truction complète du col, l’invasion total des deux paramètres, le blocage de tout le pelvis.

L'examen histologique de la biopsie pratiquée au niveau de lulcération montre qu’il s’agit d’un épithélioma ‘épidermique à tendance spino-cellulaire.

L'examen des urines montre : la présence de quelques cellules épithéliales, l’absence de germes, la présence d’albumine. :

L'examen du pus vaginal montre une flore microbienne très abondante et variée : bacilles diphtérimorphes, staphylocoques, entérocoques, spirilles.

Un traitement radiothérapique est immédiatement commencé. Dès la première séance, la température s'élève de quelques dixièmes; après la troisième séance, il se produit un violent frisson, la ternpéra-

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