‹ Contribution À L'Étude Des Réactions Du Pneumogastrique Dans L'Appendicite ChroniqueChapitre 3 sur 22 · ARE DE · texte numérisé non relu

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trôle du cortex et sous la dépendance des noyaux axiaux, jouissent d’une autonomie partielle, et ce pouvoir autonome est tel, pour les ganglions intraviscéraux, que l’organe isolé — le cœur par exemple — peut continuer à vivre un certain temps, s’il est placé dans un liquide physiologique. approprié. En outre, le système nerveux organo-végétalif est en rapport étroit avec le système des glandes endocrines ; une théorie séduisante (A. Guillaume) donne une explication embryologique de cette parenté : ganglions végétatifs et glandes endocrines seraient constitués par des cellules indifférentes à l’origine, provenant de l’axe nerveux médullaire, et'ayant subi une migration le long des voies conductrices, jusqu'aux viscères, en même temps qu’elles se différencieraient en vue de leur spécialisation. La sécrétion endocrine influe sur le système nerveux végétatif et ces manifestations consistent en phénomènes d’inhibition ou d’excitation, et réciproquement le système nerveux tient en partie sous sa dépendance le fonctionnement des glandes à sécrétion interne.

On distingue trois portions dans le système nerveux végétatif : la portion craniale, la portion thoraco-lombaire et la portion sacrée.

[. — La PORTION CRANIALE comprend les appareils organiques annexés à différents nerfs craniens :

Le moteur oculaire commun avec le ganglion ophtalmique tient sous sa dépendance la contraction de l'iris (myosis) et la contraction du muscle ciliaire (accomodation).

Le facial avec le ganglion sphéno-palatin tient sous sa dépendance les glandes lacrymales et muqueuses faciales (sécrétion).

L’intermédiaire de Wrisberg avec les ganglions sous-maxillaire et de Langley, tient sous sa dépendance les glandes salivaires sublinguales et sousmaxillaires (sécrétion).

Le glosso-pharyngien avec le ganglion otique tient sous sa dépendance la parotide (sécrétion).

Mais le plus important est le prneumogastrique où vague, dans lequel la proportion des fibres végétatives, par rapport aux fibres de la vie de relation,est beaucoup plus grande que dans les autres nerfs craniens. Ces fibres naissent du bulbe au niveau du noyau dorsal du vague, relaient dans les ganglions jugulaire et plexiforme, où aboutit la racine interne du spinal. Ses filets prennent part à la constitution des plexus : cardiaque, péribronchiques, solaire, mésentérique supérieur, d’où ses fibres viennent inuerver le cœur, les poumons et le tube digestif, depuis le cardia jusqu’à la première portion du gros intestin : cæcum et côlon ascendant. Le vague a une

fonction respiratoire : transmettant au centre respi-

ratoire bulbaire les excitations périphériques venues des poumons, il prend part à la régulation du rythme respiratoire. [l innerve les fibres musculaires lisses des bronches ; ilest sécréteur des glandes annexées à l'appareil respiratoire. Sur le cœur il a une action modératrice, qui s'exerce non sur la fibre muscu-

laire, mais sur l'appareil nerveux intiacardiaque.

Sur l’appareil digestif il provoque la sécrétion gastrique, intestinale, et celle des glandes annexes ; il tient sous sa dépendance la motricité du tube digestif — en renforçant l’action des centres viscéraux — et détermine ainsi la progression des matières.

Il est le nerf sensitif de la muqueuse des voies aériennes, depuis l’épiglotte jusqu'aux alvéoles, et du tube digestif depuis la base de la langue jusque et y compris le coecum. Cette sensibilité. des organes de la sphère du pneumogastrique est obtuse à Pétat physiologique, mais le rôle du vague, nerf sensitif,est cependant très important : il conduit-en effet depuis les organes jusqu’aux centres, l’influx nerveux centripète qui va déclencher de nombreux phénomènes réflexes : déglutilion, toux, hoquet, vomissements, etc... Parmi ces réactions, on peut ranger la vaso-dilatation générale réflexe, entraînant une chute de la pression artérielle (mécanisme de défense du cœur) due à l'excitation du nerf dépresseur de Cyon, branche du pneumogastrique ; mais il convient de signaler que le nerf dépresseur aurait pour certains auteurs (Testut-Guillaume) des connexions importantes avec le sympathique cervical. Ce nerf agirait par inhibition du centre tonique vasculaire (Arthus).

IT. — La PORTION THORACO-LOMBAIRE est constituée par le sympathique vrai, 1] est formé par une chaîne ganglionnaire double, disposée de part et d’autre de la colonne vertébrale, en relation avec la moelle par les rami communicantes ; des ganglions de la chaîne

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latérale partent des fibres qui vont aller, les unes aux téguments en suivant le trajet des nerfs rachidiens avec lesquels ils s'unissent, les autres aux viscères, après relai dans des ganglions intermédiaires. ‘Ces ganglions sont, soit médians ou splanchniques, soit pariétaux ou intraviscéraux.

A près relai dans les ganglions cervicaux, les filets émanés des ganglions les plus haut situés de la chaine paravertébrale, se rendent à la tête, où ils ont différentes actions :

Sur le globe oculaire : dilatation pupillaire, augmentation de l’ouverture palpébrale, projection en avant du globe oculaire, vaso-constriction des vaisseaux de la conjonctive, d’où aspect brillant de l'œil";

Sur ies glandes salivaires; sécrélion, qui serait différente de la sécrétion dépendant des nerfs craniens et contiendrait beaucoup moins de diastase ;

Sur les téguments el muqueuses : phénomènes vaso-moteurs (vaso-constriction),

Dans la région thoracique, les filets sympathiques se rendent au ganglion étoilé, d’où partent des filets accélérateurs du cœur et vasculaires des poumons, au plexus solaire et mésenttrique supérieur, d’où partent les filets sympathiques inhibiteurs des mouverents péristaltiques du tube digestif, et peut-être des filets constricteurs des sphincters.

Dans la région lombaire, les filets se rendent au plexus mésentérique inférieur, puis au plexus hypo-

gastrique, d’où ils viennent innerver la musculature des organes uro-génitaux.

| Lesfilets sympathiques qui,destinés aux téguments, rejoignent comme nous l’avons vu, les nerfs rachidiens pour aller à la périphérie, tiennent sous leur dépendance les vaso-moteurs, les. nerfs sécréteurs des glandes sudoripares et les pilo-moteurs (phénomène de la chair de poule).

III. — LA PORTION SACRÉE du système organo-végétatif comprend les nerfs pelviens, émergeant de la moelle sacrée. Ces filets viennent former le plexus hypo-gastrique — à la constitution duquel prennent part des filets sympathiques ; delà ils vontinnerver la deuxième portion du gros intestin, en général depuis l’angle côlique droit jusqu’à l’anus, et les organes pelviens — rôle dans la progression des matières.

Tel est l’ensemble du système nerveux organovégétatif. Son étude nous révèle l’analogie existant entre les deux portions extrêmes du système, la portion craniale où prédomine le. vague et la portion sacrée. Là où s’arrête le territoire du premier (angle côlique droit) commence celui du deuxième ; l’un et l’autre ont une action excitatrice sur la musculature digestive, l’un et l’autre nous offrent le même aspect : ganglions éloignés de l’axe médullaire, et principal contrôle des systèmes viscéraux locaux. Aussia-t-on pu grouper les deux systèmes, cranial et sacré en . un seul, le système parasympathique. Le système sympathique présente un aspect différent, avec ses ganglions prévertébraux et ses relais plus éloignés

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des viscères. Il est dans sa fonction le plus souvent antagoniste des deux autres, partout où il intrique ses filets avec ceux du parasympathique. Sur l’œil par exemple, le sympathique produit de la mydriase, de l’exophtailmie, une augmentation de l'ouverture palpébrale, le parasympathique produit du myosis, de l'enophtalmie, une diminution de l’ouverture palpébrale ; dans l’appareil circulatoire le sympathique produit de la tachycardie et de l'hypertension, le parasympathique de la bradycardie et de l'hypotentension ; sur le tube digestif le sympathique inhibe la progression des matières, le parasympathique l’active. Dans chaque appareil on pourrait noter un même antagonisme. D'autre part si l’on considère les rapports étroits que le système nerveux organovégétatif présente avec le système glandulaire endocrinien, on peut rattacher au sympathique les glandes surrénales, les thyroïdes, les glandes sexuelles, au parasympathique le pancréas et les parathyroïdes. Or les actions de ces deux groupes glandulaires sont elles aussi antagonistes : le premier règle la destruction des réserves et est destructeur d'énergie, le deuxième règle l'accumulation des réserves, il est producteur d'énergie. Le système neugo-glandulaire sympathique-surrénale est avant tout le système végétatif destructeur, le système parasympathiquepancréas le système organique producteur.

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L'hypersympathicotonie et l'hypervagotonie

De cet antagonisme fonctionnel résulle un état d'équilibre, qui règle les échanges, assure le mécanisme normal des différents organes. L’un des deux systèmes peut avoir une légère prédominance, sans qu’il en résulte des troubles appréciables de la santé et c'est là que serait le subtratum anatomo-physiologique du tempérament de chacun. A l’état normal il ya de légères variations dans l’équilibre suivant le temps de la digestion. En outre le système sympathique l’emporterait légèrement pendant le jour, le système parasympathique peydant la nuit, et on a voulu voir là l'explication du besoin de défécation habituel le matin au réveil, et aussi la plus grande fréquence des accouchements pendant la nuit, la mise en jeu des contractions utérines, comme celle des contractions intestinales étant sous la dépendance du parasympathique. Mais si la prédominance de l’un des systèmes s’accentue, il est créé ainsi un état pathologique, d’hypersympathicotonie si l'action du sympathique l'emporte, d'hyperparasympathicotonie dans le cas inverse ou plus simplement d’hyper-- vagotonie, car le vague prédominant de beaucoup dans le système parasympathique, on a coutume d’homologuer les deux termes : parasympathicotonie el vagotonie, de mêrne que l’on désigne souvent par vague l’ensemble du système parasympathiqueé. La

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