‹ Contribution à l'étude des rapports de la simulation de la folie et de la dégénérescenceChapitre 22 sur 40 · OT ES · texte numérisé non relu

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duite, et dont ils sortent peu propres au travail, et résignés déjà à subir d’autres condamnations.

Leurs mauvais instincts se sont accrus. Leur vie est souvent déréglée, les femmes prostituées, filles mères et ivrognes.

Les perversions sexuélles, les attentats à la pudeur, les viols, se rencontrent dans leurs antécédents.

Parfois aussi on trouve une ou plusieurs simulations antérieures, soit d’aliénation, soit de toute autre affection. Cefait dénoterait une disposition spéciale, la simulation étant d’une rareté exceptionnelle chez toute la masse des criminels.

Leur faible niveau intellectuel se montre dans leur simulation elle-même, leurs réponses, leurs hallucinations, sont parfois d’une telle niaiserie, leurs contradictions tellement évidentes, qu’on se demande comment ils ont pu croire à la bonne réussite de leurs ruses, avec de tels procédés.

Quelques-uns cependant simulent parfaitement bien et donnent le plus grand mal à lexpert; ils appartiennent presque à la classe des dégénérés supérieurs ; leur niveau intellectuel, plus élevé, leur permet de ne pas verser dans une exagération ridicule.

La façon dont les simulateurs criminels ont accompli leurs crimes, montre bien que ce ne sont pas des criminels vulgaires. S'il s’agit d’assassins, leur mobile est rarement l'intérêt ou la vengeance ; on trouve dans leurs attentats des particularités. On y rencontre des meurtriers sadiques ; certains ont trouvé des jouissances extraordinaires à dépecer leurs victimes, à mutiler les organes génitaux des femmes, à violer les cadavres ; d’autres se sont acharnés après avoir donné la mort et ont broyé le crâne de celui qu'ils

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