‹ Contribution à l'étude des pyohémies cryptogénétiquesChapitre 16 sur 18 · AE 0 VALVE · texte numérisé non relu

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du 4 avril, fièvre pas trop élevée, procédant par accès. Une ô ‘douleur assez violente se localisa à la cheville droite, tandis Les qu’elle remontait le long de la jambe droite.

Le 6 avril, elle se décida à entrer à la clinique médi-. ne. cale. : ee :

l est impossible à la malade de se mouvoir, Trés abattue, elle à l’aspect d’une personne souffrant beaucoup, ; Elle se plaint à haute voix de fortes douleurs dans les mem- SE bres inférieurs, surtout dans le gauche. Douleurs continues ; et paroxystiques le long du sciatique jusqu'au genou,

deviennent intolérables à la pression. 2 La peau du 1/3 inférieur des jambes est œdémateuse et

douloureuse sur le côté interne des membres, on voit des -.

cicatrices linéairés de longueur de 15 à 20 céntimètres, dues

à l’extirpation des varices.

La langue est très rouge, surtout sur les bords. Le foie

ne déborde pas les fausses côtes, la rate n’est pas agrandie.

Le poul au moment de l'entrée est 120 pulsations, 28 supurations, temp. 3829. ë

Vu les souffrances, en fit une injection de morphine, et on administra du salicylate de soude. La malade ne s’améliora guère, malgré nos soins, la fièvre resta continue, oscillant entre 38° 2,et 39°. De temps en temps, des frissons séparés entre eux paï des intervalles de quelques heures à une journée entière.

Le 5° jour, la fièvre et les douleurs diminuèrent; 2 jours après apyrexie complète, ce qui faisait augurer une guérison définitive.

Le 14 avril. — Fièvre brusque, s’élévant progressivement avec la fièvre, apparurent les douleurs avec les mêmes localisations que précédemment.

Les jours suivants, les articulations des genoux, des pieds et coxo-fémoroles devinrent douloureuses successivement. La fièvre affectait le type continu.

On recourut, comme traitement, aux bains de vapeur, aux frictions des articulations malades et à leur enveloppement avec l’acide salcylique.

Les douleurs gagnèrent la colonne vertébrale, épargnèrent les articulations des bras. Les articulations atteintes étaient gonfiées et tuméfiées.

La langue était sèche, l’anorexie complète les urines rares, coloriées et légèrement albumineuses.

L'état de la malade restait stationnaire et semblait grave, lorsque apparut une rougeur diffuse dans la région coxygienne et sur la fesse gauche, rougeur qui se transforma en

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un petit abcès. Sur la fesse droite, se montrèrent de nombreuses pustules grandes comme des têtes d’épingle.

Le % avril. — On fit avec le pus de ces pustules etavec le sang de la malade, en prenant toutes les précautions antiseptiques nécessaires, des cultures sur divers bouillons.

On obtint des colonies pures caractéristiques de staphylocoques. I1 fut impossible toutefois d'extraire aucun liquide de l’articulation du genou.

Soigneusement on fit le diagostic différentiel avec la tuberculose, la morve, et celui de pyosepticémie cryptogénétique fut porté.

La malade a guéri.

On porta le diagnostic de pyosepticémie cryptogénétique, car malgré les recherches les plus soigneuses, il fut impossible de découvrir une porte d'entrée au pyogène.

Remarque. — L'auteur de l’observation ajoute qu'il considère comme seul facteur étiologique l'opération pratiquée trois mois auparavant. Pour lui, les microbes ont pénétré en ce moment dans l’organisme, y sont restés à l’état latent et ont attendu pour se développer qu’une occasion favorable se présente.

Observation 8

(Résumée, sur thèse Etienne, Nancy, 1892)

Un jeune homme âgé de 22 ans, cordonnier, sans rien de particulier dans ses antécédents, est malade depuis huit

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