‹ Contribution à l'étude des rapports de la péritonite tuberculeuse et de la puerpéralitéChapitre 16 sur 29 · Fruhinsholz, Nouveaux cas de tuberculose abdominale en · texte numérisé non relu

Fruhinsholz, Nouveaux cas de tuberculose abdominale en

rapport avec la puerpéralité. Bulletin de la Soc. d'Obst. et de Gyn., Nancy, 1928, p. 299.

enfant qu’elle nourrit et qui est très bien portant, Depuis le sevrage, les règles ont reparu normalement ; i n'ya pas eu de douleurs abdominales. L'état général laisse toutefois à désirer ; la malade a maigri considérablement et se trouve très fatiguée. Elle présente vers cette époque des manifestations d’érythème noueux typique, limité aux membres inférieurs. L’auscultalion des poumons ne révèle rien. Iln’y a aucune température. L’appétit est relalivement bon. L'amaigrissement s’accuse néanmoins et c'est dans ces conditions que la malade devient enceinte.

Deuxième grossesse. — Le 20 mars 1926, étant grosse de 2 mois 1/2, elle fait sans cause apparente un avortement.

Le 21, la température s'élève à 390. On fait un curettage.

Le23 mars la fièvre monte à 40°. On fait un nouveau curettage ; la température persiste encore quelques jouts, après quoi, elle baisse. On croit la malade guérie : elle se lève pendant quelques jours.

Puis la température reparait et entre le 18 et le 26 avril, elle se met à osciller entre 38° et 396.

Le 48 avril, lorsque je vois la malade, la tempéralure est à 3905. Le pouls est à 120. L'état général est assez précaire, caractérisé surtout par un amaigrissement très marqué et de la päleur. La langue est humide.

L'utérus est en place. La trompe gauche est grosse, douloureuse, en forme de corne d'abondance s’évasant de dedans en dehors. La trompe droite est épaissie.

On pense encore à ce moment-là à des manifestations

d'infection banale, mais on émet l'hypothèse, en raison

de l'état général très particulier de la malade, d'un fonds bacillaire.

Dans les jours suivants, il y a une légère amélioration, mais le 26 avril, la malade est prise d’uu vomissement porracé et de douleurs abdominales diffuses. Météorisme prononcé, mais sans défense musculaire. Le pouls est accéléré. T. : 3905. La température continue à osciller entre 389 et 390,

Le 25 avril, toux sèche avec légère douleur au sommet droit. Dans la fosse sous-claviculaire, on perçoit de légers frottements pleuraux.

Le 8 mai, apparaissent des manifestalions de pleurite à la base droite. Diminution du murmure vésiculaire. Ponction exploratrice qui ramène un liquide citrin. Celui-ci, examiné par le D' Verain, montre dans le culot de centrifugation :

Lymphocytes vrais petits 68 07.

Cellules endothéliales 30 %.

Polynucléaires neutrophiles 20 %.

Pas d’élément microbien.

Néanmoins, le Dr Vérain conclut : « Liquide présentant toutes les caractéristiques d’un liquide de pleurésie tuberculeuse ».

Le Professeur Richon qui est appelé à voir la malade à ce moment, est frappé du tympaunisme abdominal et porte le diagnostic de pleuro-péritonite bacillaire.

L’épanchement pleural néanmoins se résorbe assez vite. La température continue à osciller entre 3795 et 3805. Le ventre reste toujours très météorisé.

Je revois la malade le 2 juin. Elle continue à faire un

KA Tir

peu de fièvre le soir (37°8). Son état général est moins mauvais La langue est humide. L'appétit revient. Les digestions sont normales. L’amaigrissement reste très prononcé.

Iln’y a pas eu de retour menstruel. Les pertes blanches qu’accuse la malade sont striées de sang.

L'auscultation pulmonaire montre les bases plus libres.

Le ventre reste très météorisé dans l’ensemble, sans ascile nette. Le foie parait normal.

L'utévus reste gros. La trompe droite est toujours très épaissie. Les annexes gauches ont grogsi sensiblement et ont modifié leur forme. Elles ont le volume d’une mandarine. On sent le Douglas épaissi. Les urines sont normales.

On pense toujours à des lésions de bacillose génitale et on profite de ce que la malade va mieux pour faire des séances d'héliothérapie, qui ont pour effet de la transformer assez rapidement.

Les règles réapparaissent. L'état général s'améliore, mais l’état local reste stationnaire.

Séjour en août 1926 à Evian, puis à Genève. Gure d'allitude avec héliothérapie, La malade passe l'hiver dans un sanatorium, d’où elle sort en mars 1927, avec un bon élat général et local (celui-ci non précisé malheureusement)

et avec des règles normales.

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