‹ Contribution À L'Étude Des Réactions Du Pneumogastrique Dans L'Appendicite ChroniqueChapitre 4 sur 22 · US · texte numérisé non relu

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comparaison que l’on a faite de cet état d'équilibre avec le fléau d’une balance (Gautrelet) permet de concevoir aisément que le trouble d'équilibre en faveur de l’un ou l’autre système peut être créé par deux mécanismes : si le vague est hyperexcité, il fait d'emblée pencher la balance de son côté et il y a hypervagotonie ; si le sympathique est hypo excité, c'est encore le vague qui va l'emporter, et il en

résulte un état semblable de vagotonie.

Eppinger et Hess, en 1909, ont les premiers individualisés les deux types cliniques d'hypervagotonie et d’hypersympathicotonie qu'ils ont pu mettre en évidence par les injections de substances pharmacologiques possédant une action élective sur les deux systèmes : la pilocarpine exagérant l’hypervagotonie, l’adrénaline la sympathicotonie. Depuis, la description de ces deux types a été reprise par de nombreux auteurs : en France notamment par Gautrelet, Hayem et Lion, Læper, Guillaume, Harvier.

Le vagotonique présente de la pâleur de la face, des sudations faciles, de la salivation abondante, de la cryesthésie des extrémités, de l’anesthésie pharyngée, du myosis, parfois de la rougeur des conjonctives oculaires, de la bradyeardie avec parfois de l'arythmie, de l’hypotension artérielle, un état nauséeux fréquent, des vomissements faciles, de l’aérophagie, de l’hypersécrétion gastrique, avec hyperchlorhydrie, des spasmes du cardia et du pylore pou-

vant occasionner des douleurs préc:ces et tardives,

de la constipation spasmodique, de la dyspnée par-

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fois asthmatiforme, des mictions fréquentes ; chez l'homme des érections fréquentes avec pertes séminales et éjaculation rapide ou prématurée, chez la femme quelques troubles génitaux, hydrorrhée, leucorrhée et troubles menstruels. Le vagotonique est le plus souvent ün sujet jeune. LR

Le sympathicotonique, lui, est en générai Dlusagé.: s c'est un sujet émotif, présentant des bouffées de chaleur, des placards rougeâtres sur les joues, des phénomènes pilomoteurs — chair de poule — de la mydriase ; l’œil est brillant par suite de la vaso-cons: triction de la conjonctive ; on note de la tachycardie avec hypertension ; les digestions sont lentes, les urines diminuées.

Mais il existe encore bien des faits discordants dans celte description théoriquement si simple : la sudation, que nous avons vu physiologiquement dépendre du sympathique, est cliniquement et phar- * macologiquement le fait de l'hypervagotonie —; le rôle du sympathique sur les glandes sudoripares serait plutôt trophique que sécrétoire — la cryesthésie, due à la vaso-constriction semblerait être le fait du sympathique, et cependant on décrit dans la vagolonie les mains froides et cyanosées, dans la sympathicotonie la sécheresse et la chaleur de la peau ; la pâleur de la face, qui semblerait devoir être rattachée au sympathique vaso-constricteur, est signe de vagotonie, la coloration rouge des pommettes et par contre sympathicolonique ; il est vrai que l’on explique ces faits par des phénomènes vaso-moteurs

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