‹ Contribution à l'étude des rapports de la simulation de la folie et de la dégénérescenceChapitre 23 sur 40 · ROUES · texte numérisé non relu

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ont tué. Le criminel par intérêt ne s’attarde pas à de tels détails. Si les simulateurs ont commis des attentats à la pudeur ou des viols, ils font preuve, dans la façon dont ils exécutent leurs crimes, de perversion et d’inversion sexuelle.

Une preuve, jusqu’à ce jour non invoquée, à notre connaissance du moins, que la plupart des simulateurs ont réellement de la dégénérescence, c’est que presque tous les simulateurs inculpés d’assassinat, n’ont tué que des êtres relalivement chétifs, qu’ils pouvaient attaquer facilement, sans s’exposer à une résistance bien dangereuse. Ils agissent ainsi comme les dégénérés non douteux, réellement irresponsables qui, habituellement lorsqu'ils deviennent criminels, n’ont pour victimes que des êtres plutôt débiles. Les meurtriers d'hommes adultes sont proportionnellement en nombre infinitésimal dans la statistique des assassins simulateurs, comme dans celle des criminels plus manifestement dégénérés, dégénérés relativement bien inférieurs. Il nous semble qu’on trouve là un point commun entre les simulateurs et les dégénérés irresporsables.

Une classe de simulateurs est fournie aussi par de véritables aliénés en liberté, maniaques chroniques, persécutés ou impulsifs, criminels par suite d’un trouble délirant quelconque, et qui, l’attentat commis, se croyant poursulvis, simulent pour échapper à la justice, parce qu’ils méconnaissent leur délire et qu'ils ne savent pas qu'ils pourraient échapper à la peine en raison des circonstances du fait. C’est le cas du malade de Lombroso (1), criminel par suite d’hallucinations de louïe et simulant la manie

(1) Archivi italiano (1867).

après son crime. Tel était aussi le parricide du docteur Hospital (1), mélancolique impulsif, simulant la démence.

Voilà quels sont les résultats auxquels on arrive, en examinant les dossiers des simulateurs criminels. Répondentils tous en tout ou en partie à ce signalement, y en a-t-il qui ne soient pas des prédisposés, qui aient reçu une éducation convenable, chez lesquels enfin, on ne puisse trouver aucune influence ? Nous en avons trouvé certainement quelques-uns dans les trente cas environ que nous avons étudiés, mais il faut dire que dans ces cas nous n’avons pas pu avoir tous les renseignements suffisants pour être affirmatif dans un sens quelconque, et qu’ils étaient en minorité. Nous admettons cependant que l’on peut rencontrer des simulateurs normaux, nous en avons pour garant l’opinion d'auteurs sérieux.

Voici un résumé des principales observations que nous avons étudiées. Nous ne les avons pas choisies; c’est un groupe d’ensemble ; elles sont assez incomplètes, bien que nous ayons résumé toutes les particularités intéressantes qui s'y trouvent. Les rapporteurs gardaient sans doute les autres renseignements pour les réponses orales.

OBSERVATION IX (CoMsEs.)

Ann. méd. psych., 1866.

Homme condamné pour vol à deux reprises : a déjà simulé une fois la folie.

Simule une seconde fois. Il n’a jamais travaillé et son niveau

(1) Ann. méd. psych. (1878).

IE

intellectuel est peu élevé mais il n’a pas d'antécédents pathologiques.

Condamné sans circonstances atténuantes.

OBSERVATION X (BILLOD.)

Ann. Mméd. psyc.

Homme condamné cinq fois pour vol et quatre fois enfermé dans des asiles (peut-être a-t-il simulé). Alcoolique, il a déjà présenté des troubles délirants en dehors de ceux qui l'ont fait interner. Paresseux, violent, il n’a jamais travaillé.

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