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de compensation (?) Le dermographisme doit être attribué pour les uns aux vagotoniques, poar les autres aux sympathicotoniques, la constipation serait à la fois signe de vagotonie et elle s’explique alors par le spasme côlique, et signe de sympathicotonie et elle serait due à l’inhibition de la musculature intestinale.
On pourrait multiplier les exemples. Il paraît ressorlir de ces faits que le diagnostic de vagotonie ou de sympathicotonie doitêtre porté sur la majorité des signes et sur les plus spécifiques, sans être arrêté par un signe d'aspect contradictoire. Mais souvent chez un même sujet iles signes spécifiques euxmêmes se mêlent. On note par exemple de la bradycardie et de l'hypertension artérielle, des nausées et de la tachycardie (Lœper). Le système nerveux organo-végétatif est perturbé en entier dans ses diverses manifestations, et des symptômes opposés, résultats d’excitation des nerfs antagonistes peuvent s’annihiler. Les injections de substances pharmacologiques réagiraient alors fortement dans des sens opposés. Dans cet ensemble pathologique il est alors impossible de parler de sympathicotonie ou de vagotonie. Grasset s'était déjà élevé contre l'opinion de ceux qui voulaient voir dans cette intrication ner veuse la participation prédominante de l’un ou l’autre
nerf.
Re
Les méthodes d'exploration du système nerveux végétatif.
Les données fournies par l’examen clinique détaillé du malade peuvent être complétées par certaines méthodes, qui préciseront le diagnostic.
Le réflexe oculo-cardiaque d’Aschner, le plus simple à employer au lit du malade, est actuellement classique. Sa recherche consiste à effectuer sur les yeux du sujet une pression avec l'index et le pouce d’une main, tandis que l’autre main prend le pouls ; : la pression doit être brusque et assez forte pour déterminer un trouble respiratoire se traduisant par une pause en inspiration. Le réflexe qui se transmet au cœur par la voie trijumeau-vague, détermine normalement un ralentissement du cœur de 6 à 8 pulsations par minute, en même temps qu'une baisse de la pression artérielle. Le ralentissement est augmenté chez les vagotoniques et peut atteindre des chiffres formidables de 4o et même chez certains entrainer l'arrêt du cœur. Chez ces sympathicotoniques le réflexe est nul ou inversé : il se produit une accélération du rythme cardiaque.
Les épreuves pharmacologiques sont plus délicates et occasionnent parfois certains troubles désagréables. Une injection de 1 centigramme de pilocarpine provoque chez le sujet vagotonique de la sialorrhée, une sudation abondante et une sensation de malaise ; elle n’est suivie d'aucun trouble notable
chez le sympathicotonique. Une injection de 1 milligramme d’adrénaline provoque chez le sympathicotonique de la tachycardie, de l'hypertension, des palpitations, de la mydriase et une glycosurie notable après ingestion de 100 grammes de sucre. Elle ne produit aucun trouble appréciable chez le vagotonique.
Les troubles du système nerveux organovégétatif dans les affections du tube digestif.
Le système nerveux organo-végétalif est perturbé au cours de très nombreuses affections et en particulier dans les affections de l’appareil digestif. Beaucoup d’auteurs se sont efforcés de ‘rattacher ces troubles nerveux aux 2 grands syndrômes d'hypervagotonie et d’hypersympathicotonie. Dans les gastronévroses, Eppinger et Hess les premiers en 1909, Falta et Exner après eux, distinguèrent les 2 types cliniques. Læper, qui a repris dans le détail l'étude de cetté question conclut à l’individualité des 2 types cliniques tout en reconnaissant que les 2 systèmes nerveux peuvent être touchés par la même cause inflammatoire ou toxique et qu'il peut alors en résulter un ensemble de manifestations opposées.
Dans l’ulcère du cardia et dans l’ulcère de la petite courbure Loeper montre que prédominent les états vagotoniques et il en explique la pathogénie par les . lésions de sclérose des filets nerveux englobés dans l’ulcus.
Dans l’ulcus pylorique les filets nerveux lésés sont
de moindre importance, et c’est ce qui explique que
les réactions nerveuses soient moins généralisées et que les troubles réflexes se limitent au cardiospasme (Loeper). E
Dans les diverses gastropathies — dyspepsies, névroses ou lésions organiques, on pourrait ainsi, d’après Loeper, révéler le plus souvent l’un des types cliniques vagotonique ou sympathicotonique — parfois cependant « un syndrome complexe d’excitation vago-sympathique ».
H. Lavrand (de Lille) (1) a récemment rapporté 2 cas d'asthme gastrique. Chez des sujets présentant des troubles dyspeptiques assez frustes, et qui ont guéri de leur asthme par un régime léger et dans un des cas par une série de lavages de l’estomac.
L'auteur pense qu'il s’agit dans ces 2 cas, non pas d’auto-intoxication digestive, mais de surcharge alimentaire ou de catarrhe gastrique provoquant une excitation des terminaisons stomacales du pneumogastrique, excitation qui éveille la susceptibilité exagérée ou pervertie du centre respiratoire bulbaire,. Ces faits sont à rapprocher de l’asthme appendicu laire que nous étudieroas plus loin.
De pareils troubles à point de départ gastrique pourraient s'expliquer également par la diffusion dans le nerf vague de poisons de l'estomac, phénomène qui a été étudié expérimentalement chez le chien par Loeper, Forestier et Tounet (2), et admis
1. H. Lavrand, Deux cas d'asthme gastrique (Journal des sciences médicales de Lille, 27 février 1921).