‹ Contribution à l'étude des pyohémies cryptogénétiquesChapitre 9 sur 18 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Etiologie

Nous allons passer rapidement en revue, les facteurs étiologiques qui favorisent le développement de l'infection purulente. On peut les diviser en deux grandes séries : 1° ceux qui exaltent la virulence des microbes pathogènes ; 2° ceux qui diminuent la résistance de l’organisme.

4° Lorsque une bactérie s introduit dans l’organisme pour y causer des lésions, il faut qu'elle soit suffisante au point de vue quantité et qualité. Cette qualité subit l'influence de causes extérieures qui peuvent l’exalter. Parmi ces causes se placent au premier rang, les épidémies régnantes, les associations microbiennes, le passage à travers certains organismes. Secondairement vient l'influence de la cavité close, des saisons, de la température, de la pression, de l'humidité, etc.

2° Nous savons que des microbes nombreux et variés habitent dans les cavités de notre corps, où les liquides antiseptiques les tiennent en respect et empêchent leur prolifération, que la secrétion de ces Hquides soit pervertie et le corps perd déjà un bon

moyen défense. Le traumatisme, créant un ous | minoris resistanciæ, Y appelle li nfection. Le froid,

la misère physiologique, la fatigue, le surmenage, le

jeûne, ont été tour à tour incriminés. Divers savants \ ont expérimentalement démontré leur action. A côté

d'euxse placent les dyscrasies, le diabète, l’albuminurie et enfin les intoxications parmi lesquelles l'alcoolisme. Wood cite plusieurs cas d'infection purulente surve-

nues spontanément, chez des alcooliques, sous la

seule influence du froid.

À côté de ces dites qui nipecheut l’organisme de réagir contre l'élément microbien, ilen existe qui peuvent encore diminuer sa résistance en retar-

dant l'élimination des toxines bactériennes. Ainsi

agissent les affections du foie, dans lesquelles la cellule hépatique est altérée, et les affections chroniques des reins.

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