PS
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Voici, à/cet égard, le programme qui me paraitrait pouvoir être adopté :
Nos possessions d’outre-mer susceptibles de recevoir les forçats parce qu’elles présentent de grands travaux d'utilité publique à entreprendre, une population et des ressources insuffisantes pour les accomplir, peuvent se diviser en deux groupes, eu égard à l’acclimatement des condamnés de race caucasique : le premier comprenant la Nouvelle-Calédonie, Taïti et la plupart des îles françaises de l'Océanie où l’homme blanc peut vivre d'un labeur manuel, et, dans ces conditions, prospérer ; Le second dans lequel il faut classer la Guyane, le Soudan, le Congo, etc., où l’'Européen est tenu à des précautions hygiéniques qui ne peuvent se concilier qu'avec un travail intellectuel.
Au premier groupe seraient réservés, comme celaa lieu aujourdhui pour la Nouvelle-Calédonie, les condamnés les meilleurs, ceux qui ont été frappés pour crimes passionnels ou militaires, occupés pendant la période de répression aux travaux d'utilité publique, routes, canaux, défrichements de terre et constructions de cases pour les colons, etc., ils feraient ensuite d'excellents concessionnaires, à condition de n'être pas 1s0-
lés, de ne pas former une agglomération à part,
+ AE d'être, au contraire, placés au milieu d'immigrants nombreux que l’on devrait recruter en Europe autant que possible.
Le deuxième groupe recevrait les criminels les plus endurcis que l’on emploierait aux mêmes travaux d'utilité publique; mais, pour eux, la mise en concession, l’assignation, seraient des faveurs tout à fait exceptionnelles et leur mariage.ne serait jamais autorisé qu'avec des femmes de races de couleur. De même, les travailleurs libres indispensables pour exploiter les terrains préparés par la transportation devraient venir de l’Asie ou de l'Afrique.
Mais les colonies dont nous parlons étant pauvres, en voie de formation, sont incapables de fournir les ressources nécessaires pour l'exécution d’un pareil programme; ïil faudrait donc considérer la main d'œuvre des condamnés comme une subvention matérielle qui leur serait accordée. Tout au plus pourrait-on compter sur les budgets locaux pour résoudre la question capitale de l'immigration.
Vu par le Président de la thèse,
LEVEILLÉ.
Vu par le Doyen, COLMET DE SANTERRE.,.
/ Vu et permis d'imprimer, Le Vice-Recteur de l’Académie de Paris,