‹ Contribution à l'étude des rapports de la péritonite tuberculeuse et de la puerpéralitéChapitre 14 sur 29 · DEUXIÈME GROUPE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME GROUPE

Observations de tuberculose péritonéale diagnostiquée au cours du post-partum

* OBSsERvATION VI

(publiée par Fruhinsholz) (1).

Taberculose péritonéale aiguë du post-partum.

M. S..., 20 ans, célibataire. Bonne, A encore ses parents bien portants. Une sœur et 3 frères bien portants. Un frère mort à 16 mois d’affeclion pulmonaire.

Elle-même a toujours été d’une bonne santé. Réglée à 15 ans ; règles revenant exactement et constamment tous les 28 jours, durant 5 jours et indolores. N'a jamais souffert du ventre. N'a jamais été arrêtée par aucune maladie.

Grossesse actuelle. — D. R. terminées le 9 juin 1925. Evolution normale. Leucorrhée banale. Pas de douleurs abdominales.

A travailié constamment comme bonne à tout faire

jusqu'à la veille de son accouchement ; non seulement

1. Fruhinshelz, T'uberculose péritonéale aiguë du post-partum simulant une infection puerpérale. Bulletin de la Société d'Obstétr, et de Gynécol. Nancy, 1926, p. 37.

0) = cette femme était d’une grande activité au témoignage des personnes qui l'employaient, mais elle trouvait encore Le moyen de passer une partie de ses nuits à danser et à s'amuser.

Elle avoue toutefois s'être sentie fatiguée dans la dernière quinzaine ayant précédé son accouchement, avoir manqué d’appétit, avoir maigri et avoir toussé légèrement.

Accoucherient. — Cette femme entre en travail prématurément dans là nuit du 27 ou 28 janvier. Elle perd les eaux le 28 au matin, entre à la Maternité à 9 h. avec une présentalion du sommet el une dilatation de 2 francs.

A 44 h. 50’, la dilatation est complète. A 45 h. 20’, elle expulse sans incident une fille de 2.400 gr.

Délivrance naturelle dans les délais normaux. Placenta de 520 gr. avec rupture des membranes au ras du bord.

Suites de couches, — Dès le lendemain matin, la malade a de la fièvre : 39°6 le matin ; 4002 le soir, avec des frissons. La température persiste ainsi pendant quelques jours avec de légères rémissions matinales. Le pouls est à 120.

Le ventre est sensible et se ballonne d’une façon considérable ; néanmoins les gaz passent ; il n’y à ni hoquet ni vomissement. On pense à de l'infection avec réaction péritonéale : on soumet la malade à une série (3) d’injection de sérum anti-streptococcique de 80 cmc. chacune el on lui fait des applications de glace sur le ventre ; elle garde relativement bonne mine, se plaint surtout de la tête.

Le ventre reste obstinément ballonné. La température

persiste sans grande rémission. Insomnie. On perçoit à

un moment donné un léger empâtement vers la fosse iliaque du côté gauche.

Le 3 février, élimination de quelques caillots avec quelques débris sans odeur. Un examen local montre le col largement béant. Le cui-de-sac vaginal postérieur est douloureux. /

Le 6 février l’état restant grave, on tente de provoquer un abcès de fixation (1 cmc. de térébenthine), qui, d'ailleurs, ne prend pas; on alterne l’emploi en injections sous-cutanées de l'uroformine et du nucléinate de lithium.

Le ventre reste ballonné. Les gaz passent. Les selles

provoquées par lavement sont normales. Urines normales.

La malade tousse légèremont.

Vers le 12 février, apparaissent des vomissements. D'une façon générale, la température persiste, mais sur une portée un peu moins élevée qu’au début.

Le 13 février, on est frappé de constater, à la faveur d’un peu de détente dans la distension abdominale, qu'il y à au niveau de la paroi des zones de rénitence avec submatité formant placards.

On envisage pour la première fois, l'hypothèse de bacillose péritonéale,

La malade tousse et crache. On perçoit des râles mu queux aux 2 sommets, surtout à droite, avec retenlissement de la voix. Un examen bactériologique des crachats ne décèle pas de bacilles de Koch.

Evacuation normale des gaz et des selles qui deviennent diarrhéiques. Les vomissements continuent.

Le 15 février, on perçoit la sensation de flot. Il y a de

la malité dans les flancs. Le palper décèle une rénitence dirigée parallèlement au côlon transverse.

Le 16 février, le Dr Verain pratique l'examen du sang et constate que la réaction de Calmette est positive, fixant # unités. Le sérum renferme peu d'anticorps.

. Le 18 février, la diarrhée s’est arrêtée ;: les vomissements persistent ; quelques râles humides sont perçus dans les bases des 2 poumons, surtout à droite.

Mêmes constatations abdomidales : (placards et ascite). : Au toucher, on ne délimite pas Putérus. Les culs-de-sac sont douloureux el vaguement empâlés vers les annexes.

L'état général décline visiblement. Amaigrissement et pâleur. Sueurs nocturnes. Constipation. Les vomissements prennent un caractère tenace.

Le diagnostic de périlonite bacillaire est porté, et on

décide, devant la gravité de la situation. de tenter la lapa-

rotomie. ; Laparotomie. (Celle-ci es ombilicale. Anesthésie rachidienne.

t faite par le D' Hamant,

médiane, SOuS- On trouve le péritoine pariétal très épais, friable, recouvert d'un semis de granulalions jeunes.

A j'ouverture, il s'écoule un liquide séro purulent, abondant (3 à 4 litres), grumeleux, avec des débris fibri-

neux. On constate l'existence d’une cavité circonscrite, en

bas par le cul-de-sac vésico-utéri élon sigmoïde faisant éperon dans le cul-de-

arant celui-ci en 2 loges, en haut

n, l'utérus augmenté de

volume et le € sac de Douglas et sép

par l'intestin adhérent à la paroi.

tés, on remarque les trompes étagées, lirées s, fixées à la paroi latérale du bassin.

Sur les cù en haut et en dehor

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