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doit être ponctionnée deux fois et donne lieu à uné évacuation de 1 litre 4/2 environ, Autosérothérapie avec le liquide de ponction.
La température tombe complètement en décembre. L’appétit et l’état général reprennent ; le repos au lit est maintenu. L'examen génital fait à ce moment (déc. 1928) par le Dr Jacquot de Badonvillers révèle des signes évidents de grossesse.
Au début de janvier 1928, apparition de manifestations de pleurésie diaphragmatique droite, en même temps que surviennent des indices d’ascite. Vers le 9 janvier, on assiste en l’espace de quelques jours à l’évolution rapide d’une péritonite bacillaire typique, avec ascite considérable, ballonnement, phénomènes de compression. L’utérus gravide se met à flotter et à ballotter en masse (c'est dans ces conditions que le médecinttraitant de la malade, le Dr Jacquot, auquel nous sommes redevables de ces intéressants détails, juge à propos d'envoyer sa malade à l'Hôpital Vilemin, dans le service du Prof, Perrin). À son entrée, la malade est très amaigrie, pâle, dyspnéique (30-40 respirations par minute). L’examen de l'appareil respiratoire révèle à la base droite de l'abolition des vibrations et du murmure vésiculaire, de la matité, une respiration soufflée avec œgophonie et râles humides. A la base gauche, submatité, râles de pleurite. Au sommet 5 gauche, submatilé, inspiration et expiration rudes.
Du côté du tube digestif, la malade accuse des vomissements tenaces depuis le début de sa gestation. Elle n’a ni diarrhée, ni constipation. Langue saburrale. Le ventre est
saillant, globuleux, avec une sensation de flot très nette.
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Le foie est gros et débordant. L’ntérus donne la sensation d’une tumeur ballottable. Matité dans le bas-ventre et dans les flancs, se déplaçant avec les mouvements de la malade. Le pouls est à 115. Battements cardiaques mous. Les urines sont rares (250 cmc.), foncées, épaisses avec un dépôt abondant de phosphates qui les trouble. Il y a de la bilirubine. Pas d’albumine.
Le 9 janvier, ponction de l'ascile, qui évacue 3.500 cmc d'un liquide séro-fibrineux, rougeâlre et qu’on fait suivre de l’insufflation de 4.700 cmc. d'oxygène.
On palpe après ponction l'utérus à trois travers de doigt au-dessous de l’ombilic.
Evolution jusqu’à l'avortement. — Le 12 janvier, les vomissements cessent. Le 13, hypothermie et refroidissement des extrémités. Le 14, l'hypothermie persiste. Dans la soirée, la malade perd par le vagin un liquide louche. On pense à une rupture prématurée des membranes el on la dirige dans le service de la Maternité.
En l’examinant, on fait les mêmes constatations que ci-dessus. L'utérus est redevenu ballottable. L'ascite s’est reformée en partie. Au toucher. le vagin est comme retourné et refoulé: les culs-de-sac sont effacés et descendus. Le col est très mou et comme œdémateux ; le segment inférieur s’évase comme dans une grossesse normale. Néanmoins, on serait tenté de douter de la réalité dela grossesse, lant la gravité des symptômes péritonéaux paraît peu compatible avec elle et tant l'utérus simule un gâteau de péritonite bacillaire, si on ne possédait les renseignements très précis communiqués par le D' Jacquot.
La malade est à peine arrivée au service que sa famille,
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craignant qu'elle n’y meure, intervient pour la ramener chez elle. Elle rentre donc à Badonvillers le 15 janvier dans l'après-midi : elle est, dit le D’ Jacquot, dans un état quasidésespéré (facies péritonéal, algidité, pouls filant, vomissements).
Avortement et post-abortum. — Le 16 janvier, elle expulse un fœtus déliquescent, rougeâtre, correspondant à 3 mois 1/2 environ, mort sans doute depuis quelques jours;
l’arrière-faix est retenu en partie. Le D' Jacquot fait un curettage très doux et très superficiel.
On remonte l’état général (adrénaline, huile camphrée, café, etc.). Le placenta est expulsé le lendemain. L'abdomen reste extrêmement météorisé et douloureux; il est sonore sauf vers le bas-ventre et les flancs. L’ascite se reproduit rapidement. Le transit intestinal continue normalement.
Hoquet persistant rendant l'alimentation presque impossible. Pas de vomissements. La malade accuse des douleurs très vives dans les hypocondres, surtout à gauche, au voisinage de l’angle colique, en coïncidence avec un bruit hydro-aérique très spécial. Le pouls reste à 120. II n’y a pas de fièvre, mais hypothermie avec refroidissement des extrémités. Dyspnée et légère cyanose. Pâleur cireuse- L'intelligence reste lucide jusqu’au moment de la mort, qui
survient le 24 janvier 1928.
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OgservaTION IV
(publiée par Lévy) (1),4928:
Tuberculose péritonéale et grossesse.
Antécédents. — L'observation a trait à une femme de 28 ans, primipare, célibataire. Rien à signaler dans les antécédents héréditaires. A l’âge de 6 ans, cette femme a été traitée pour une double pneumonie, suivie d’une pleurésie ayant nécessité une ponction, qui aurait donné issue à un liquide verdâtre.
Antécédents de bacillose pulmonaire. — Réglée à l’âge de 13 ans, régulièrement, sans douleurs, elle demeure d'une santé délicate jusqu’en 1923. À ce moment on lui reconnait une lésion fibro-caséeuse du sommet du poumon droit. Il est question de lui faire un pneumothorax, mais le traitement hygiénique suflit à améliorer l'état de son poumon. Sa santé demeure pourtant fragile : elle se plaint d’une manière presque constante de céphalée et de vomissements bilieux et alimentaires.
Début de la péritonite bacillaire (1926) et d'une grossesse (juin 1927). | |
En 1926, les règles disparaissent et cette période d'aménorrhée dure jusqu’en juin 1927, date à Jaquelle la femme perd un peu de sang rosé. Depuis la fin de 4996,
l'abdomen est devenu de plus en plus volumineux : Île
1, Georges Lévy, Tuberculose péritonéale et grossesse. Builetin de la Soc. d'Obstétrique et de Gynécologie. Nancy, :928, P. 740.
AE
diagnostic d’ascite en rapport avec une péritonite bacillaire a été porté.
Cette poussée d'ascite s'accompagne d’élévation thermique intermittente, sans réveil de l’ancienne lésion pulmovaire. Après un traitement consistant en application de chaleur locale, l’ascite régresse. Elle ne disparaît qu’en 1927, date à laquelle la malade esf enceinte de $ mois.
Evolution de la grossesse. — La grossesse évolue en présentant les particularités suivantes : l’albuminurie préexistante persiste sans augmentation nolable, grâce au régime suivi par la femme ; de violentes quintes de toux, accompagnées d’expectoration muco-purulente inquiètent la malade à plusieurs reprises : quelques poussées fébriles semblent indiquer le réveil d’un nouveau foyer pulmopaire ou abdominal.
La grossesse continue, pourtant, sans que l'état général de la femme soit notablement aliéré:
C'est:le 42 janvier 1928, que celte femme, envoyée par un de nos confrères, se présente à notre examen. Au point de vue pulmonaire, nous notons quelques craquements au sommet droit et des frottements aux bases.
Au point de vue obstétrical, la hauteur utérine est de
26 cm. Sommet mobile, battements bons.
Depuis ce moment nous avons eu l'occasion de revoir cette malade de nombreuses fois. Nous avons constaié que la température était toujours supérieure à 370, atteignant parfois 3805, le soir. Le 20 mars, la femme est prise de dyspnée. intense avec toux fréquente et expecloration muco-purulente, légèrement teintée de sang. ®
. L'auscultation montre la présence de râles sous-crépi-