‹ Contribution à l'étude des rapports de la péritonite tuberculeuse et de la puerpéralitéChapitre 15 sur 29 · SE: 0 CE · texte numérisé non relu

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Toute cette cavité est tapissée de fausses membranes épaisses.

Tous les viscères sont criblés d’un semis de granulations.

Le liquide évacué, on introduit 2 drains dans le Douglas et on referme la paroi en 3 plans.

Suites opératoires. — Le lendemain, il y à chute de la: température. La malade éprouve un soulagement très passager, puis la température remonte autour de 399, les vomissements persistent, la diarrhée reparait, la cachexie s’accentue, des escharres fessières se forment.

Vers le 3 mars. délire intermittent.

Le6 mars, la malade est mourante, Malgré la défense formelle qui lui eu est faite, sa famille l’emmène chez elle et ne donne plus de nouvelles.

L'enfant se développe normalement et va bien.

L'examen d'un lambeau prélevé au niveau du péritoine pariétal, fait par le Dr Morlot du service d'anatomie pathologique montre des lésions tuberculeuses typiques avec de très nombreux follicules à cellules épithélioides et lymphoïdes et de très rares

cellules géantes.

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Ogservarion VII (publiée par Fruhinsholz) (1)

Tuberculose abdomino-péritonéale du post-partum

0 a 4 . » és / è immédiat, évoluant en liaison avec l'âccouchement (2).

Antécédents. — Mile X..., 17 ans, ouvrière de cristallerie, célibataire. A encore ses parents bien porlants, 4 sœurs et frères bien portants.

Réglée à 13 ans, très régulièrement, pendant 6 jours chaque fois.

Est d'une bonne santé habituelle, n'ayant eu pour toute maladie qu'une rougeole. Elle n’a jamais souffert du ventre. Elle a toujours fait son travail sans difficulté. Elle ne souffrait que de constipation. Elle n'a jamais eu de fièvre, ni de période d'aménorrhée.

Dernières règles : du 20 au 26 avril 1926. La grossesse a évolué normalement ; la femme a continué son travail jusqu'à il y a un mois ; elle a suivi régulièrement la consultation de la Maternité où on n’a rien constaté de spécial. Elle n’a pas eu d’albumine. Elle signale toutefois avoir sensiblement maigri dans le dernier mois, mais sans s'être sen-

tie souffrante pour cela.

Accouchement le 18 janvier 1927 à 8 h. 15 du matin ;

il est normal et aboutit en 8 heures au total à l'expulsion

1. À Fruhinsholz, Nouveaux cas de tuberculose abdominale en rapport avec la puerpéralité. Bullet. de la Soc. d'Obst. et de Gyn. Nancy, 1928, p. 299. .

2 Maternité. Nancy, 1927, observ. no 77.

P. Lecointre 3

PES QE d'un enfant de 2.480 gr. (accouchement légèrement prématuré).

Le hasard fait que j'examine cette femme entre le moment de l'accouchement et celui de la délivrance : or, je suis frappé en palpant l'abdomen de constater que celui-ci donne dans son ensemble au palper l'impression d'être comme mastiqué par une gangue pâteuse et on émet l'hypothèse d'un intestin fortement encombré. La délivrance se fait normalement.

Placenta de 400 gr. La malade apparaît légèrement

amaigrie ; elle a une chevelure vénitienne. Elle présente

une micro-poly-adénopathie crurele et inguinale.

Suites de couches. — Dès le lendemain de l’accouchement, le pouls s'accélère et la température commence à s'élever. Le ventre se ballonne ; l'utérus reste gros; il n’y a pas de modifications lochiales ; les selles sont insuffisantes ; le tympanisme s’accuse plutôt dans la région

gastrique, et le côlon transverse accuse une corde très

nette.

Au bout de quelques jours, apparaissent quelques signes pulmonaires (submatité et râles humides à la base gauche). Il n’y a pas de vomissement.

Dès le 49 janvier 4927, on voit apparaître un érythème papuleux le long des deux avant-bras ; cet érylhème est fait de plaques étalées, rugueuses, avec des intervalles de peau saine.

Le 24 janvier, l'état général est stationnaire. La fièvre persiste. Le ventre reste très ballonné avec un cadre colique nettement dessiné. On perçoit en certains points

du côlon, surtout vers le cæcum et dans sa portion ascen-

Rs

dante des épaississements localisés. La régression utérine est lente, les lochies normales.

- Le palper abdominal même profond est remarquablement indolent. Il existe de la submatité dans les flancs : le foie ne paraît pas déborder les fausses côtes. On ne

peut mettre en évidence un épanchement abdominal

séreux.

La malade se plaint d’une petite toux sèche et intermittente. La percussion révèle de la submatité des deux fosses sus-épineuses et des deux bases sur une hauteur de quatre travers de doigt. À l’auscultation, expiration prolongée aux deux sommets. Aux deux bases, surtout à gauche,

râleset frottements très fins.

L'érythème persiste sur les avant-bras. Dans la nuit précédente, il y a deux vomissements.

Le 26 janvier, prostration plus marquée, pâleur des lèvres. L’érythème des avant-bras s’alténue, tandis que des manifestations analogues apparaissent sur la poitrine, dans le dos et au niveau des membres inférieurs. Anorexie, vomissements nocturnes bilieux, nausées fréquentes, constipation. /

La langue est humide avec un enduit saburral, dont elle se dépouille progressivement. Haleine non fétide.

L'abdomen est moins gros et moins généralement ballonné. Il s’est formé un sillon transversal très ‘net à la hauteur de l’ombilic entre l'utérus d’une part, le côlon transverse et l'estomac d'autre part. Le cadre colique reste nettement dessiné aupalper, avec des zones d’empätement très neties surtout dans la région appendiculaire.

Le creux épigastrique est très rénilent. Le foie et la rate

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päraissent normaux. Légère submatité des flancs: Les selles sont décolorées.

L'utérus régresse doucement : le fondest encore à l’ombilic.

Le toucher montre des culs-de-sac effacés, comme retournés, rendant à peine appréciable . le relief du col, ainsi que cela se rencontre dans les cas d’ascite.

L'état général décline.

Les signes pulmonaires persistent aux bases, en même temps qu'apparaissent des sibilances disséminées.

La malade, vue successivement par le Professeur Hamant et par le D' Michon, chef de clinique médicale, donne limpression unanime d’une tuberculose pleuro-péritonéale.

C’est dans ces conditions que la malade est transférée dans le service de clinique médicale du Professeur Simon, où le même diagnostic a été porté.

L'état s’aggravant de jour en jour, la famille de la malade intervient pour ramener celle-ci chez elle, où elle ne tarde pas à succomber.

L'enfant d’abord nourri par sa mère, puis séparé d'elle

se développe normalement.

Ogservartion VIII

(publiée par Fournier) (1).

Puerpéralité et tuberculose puerpérale.

Résumé. — Il s’agit d’une jeune femme primipare que nous avons accouchée fin juin 1910 et qui avait présenté

1. F. Fournier, Tuberculose péritonéo-g énitale et puerpéralité. Bulletin de la Société d’'Obst. et de Gynécol., 1929, p. 105.

er

pendant sa grossesse des symptômes pulmonaires suspects : quintes de toux, fièvre légère, amaigrissement,

Accouchement (fin juin 1910) : fut très laborieux, La dilatation re faisant aucun progrès malgré de violentes douleurs et les bruits du cœur de l'enfant devenant de plus en plus sourds et mal frappés, il fallut intervenir sous anesthésie générale. Dilatation manuelle, forceps au détroit supérieur, dégagement en O. S., enfant mort, hémorragie du segment inférieur, méthode de Momburg, tamponnement intra-utérin, sérum, caféine, huile cam-. phrée.

Suites de couches. — Enlèvement du tampon intra-uté rin le lendemain matin : température, 374; pouls, 100. Le soir, température 3706. Le lendemain matin, tempéralure 3801.

Les jours suivants, fièvre légère, aux environs de 389 et état général peu satisfaisant.

Le 19 juillet au soir, la température monte brusquement à 40 et se maintient à ce chiffre le soir, pendant une dizaine de jours, malgré toutes les thérapeutiques successivement instituées. Le matin, elle retombe à 37°, Aucun symptôme d'infection utérine ou péri-utérine ; à noter simplement un léger degré de ballonnement du ventre, ballonnement survenu brusquement et sans douleurs.

Pendant le mois d'août, la situation s'aggrave. L'état général devient de plus en plus mauvais, la malade est secouée par une petite toux sèche et quinteuse, le ballonnement augmente et nous constatons la présence d’une petite quantité de liquide.

Réflexions. — Nous nous étions demandé tout d’abord

LS

s’il ne s'agissait pas d'infection puerpérale banale, mais l'apparition tardive des accidents, leur allure et leur évolution, la disproportion entre les lésions pulmonaires et péritonéales et les symptômes généraux, tout cet ensemble éveilla peu à peu dans notre esprit l’idée d’une poussée aiguë de tuberculose évolutive avec localisalion au niveau du périloine. ,

C’est dans ces conditions que nous demandâmes d’avoir une consultation avec le médecin de la famille, le professeur André. Ce dernier, après examen minutieux de la malade, déclara qu’it s'agissait d’un cas de granulie et que les lésions abdominales que présentait cette malade relevaient de la localisation du bacille de Koch au niveau de la séreuse péritonéale.

La malade succomba vers la fin du mois de septembre, 2 mois 1/2 environ après son accouchement, sans qu'il fût survenu de changement appréciable dans son état local. .

OBseRvaTION IX

(publiée par Fruhinsholz) (1).

Mme X .., 22 ans. Pas d’antécédents pathologiques spéciaux' À toujours eu une santé délicate. Néanmoins, a été très régulièrement réglée.

N'a jamais eu d’accidents pulmonaires ni pleuraux.

Première grossesse en 1925. — Mariée à 20 ans, elle accouche au bout de 10 mois, normalement, d’un bel

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